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 L'on ne vit que deux fois [PV : Nathan]

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MessageSujet: L'on ne vit que deux fois [PV : Nathan]   Lun 8 Jan - 17:11

Diao vivait peut-être le moment le plus difficile de son existence, et l'ironie la plus cruelle voulait sans doute que cela soit après sa propre mort. De toutes les personnes présente dans le train, le sort, ou la personne ou l'entité derrière ce complot, avait choisit de ressusciter celle qui était la plus rationnelle, mais ironiquement également la pire menace qui pouvait exister pour lui. Un examen minutieux de son équipement lui avait permis de remarquer qu'il y avait aucune trace de perte sur elle, son uniforme était comme avant, sa casquette avait quittée sa poche pour retrouver le dessus de sa tête,  même sa capsule de cyanure, qu'elle avait pourtant craquer elle-même,  avait retrouver sa place au-dessus de sa tête. L'agent Chinois faisait face a tout un tas de question, de la plus évidente, a savoir comment elle pouvait être encore en vie après avoir commis le sacrifice ultime, aux plus triviale, comme le fait de savoir si elle n'avait pas seulement vécu un très mauvais rêve et qu'elle avait bien plus d'imagination qu'elle ne le croyait. Elle faisait en tout cas face a un problème de taille : elle n'avait aucune preuve matérielle de ce qu'elle venait de vivre, ce qui interdisait tout rapport a sa hiérarchie sans le risque de passer pour une folle.

Son caractère professionnel avait toutefois, une fois de plus, repris le-dessus sur ses questions, a moins que cela ne soit une simple question de survie : elle se trouvait toujours en Corée du Nord, autant dire qu'il ne fallait pas qu'elle ai l'air bizarre… Son attitude changea toutefois en partie lors des rounds de négociations suivant, poussant plus les partisans de Rocket Man a faire preuve de retenue et de modération : hors de question qu'ils viennent gâcher la grande fête des Jeux Olympiques ou les athlètes Chinois espérait bien faire une moisson de médaille ! La délégation Chinoise fini par obtenir ce qu'elle voulait des Coréens du Nord : un engagement a modérer un peu plus leurs remuant chef. Peut-être que certain finirait exécuter pour cela, mais c'était quelque chose qui ne regardait pas Diao Chan, il était toujours facile de trouver des interlocuteurs. Une fois son travail terminer, elle pris le premier avion pour retourner en Chine, ses doutes revenant aussitôt l'assaillir. Son enquête avait fait les progrès les plus spectaculaires depuis qu'elle l'avait débutée, elle disposait de noms, ou plutôt de prénoms et avait vu des visages, ce qui lui permettrait de faire des portraits robots, mais il lui fallait d'abord quelque chose pour pouvoir faire un rapport crédible, quelque chose d'exploitable.

Elle avait une piste pour cela : Nathan Weathers disposait d'une vidéo montrant la fabrication des mannequins, et elle intéresserait forcément le Comité Central, qui misait beaucoup sur le développement des Intelligences Artificielles. Elle espérait pouvoir en savoir plus en retrouvant l'avocat, a condition qu'il existe, mais elle savait qu'elle n'aurait aucun mal a vérifier cela par elle-même. Une fois rentrer a Pékin, elle s'enferma dans son bureau comme elle le faisait souvent. Maintenant qu'elle dirigeait son propre département, personne ne lui posait plus de question, car une curiosité trop mal placé pouvait mener tout droit dans un camp de rééducation, ou vous faire disparaître simplement parce que vous aviez vu quelque chose qu'il ne fallait pas voir. Si les Chinois vivaient l'internet sous la coupe de la censure gouvernementale afin de s'assurer que le contenu respectait la norme imposé par le comité central, les agents du Ministère de la Sécurité de l’État pouvait s'en décharger dans le cadre de leurs travaux et Diao connaissait par cœur le net américain. Les réseaux sociaux étaient une véritable bénédiction pour les agences de renseignements ainsi que les polices du monde entier : ils poussaient les anonymes a fait le travail d'un agent a sa place, puisqu'il racontait sa vie sans aucune contrainte dans l'espoir de devenir l'homme du vingt-et-unième siècle !

Et retrouver Nathan Weathers dans ses conditions ne fut pas si difficile, très loin de là, les outils de recherche du gouvernement Chinois étant particulièrement performant. En croisant avec quelques indications physique, elle fini par retrouver le jeune homme, qui travaillait comme Avocat a Philadelphie et avait déjà braquer les projecteurs des médias locaux sur lui pour prendre la défense des minorité visible… Cela donna une idée a Diao Chan, qui pris son téléphone et contacta l'ambassade de Chine aux États-Unis. Elle voulait savoir si plusieurs ressortissant Chinois étaient menacé par la justice Américaine dans la région de Philadelphie et si Nathan Weathers avait déjà défendu un ou plusieurs d'entre eux. Visiblement, ils avaient déjà eue affaire avec son cabinet et personne ne s'était plaint des services de ses hommes de loi. C'était une bonne chose en soit. L'employé de l'ambassade demanda s'ils devaient envisager des mesures de surveillance a l'encontre de Weathers, après tout, le Ministère de la Sécurité de l’État appelait rarement pour des raisons amicale, mais Diao répondit par la négative, ajoutant que l'avocat pourrait peut-être s'avérer utile dans les problèmes géopolitique actuels afin d'endormir les soupçons du personnel de l'ambassade. Il ne lui manquait que le prétexte pour se rendre aux États-Unis, mais sans qu'elle ne puisse le savoir, celui-ci allait choir sur son bureau grâce a l'actualité !

Car depuis l'élection du Vieux Fou, la justice américaine montrait beaucoup de zèle a bloquer toutes les options de rachat des entreprises Chinoises sur des entreprises Américaine, ce qui commençait a mettre réellement de méchante humeur l'oncle Xi. Diao avait donc pour tâche de se rendre a Washington afin de faire une entreprise de Lobbying intense sur les sénateurs, Républicains comme Démocrates, histoire de leurs rappeler par exemple que de nombreux emplois dans leurs pays étaient dépendant de la bonne volonté d'investisseur de l'Empire du Milieu ! Mais il n'y avait pas que tendre le bâton, également manipuler la carotte, en promettant plus de création d'emploi des billets verts injecté en masse dans l'économie, ce qui signifiait donc une relance de la croissance et de la consommation dont le Président pourrait se vanter dans son  bilan, qui pour l'instant était bien médiocre…  Dans ses conditions, faire un crochet a Philadelphie était tout a fait envisageable. Elle pris un vol vers les États Unis, accompagnant un groupe d'industriel, qui participait au Lobby, ainsi que d'autres officiels Chinois se rendant a l'ambassade pour diverses raisons, mais se réserva plus de temps que le reste de la délégation et pris rendez-vous avec le Cabinet « Philly law Cooperative ». Elle avait rapidement inventée une histoire par rapport aux données qu'elle avait trouvé sur le jeune avocat afin de s'assurer qu'elle passerait par lui et n'avait eue aucun mal a obtenir un rendez-vous.

Elle réserva une chambre d’hôtel dans la ville et après s'être rapidement installée et assurer qu'il n'y avait aucune caméra ni dispositif de surveillance dans sa chambre (en détruisant plusieurs dispositifs dans cette dernière), elle alla enfin a son rendez-vous qu'elle attendait avec une certaine nervosité. Afin de ne pas brusquer Nathan, mais aussi parce qu'elle ne pouvait pas se permettre de se balader en uniforme a l'étranger, elle avait revêtu un tailleur strict et son chignon était un peu plus relâché, bien qu'elle conservait des chaussures a hauts talons, pour jouer sur sa taille. Afin qu'il ne la remarque pas avant qu'elle arrive, elle avait adoptée un chapeau très excentrique lui permettant de dissimuler son visage derrière une ombre et lorsqu'elle fit irruption dans le cabinet, elle signala son rendez-vous dans un anglais parfait et avec un naturel qui endormi le secrétaire sans aucune difficulté. Ce dernier alla s'assurer que Nathan était disposé a la recevoir, puis l'invita a entrer. Maintenant qu'elle était présente, elle pouvait abandonner son chapeau afin de révéler son vrai visage, si Nathan avait une bonne mémoire, il ne devrait avoir aucun mal a reconnaître la Chinoise. Cette dernière en tout cas n'eut aucun mal a reconnaître l'Afro-Américain, dans un costume d'un goût… Bien a lui ! Il fallait croire que même s'il craignait ce qu'ils avaient tous vu dans cette expérience, elle n'était pas suffisante pour entamer ses convictions profonde, ce que l'espionne reconnaissait comme une qualité.

Voire une morte n'étant pas dans les choses les plus normales de la vie, Diao mit un doigt devant sa bouche pour faire un signe a Nathan de se taire pour l'instant avant de balader son regard dans son bureau. Elle commença par faire le tour du propriétaire, déplacer des meubles, des photos au mur et toute autre sorte d'objet susceptible de dissimuler des dispositifs de surveillance. Elle trouva quelques micros, qu'elle s'empressa de couper en tirant sur les fils si fort qu'ils s'arrachèrent, puis pris un stylo sur son bureau afin de perforer les objectifs des diverses caméra espion. Son visage restait associer a de nombreux noms, alors ce n'était pas vraiment pour elle qu'elle faisait cela, mais plutôt pour lui ainsi que pour s'assurer que les paroles qu'ils échangeraient resteraient simplement entre eux. Lorsqu'elle jugea avoir suffisamment fouiller la pièce, elle pris la parole avant tout pour se justifier, suivant un train que Nathan avait put découvrir dans le train : avant tout suivre un aspect pratique.


« Rassurez-vous, rien a voir avec la CIA ou le FBI, ses dispositifs étaient fort mal camouflé, sans doute du travail de détective privé. J'imagine que l'on est pas un avocat efficace sans se faire des ennemis. »

L'agent revint face a lui et s'installe dans l'un des sièges, sans même lui demander sa permission. Croisant les mains sur ses genoux, elle reprend

« Vous devez avoir de nombreuses questions, c'est bien normal après tout, alors je vous en prie, commencez. »

Elle n'avait même pas envisager une seule seconde la possibilité que le jeune homme ne la reconnaissance pas et qu'elle soit dans un parfait délire… Peut-être que quelque chose ne clochait pas totalement dans sa tête après tout, mais ce n'était plus totalement pour le travail qu'elle suivait cette mission désormais, mais également par intérêt personnel et répondre a une question devenue obsessionnelle : était-elle toujours elle-même ?
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MessageSujet: Re: L'on ne vit que deux fois [PV : Nathan]   Dim 28 Jan - 2:22

Tout au plus avait-il dormi deux heures cette nuit-là, et il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même s’il ne parvenait pas à se concentrer sur les lignes de son dossier. Sa tête tombe, ses paupières se ferment régulièrement, mais par il ne sait quelle force de l’esprit, il réussit toujours à les rouvrir au prix, parfois, de laisser ses yeux lourds de fatigue s’attacher distraitement au mince rayon de soleil qui envahit la pièce. Il n’avance pas. Il s’était même payé le luxe d’arriver une heure en retard sur ses habitudes, ce matin, et ses collaborateurs l’avaient suivi d’un large éventail de regards tandis qu’il se dirigeait vers son bureau, du plus noir de reproche au plus sincèrement inquiet.
Il leur faisait du souci, à tous, il le savait. Mais il n’avait rien à leur dire de satisfaisant pour sa défense. Il se contentait de soupirer, de s’excuser faiblement et parfois d’offrir des gâteaux à la compagnie à l’heure du thé. Ce n’était pas suffisamment, naturellement. Le cabinet perdait de l’argent et ce n’était pas les biscuits qui le feraient oublier à ses partenaires.
Le secrétaire, Kevin, ce redoutable nigaud dont on oubliait souvent qu’il laissait traîner ses oreilles un peu partout à l’occasion, lui avait rapporté que certains songeaient déjà aux manières les plus avantageuses de quitter le navire. Cela causait beaucoup de peine à Nathan, mais encore une fois, il ne pouvait pas en vouloir à qui que ce soit.

De l’avis général, on se demandait si depuis quelques mois, il n’était pas simplement en train de tourner la carte. D’abord, toutes ces disparitions inexpliquées, l’an passé, ces congés à la chaîne, et maintenant, cette fébrilité de furieux et cette nouvelle négligence qui le faisait s’endormir à toute heure de la journée sur son bureau. Il sortait tous les soirs, ou presque, et il revenait au cabinet mal démaquillé, la cravate nouée de travers, parfois encore vaguement alcoolisé et la figure grêlée de fatigue. Chaque matin, en arrivant, il s’attendait nerveusement à recevoir une lettre de démission.

Heureusement, ce ne serait pas encore pour aujourd’hui, à l’évidence. Il tapote ses ongles, vernis d’un doré un peu craquelé, sur le bois de son bureau, en répondant au téléphone. Kevin lui annonce l’arrivée d’une cliente, dont la visite était effectivement prévue dans la matinée, et il opine nonchalamment, rajustant en même temps sa cravate orange à son col et époussetant rapidement sa veste de costume jaune, un peu débraillée.  
Allez, Nathan. Il se pince un instant l’arrête du nez, le temps que la cliente s’achemine jusqu’à la porte de son bureau et prend une grande inspiration en tentant de se composer un visage sérieux. Ce travail, tu y tiens, pas vrai ? Ce cabinet, c’est le tien, tu ne vas pas le laisser couler. Alors, en selle.

Trois coups brefs sont frappés à sa porte et bientôt, une grande femme fait son entrée dans son bureau, le visage masqué sous les larges bords d’un superbe chapeau. Le jeune homme reste déconcerté un petit instant, sorti soudain de sa torpeur par ce curieux spectacle, mais parvient assez bien à esquisser un sourire sur son faciès cireux.

« Bonjour, Madame… » Il plisse des yeux sur son carnet de rendez-vous, pour retrouver le nom exact de l’intéressée, et redresse aussitôt la tête vers elle. « Li Fang… ? » Mais le chapeau tombe, soudain, et Nathan se fige brusquement d’horreur au fond de son fauteuil. « Vous ?? »

Il s’étrangle, les yeux révulsés. La grande femme ferme la porte et d’un pas compassé, fait le tour de la salle en examinant chaque recoin très méthodiquement, sous le regard halluciné de l’avocat. Cette figure austère, ces manières exigeantes, cette effrayante efficacité, Nathan les avait déjà croisées quelque part. Mais c’est tout à fait impossible, que ce soit elle ! Seigneur, cette personne était morte, il l’avait vue de ses yeux se convulser sous l’effet du poison, à ses pieds ! Non ! Non, non, mille fois non, ça suffit comme ça !
La gorge écrasée de détresse, comme devant une vision sortie droit d’un cauchemar, il l’observe qui fouine sans ménagement dans son bureau, et s’accroche aux accoudoirs de son fauteuil en luttant contre une crise de panique qui monte de plus en plus puissamment dans sa poitrine.
La scène à laquelle il assiste est presque aussi incompréhensible. Elle déniche dans tous les sens il ne sait combien de caméras et de micros qu’elle débranche et écrase minutieusement, jusqu’à s’estimer visiblement satisfaite. Qui avait pu avoir l’idée de mettre tout cet abominable fatras dans un foutu cabinet d’avocat pénaliste ?? C’est n’importe quoi ! Il se prend la tête entre les mains, presque convaincu que son crâne va sauter là tout à coup, et vomir sa cervelle en bouillie un peu partout sur ses dossiers.

La grande femme est assise devant lui, maintenant, la mine stoïque, quoi que visiblement éprouvée elle aussi. Ses yeux sont tirés, leur éclat est terne. Elle lui explique le motif de son manège. Il secoue la tête sans comprendre. Sa voix tremble.

« Je… je ne pensais pas qu’il y avait autant de… de bazar dans mon bureau… Mon Dieu, i-il faut… il faut que je pense à changer les serrures… »

Il reste effondré un moment contre le dossier de son fauteuil, le regard figé sur la militaire chinoise, frémissant comme une feuille. Et bientôt, c’en est trop. Il sursaute et bondit sur ses pieds, brutalement, dégageant son siège loin derrière lui dans la panique. Les larmes s’accrochent à ses cils, tandis qu’il bouillonne d’une fureur déraisonnable, brandissant un doigt accusateur vers elle. Et si c’était encore un double… ? Une de ces affreuses répliques dont la Machine se servait pour ses basses besognes… ?

« Je vous ai vue mourir ! s’exclame-t-il, d’une voix étouffée. Vous vous êtes suicidée devant moi… ! Hua. Madame ? Qui que vous soyez ! Vous ne pouvez pas… Vous ne pouvez pas être là, comment ? »

Il frise l’hystérie. Ses doigts s’enfoncent dans son épaisse tignasse et il se ramasse sur lui-même une bonne minute, les yeux fermés, pour tenter d’endiguer l’ignoble flot de terreur qui est sur le point de le submerger. Et puis, atterré, il retombe tout à coup dans son fauteuil, dont les roulettes couinent désagréablement, entravées dans l’étoffe du tapis. Il enlève ses lunettes d’un geste rageur et les pose sur une pile de dossiers, un sanglot coincé quelque part dans sa poitrine. Ses mains recueillent son visage en tremblant, pendant que les hypothèses se succèdent dans son esprit surmené. Il se mord les lèvres, en contemplant de son regard myope cette Chinoise toujours aussi stoïque. Nom de Dieu, c’est au-delà de ce qu’il peut supporter. Ce n’est pas naturel. Ce n’est pas naturel, la résurrection, le monde ne tournait pas comme ça, c’est impossible !

« Vous… vous êtes un pantin envoyé par la Machine… ? » bredouille-t-il, d’un ton désespéré. Cette possibilité avait presque sa préférence. « Ou bien… Ou bien… c’était pour de faux ? Votre mort. Vous avez simulé ? Mais pourquoi vous auriez… ? Non, ce n’est pas possible. »

Il secoue la tête, affligé. Son cœur lui pèse si lourd. Il a l’impression d’être fait tout de plomb. Il s’essuie les yeux, un peu honteusement, et réalise en même temps qu’il n’a pas pu remplir non plus la mission dont elle l’avait chargée, avant de… de convulser et crever stupidement sur le sol du Terminus.

« Je. J’ai perdu vos plaques, annonce-t-il, d’une voix enrouée de choc et de culpabilité. Aloïs est arrivé, une fois que vous avez été… tous… Et il me les a prises, et… je n’ai rien pu faire… Je suis désolé. Ils ont sans doute votre nom dans leur système, maintenant… »

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MessageSujet: Re: L'on ne vit que deux fois [PV : Nathan]   Mer 31 Jan - 20:22

« Comment ? Cela, je n'en sais pas plus que vous monsieur Weathers. J'étais morte, j'ai avalée la capsule pour éviter la capture, mais j'ai repris conscience, je ne me l'explique pas plus que vous. J’espérais que vous auriez des réponses, mais a voir votre visage, j'imagine que non. »

Elle n'avait pas fait de commentaire sur la serrure, ce n'était pas ce qui arrêterait les détectives privés. Engager du personnel de sécurité pouvait s'avérer plus efficace, mais ils pouvaient également être corrompu par l'argent s'ils n'étaient pas assez professionnel. En réalité, hormis disposer d'une formation solide, il était impossible d'échapper aux différents dispositifs de surveillance, Il fallait vivre avec, en apprenant a communiquer de manière plus sécurisée. Telegram avait son intérêt, ce n'était pas pour rien que les terroristes d'ISIS l'avait adopté, ainsi que de nombreux chefs d'état, comme la nouvelle coqueluche du monde libre Emmanuel Macron. Il s'agissait de pouvoir rester en contact permanent avec ses plus proches collaborateurs tout en échappant a l’œil inquisiteurs des services de renseignements, du moins en partie… Ce n'était pas parfait, les autorités surveillant de plus en plus Telegram, mais c'était toujours mieux que rien. Diao Chan était toutefois rester droite, évoquant sa propre mort froidement, comme si elle n'avait aucune importance en cet instant. Elle s'était longtemps demander si tout ceci n'était pas qu'un rêve, mais l'existence de Nathan et le fait qu'il l'ai reconnu au premier coup d’œil montrait que ce n'était pas le cas, ou réduisait en tout cas clairement le taux de probabilité.

Nathan fini en tout cas par retrouver sa place sur son siège après en avoir bondit, mais ce n'était pas pour autant qu'il retrouva de la contenance. C'était un homme normal qui faisait face a l'une des choses qui étaient considérée comme impossible, mais qui était pourtant vrai. A moins que l'espionne ne soit qu'un clone, mais elle allait avoir besoin de son aide pour déterminer cela : il fallait qu'elle puisse être examinée par quelqu'un de confiance qui ne risquait pas de les trahir, donc quelqu'un également investi dans cette histoire serait la meilleure personne possible pour cette mission. Diao avait sa petite idée, mais il faudrait traiter cette question lorsque son interlocuteur en serait capable, ce qui n'était pas le cas. L'homme recherchait une explication rationnelle a la présence de la Chinoise devant lui sans être réellement capable d'en trouver une. L'agent secret resta calme, prenant son mal en patience, même si elle ne pouvait s'empêcher de se poser des questions : Nathan avait une influence grande sur la plupart des autres protagonistes de cette soirée : s'ils étaient toujours vivant, cela signifierait sans doute qu'il resterait un leader important, hors, il était évident rien qu'en l'observant qu'il était incapable d'assumer cette tâche. Elle allait devoir l'aider a prendre conscience de son rôle et accepter son destin, car dans le cas contraire, les conséquences pour l'avenir du genre humain pourrait être des plus catastrophiques.


« Je pourrais vous dire que je ne suis pas un pantin, mais vous n'auriez que ma parole et elle ne vaut sans doute pas grand-chose a vos yeux. Je ne vous le reproche pas, j'ai moi-même quelques doutes sur ma nature depuis cet événement. Je ne vais pas vous cachez qu'il existe des médicaments permettant de feindre la mort, mais je n'en avais pas sur moi ce soir là, et ils ne m'auraient été d'aucune utilité dans une pièce sans échappatoire. J'ai choisit volontairement la mort, parce que c'était mon devoir envers ma patrie. Pourtant, je suis ici devant vous, je ne me l'explique pas plus que vous. »

Elle posa très froidement le constat, ne semblant pas réellement déranger par ce fait. Pourtant, le doute rongeait son esprit, mais si elle ne faisait pas l'effort de rester inflexible, alors Nathan, a deux doigts de la crise de nerf, craquerait sans doute définitivement. Elle était si formatée qu'elle n'envisageait pas qu'un comportement aussi froid pouvait être suspect et donc déstabiliser encore davantage le pauvre avocat qui lui faisait face. Elle lui avait livrer une information qui n'en était pas vraiment une sur son équipement, mais qui prouvait qu'elle pouvait tout de même faire preuve de bonne foi, une façon d'essayer de réduire un peu les nombreuses interrogations qui la rendait suspecte. Les mannequins étaient si proche d'un humain normal qu'elle ne savait plus elle-même si elle était encore la même personne, où si elle était morte et qu'elle était un clone mécanique de la personne se nommant Diao Chan. Pourtant, sa mémoire était toujours intacte et lorsqu'il évoqua le problème des plaques, elle ouvrit deux boutons de son chemisier afin de pouvoir les sortir et lui tendre avant de reprendre la parole.

« Elles avaient retrouver leur place autour de mon cou lorsque j'ai repris conscience, mon arme était recharger, dans son étuis, mais j'avais toujours mes chargeurs de rechange sur moi. Cette machine que vous venez de mentionner ne souhaite vraisemblablement pas que mon gouvernement mette son nez dans ses affaires. A l'origine, c'est pour cette raison que je vous avez demander de transmettre les plaques a une ambassade Chinoise : ils auraient compris que vous étiez de confiance et que je n'étais plus de ce monde, ce qui aurait poussé le comité central a faire ouvrir une enquête. Mais ma présence ici rend cette précaution inutile, n'ayez pas de regret. »

Elle marqua un temps de pause avant de poser une question fort humaine cette fois.

« Quelqu'un d'autre s'en est sorti ? »
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