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 A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]

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MessageSujet: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Sam 8 Avr - 2:27

~ A la redécouverte de l’Egypte  ~

Evénement. La téléportation a lieu le 3 mars 2017 à 23h environ, depuis les WC de l'aéroport de New York (US) vers la banlieue du Caire en Egypte (heure locale : 5h am environ). Expérience de l'effet Davis.


C’est un soir d’hiver à New York, il fait froid mais la température se radoucit à mesure que le printemps se rapproche. Il a neigé, un peu, mais les routes sont encore praticables, à peine boueuses et recouvertes de cette pellicule noire peu ragoutante. Alors qu’il marche dans la rue sous les lumières de Manhattan, les mains prostrées dans les poches de son manteau et le cou et la moitié du visage emmitouflés dans une écharpe, Thomas est surpris par un bras autour de ses épaules qui le pousse dans un petit mouvement de bascule vers l’avant. Il s’arrête net et se fait surprendre une seconde fois par une autre petite main qui lui pince le bras opposé. Il avance à nouveau, un peu plus rapidement.

« Vous savez tous les deux, normalement, dans la rue, on aborde les gens d’une poignée de main, ou bien en se claquant la bise.
− Fais pas ton snob, on allait boire un verre ou deux, p’t’être même trois avec Sam, tu nous accompagnes.
Je dois aller à l’aéroport, j’ai un avion à prendre. » Aiden tape du pieds, signe de son indéfectible manque de patience à laquelle Thomas répond avec une ironie à peine déguisée. « Tu veux que je loupe mon vol, tu veux ruiner mes vacances, c’est ça ! C’est ça ?
− Prends au moins un hot-dog et une bière, c’est l’affaire d’un quart d’heure.
− Aller, aller … renchérit Sam avec un sourire radieux.
OK. »

Aiden s’éloigne vers un vendeur ambulant et les deux amis s’en vont vers un parc où il règne une effusion et une douce agitation. Les rues de New York ne sont jamais vraiment calmes sous la lueur des néons, pourtant ils sont beignés dans une légère pénombre. Ils s’assoient sur un muret qui délimite l’accès à un espace vert et Aiden les rejoint rapidement avec trois encas et trois bières dans un exercice de funambule admirable.

« Tu pars où ? Lui demande Sam en croquant une énorme bouchée.
En Australie.
− Ho ! C’est loin, et tu pars longtemps, et pourquoi ? On te revoit quand ?
Humm, pour répondre dans l’ordre, oui, bien deux semaines peut-être un peu plus, je vais profiter du soleil et des plages … et je vais assister à l’une des représentations de ma sœur … Je fais d’une pierre deux coups.
− Et tu n’amènes que ce petit sac ?
C’est juste un livre, un ordinateur pour consulter mes mails et deux ou trois broutilles.
− Et tes vêtements, mon p’tit pote ?
− Monsieur et Madame Doyle ont une résidence secondaire à Sydney, voyez-vous, s’enorgueillit Aiden d’un air faussement aristo.
Le père de ma mère est australien … du coup, il nous héberge dans sa maison de famille.
− Son énorme maison … Renchérit le bougre.
T’as pas bientôt fini ?
− On aurait pu venir aussi ! Après tout, je la connais bien Amélia et …
… et c’est justement pour ça que j’y vais seul ! T’auras bien l’occasion de la voir, elle va mener un projet pas loin de New York ! »

Il le regarde d’un air ébahi. Thomas lève les yeux au ciel en soupirant à plein poumon avant de croquer un dernier morceau de son hot dog qu’il fait passer avec une dernière gorgée avant de sauter de son perchoir et d’interpeller un taxi qui s’arrête à quelques pas. Il se retourne une dernière fois vers Sam et Aiden et les salue d’un geste de la main avant d’entrer dans le véhicule et d’indiquer la direction de l’aéroport de New York et le terminal adéquat.

Une fois à l’entrée du terminal, Thomas prend un moment pour vérifier les indications de son billet et pour se diriger vers l’embarcadère à l’autre bout de l’immense hall recouvert de dalles fraichement lustrées. Il fait valider son billet, passe les sécurités où on lui demande de retirer son matériel de son sac et de leur pochette, de mettre chaque élément dans un bac séparé et bien sûr d’abandonner sa ceinture, sa montre, les pièces qu’il n’a pas dans ses poches, sa bouteille d’eau de 50 cl et … ses chaussures. Il passe un sas bien trop clinquant en chaussette et une douanière l’interpelle pour vérifier qu’il ne transporte rien sous son manteau ou sous son pull ou ailleurs. Il s’est toujours demandé comment les douaniers choisissaient leur victime quand la machine ne sonne pas et que les chiens n’aboient pas, ce n’est certainement pas du pur hasard et probablement pas toujours motivé par des raisons parfaitement univoques et objectives. La figure d’autorité qui s’est occupée de son cas lui fait un clin d’œil et lui intime de circuler d’un geste prolongé par son détecteur bien trop long pour être honnêtement conçu. Thomas hausse des épaules, récupère son passeport, ses effets, il enfile ses chaussures en quatrième vitesse pour s’éloigner rapidement de la file de voyageurs à moitié endormi ou surexcité à l’idée de prendre l’avion.

Après un passage par les magasins en duty-free, il se rend aux toilettes les plus proches pour assouvir un besoin naturel. Et, alors qu’il se lave les mains, il sent un vertige qui le pousse à s’adosser un moment au mur carrelet en déclenchant au passage un sèche-main un peu trop bruyant. Le seul autre usager lui jette un regard gêné et file la queue entre les jambes pour ne pas gérer le problème. Classique. Il a un sentiment de déjà vu assez détestable et à vrai dire, il loue toutes les forces auxquelles il ne sait pas vraiment croire pour son manque de solidarité flagrant.
Il s’assit contre le mur, ramène ses genoux sur son torse et cache sa tête entre ses bras croisés le temps que ça passe. Il reste ainsi pendant quelques longues minutes mais ça ne passe pas, les choses s’amplifient et il reconnait progressivement les changements d’environnement qui s’étaient opérés lors de son excursion impromptue en pleine campagne française. Le sol est brusquement meuble et son dos ne repose sur rien, mais le jeune homme reste prostré, fébrile et anxieux. Il se répète pendant quelques minutes supplémentaires que tout ceci n’est que l’effet d’un hot dog pas frai associé à une bière peut-être un trop forte. Au fond, il n’y croit pas, mais ça le rassure de l’affirmer malgré tout et avec force.

Il reste ainsi un long moment qu’il est incapable de quantifier.

Il sent une pression sur son épaule, puis sur son genou. Il se sent subitement accablé par la température et l’air relativement sec et granuleux. La température n’est pas insoutenable pour le moment mais le différentiel le plombe littéralement sur place. Une voix se fait alors entendre, avec un accent et des tonalités qu’il connait bien.

« Sayidi … Ca va ? » Silence. « Sabah al-kheir
− Il ne te comprend pas. Pousses-toi crétin. » Il ajoute : « Bon-jour, comment tu vas ? », dans un anglais très approximatif, très britannique, mais honorable.

Thomas relève finalement la tête et ouvre doucement les yeux puis les écarquille bien grand. Il s’appuie sur ses bras, bouche-bée. Il recule une première fois en se trainant au sol, puis une seconde fois lorsqu’il prend la mesure de la situation. Au loin, en face, une série de trois énormes pyramides alignées s’étendent, à plusieurs kilomètres de sa position. On voit aussi un sphynx dans le même alignement. Il est partagé entre la panique et la fascination, mais au prise d’une grande fébrilité dans tous les cas. Il sent le sable entre ses mains, chaud, pas encore brulant. Cette information lui aurait probablement donné une indication sur la période de la journée, si toutefois il était en mesure de rassembler des capacités de réflexion suffisantes, à l’instant. Il tourne la tête vers ses interlocuteurs et recule une nouvelle fois, encore à terre. Derrière les deux hommes, un énorme chameau blatère en avançant doucement. L’un des deux hommes lui tend une main salvatrice, il est vêtu d’une sorte de longue toge et sa tête est couverte pour éviter les coups de chaud. Debout, il fait un tour sur lui-même, derrière lui, le sable et les dunes s’étendent à perte de vue.

« Sabah al-nour ! » Ça lui revient naturellement comme la force d’une habitude lointaine. Pour autant, il ne tiendrait pas la conversation si les deux gars lui débitaient une phrase entière, même simple, en arabe. « Je … hum … Où sommes-nous ? Demande Thomas en masquant ses yeux du soleil qui commence sérieusement à l’éblouir.
− Tu parles la langue ?
Juste quelques mots.
− Le Caire, à quelques kilomètres plus loin. » Le plus âgé des deux lui indique la direction du bout du doigt. Enfin, il lui indique un horizon qui ondule au loin. Thomas sourit, profondément rassuré dans ses mésaventures. « Mais ça va être long sayidi, surtout comme tu es habillé.
Je … Je tiendrais le choc, je pense, dit-il en retirant sa veste en cuir molletonnée et sa chemise qu’il noue autour de sa taille. Vous pouvez m’amener aux portes de la ville ? Je peux payer. » Le deuxième homme s’esclaffe d’un rire gras en lui lançant une gourde pleine d’eau.
« Si tu m’écris une lettre dans ta langue, je t’aide comme tu veux. Puis, on ne va pas te laisser te dessécher dans le désert, si près de la ville.
Choukran, conclut-il en lui serrant la main des siennes, comme pour sceller leur contrat. »

Malheureusement pour les deux voyageurs, il faut plus de temps que prévu à Thomas pour s’habituer au sable battu de la route aménagée qu’ils parcourent et surtout pour s’acclimater. Il pousse sur ses jambes qui lui semblent bien plus lourdes qu’elles ne le sont normalement. Silencieux, les souvenirs de sa précédente expérience lui traverse l’esprit. Sa respiration devient plus saccadée. Heureusement pour lui, une personne lui était venu en aide, cette fois aussi … mais ce n’était plus la même chose. Il connaissait bien mieux la France et il parlait parfaitement la langue. Là, non. Il finit par s’arrêter un moment pour souffler, le plus vieux de ses deux compagnons lui propose de s’arrêter un peu, toujours en lui envoyant sa gourde. Dans sa condition d’étranger, il mesurait petit à petit la chance qu’il avait d’être tombé sur des personnes – des nomades ? – suffisamment bienveillantes pour lui tendre la main s’en réclamer leur dû, ou pire le réclamer puis l’abandonner à son sort.

Le plus jeune des deux s’isole un peu avec lui, alors que l’ancien se dirige avec son chameau vers un puit, pour se ravitailler en eau.

« Tu pourrais aussi écrire pour moi ?
Une demande pour une ambassade ? De France ?
− En français oui, mais pas pour une ambassade, lui dit-il dans un français aussi approximatif que l’anglais de celui que Thomas supposait être son père, mais toujours aussi honorable.
Tu as étudié dans un lycée français au Caire ?
− Non, enfin si, pas longtemps, mais à Alexandrie.
Hoo. Je vois, du coup, cette lettre c’est pour … » Le jeune Egyptien vérifie un peu autour de lui, d’un air gêné. « Ha. Je vois. Tu ne préfères pas l’écrire toi-même dans ce cas ?
− J’écris mal le français, je le parle pas très bien déjà.
Hum … Tu le parles mieux que certain français de France hein. » Il sourit. « Bon d’accord, on fait ça maintenant ? »

Il sourit à nouveau. Thomas aussi esquisse quelques rictus à mesure que son camarade lui dicte ses mots. C’est à la fois maladroit et franc. Il n’y avait pas un mot à changer, tout juste quelques points de conjugaison.

Lorsque son père revient, il prend la lettre des mains de Thomas et la range dans la poche intérieure de sa veste, puis il tape l’épaule de son scribe en se levant. Il lui tend la main pour l’aider à se relever et ils reprennent tous la route. Ils ne sont plus si loin. En chemin, ils passent devant les grandes pyramides qui bordent la ville, comme la limite entre le désert et la civilisation.

Finalement à la bordure de la ville, l’ancien se retourne vers Thomas. Il le salue et le remercie pour ses efforts. Le jeune homme lui retourne ses remerciements. Ils se disent adieu en se serrant mutuellement l’avant-bras, ils ne se reverront probablement jamais et en sont conscients, l’un comme l’autre. Le plus jeunes, Adil, lui tape à nouveau à l’épaule, toujours avec son grand sourire d’homme généreux, peut-être un peu trop, ils sont étrangers l’un pour l’autre après tout. Mais pour l’instant, il n’a pas mieux que lui, il pourrait rejoindre la maison d’un de ses plus fidèles amis de voyage qu’il avait rencontré quand il voyageait encore autour du globe avec son militaire de père et sa famille de nomade planétaire … désormais, sédentaire. Mais, il préférait le rejoindre plus tard, quand il saurait quoi lui dire, quoi lui expliquer … Ryad … C’est un bisounours, il a le cœur sur la main et il la tend très facilement, comme toute sa famille, et il ne tient pas à le gêner pour l’instant, plus tard peut-être, probablement, surement. Il en est convaincu en fait, ça fait bien six ou sept ans qu’il ne lui parle que par internet, le décalage n’aidant pas.

« Tu ne peux pas circuler en ville comme ça. Il faut te changer et … manger ?
Je peux me débrouiller, tu en as déjà fait bien assez et puis … »

Le jeune Egyptien ne perd pas plus de temps. Il le contourne et le pousse dans une direction qu’il a encore du mal à évaluer. Vers une artère, puis un trottoir, puis des rues. La marche est longue mais ils finissent par arriver dans un quartier moins peuplé, moins dense, plus calme et ancien en comparaison avec le centre modernisé du Caire. Il n’y a pas grand monde, les rues transversales sont étroites mais praticables. Thomas s’y sent mieux, il se sent moins submergé par le monde, sans pouvoir s’expliquer pourquoi. Il y a des étales un peu partout, parfois en bois, souvent des produits étendus sur un tissu à même le sol. Beaucoup d’étoles, de tissus, de petits objets aussi, probablement plus pour les touristes que les habitants. Le soleil est haut dans le ciel désormais, il chauffe les rues et les étales d’épices qui dégagent une multitude d’odeurs.

Une vieille femme agite un chiffon depuis l’encadrement d’une porte. Adil se met à courir dans sa direction et s’arrête brusquement pour intimer à Thomas de le rejoindre d’un geste de la main. Il ne comprend pas un traitre mot de ce qu’ils disent mais ce n’est pas nécessaire visiblement. Adil se charge de la traduction, et les quelques mots d’arabe qu’il connait le mettent en confiance. Le jeune égyptien fait les présentations, il a trois sœurs, plus jeune, et un frère plus âgé que lui qui est parti travailler. La femme lui indique une place et tape de son chiffon sur une table en bois en tentant de l’appeler par son prénom qui se transforme en un « Tommy » balbutiant. Il comprend qu’il doit s’assoir comme ses hôtes. Elle lui sert un thé à la menthe et le regarde de haut en bas. C’est assez angoissant à vrai dire. Puis, elle se relance à nouveau dans des phrases courtes, tout le monde s’agite.

« Qu’est-ce qu’il se passe ?
− Tu vas prendre un bain et on fait à peu près la même taille, je vais te donner au moins un haut, pour remplacer celui-là et après on te laissera partir.
Non, mais non c’est vraiment pas la peine. » Le chiffon vient à nouveau frapper sur sa main. « Mais …
− On ne refuse pas l’hospitalité ici, surtout quand on te l’offre !
O-ok … D’accord. »

Quelques heures plus tard, Thomas se retrouve à nouveau sur le palier de la porte, avec une sorte de tunique blanche et sa chemise ouverte par-dessus. Sa veste est attachée à sa taille et … il se sent à la fois revigoré, mieux d’une manière générale, et terriblement honteux et gêné aussi.

« Je sais pas quoi te dire. Je n’ai même pas de monnaie pour vous dédommager …
− Pas la peine, l’étranger, on verra ça un jour ou l’autre.
Je sais ! » Il sort un calpin de la poche de son manteau et griffonne une adresse dessus. « J’ai pas vraiment mieux, c’est une adresse mail, mais si un jour tu as besoin d’un coup de main, pour corriger une lettre par exemple … ou si tu veux reprendre tes études dans un lycée français ou britannique, je pourrais toujours tenté de t’aider … C’est pas grand-chose, je sais, mais bon … ben … voilà.
− Tu sais, on a le téléphone et même internet. » Il s’esclaffe comme le faisait son père dans le désert. « Merci, vraiment. Je n’y manquerais pas. » Thomas se sent un peu idiot. Comme s’il n’arrivait pas vraiment à s’exprimer comme il le voudrait. Il commence à s’éloigner dans un dernier salut de la main.
« Et remercie tout le monde pour moi, tu as une famille en or, Adil. »

Pendant le reste de la journée, Thomas a déambulé dans les rues du vieux Caire, pas très loin du quartier d’El-Azhar, de son souk et de ses étales en plein air. Il ne sait pas vraiment où aller ni quoi faire, en réalité, il espère que les choses s’arrangent d’elle-même, comme la dernière fois, sans savoir combien de temps ça prendra. Il hésite à rejoindre son contact et ami ici, il ne sait même pas s’il est là, s’il pourra et acceptera de l’aider. Thomas s’arrête un moment dans la rue, une pensée l’obsède soudainement … « Et si Ryad était dans le même cas que moi. Non … » Il se remet à marcher, les mains dans les poches, puis de toute façon il ne comprend même pas vraiment ce qui lui arrive en ce moment même. Il aurait bien besoin d’aide, Aline Brilliant peut-être … Il lui en avait causé du souci lors de leur rencontre, et puis qu’est-ce qu’il lui dirait, qu’est-ce qu’elle pourrait bien faire pour lui, elle est en France. Il s’arrête à nouveau … « Et si elle avait des ennuis en ce moment … » Il évacue ses idées noires en secouant la tête. Il ne pouvait rien faire pour l’instant de toute façon. Il lui raconterait peut-être son aventure, à l’occasion. Mais pour l’instant, que faire …

Les gens d’ici, les rares personnes dans la rue, se retournent à chaque fois que Thomas s’arrête brusquement. Il décide d’arrêter, et par conséquent de se faire moins remarquer. Il passe dans une petite ruelle et continue son chemin, préoccupé et un peu dans le vague. Qu’est-ce qui pourrait bien lui arriver maintenant …
 
Le temps s'est écoulé, nous sommes en milieu d'après-midi.

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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Lun 10 Avr - 10:36

Il y a un grand jeu que j’adore et que je déteste, c’est de regarder ces aberrations sur la science, des gens qui décide de faire semblant de prouver par la science que ce sont les extraterrestre qui sont pour quelque chose dans … Tout ce que vous ne comprenez pas facilement, ou qu’on peux faire de l’énergie à l’infini chez soit avec quelques aimants mais que le monde refuse formellement que ça se sache parce que bon sérieusement faut arrêter les conneries qui payerai de l’énergie infinie. L’explication de base est quand même sérieusement bancale … Voire plus que sérieusement, on arrêterait de faire des sous marin nucléaire, on ferait des avions dont on changerait juste les pilotes, des drones de surveillance permanente, et puis surtout il y aurait un taré qui aurait construit une foutu cité volante ! La seule raison pour laquelle il n’y a pas une énorme cité volante qui passe de temps en temps dans le ciel c’est que ça coute trop cher en énergie, même pour les gens qui contrôle les multinationales, et même pour les multinationales …

Donc j’avais tranquillement branché le documentaire pourrit “La révélation des pyramides” et quand je dis documentaire pourrit je ne rigole pas, c’est vraiment un résidu d’ineptie qui se suivent et se ressemble avec des questions qui n’en sont pas comme eux seul savent le faire. Ca parle donc de pyramides, d’étoiles et de connerie déjà résolu mais pour lequel eux, égyptologues en mousse ont besoin de scie diamanter venu de l’espace alors qu’une tige en cuivre et du sable, voir même des scies en cuivre comme celle qu’on a retrouvé vont très bien. Et puis ces histoires de bloc de granite dont on ne s’est servit que pour faire la chambre, parce que c’est juste trop chiant, mais qui selon eux aurait tout fait, et cette perfection qui est … Magnifique pour l’époque mais sincèrement avec les mètres lasers de maintenant ou juste une bonne vue on voit bien que les mures ne sont pas droit. Bordel les Aliens sont sérieusement mauvais.

C’est le moment où tu te dis que si il essayaient pas ce justifier et qu’il pouvait expliquer pourquoi tu peux faire le tour du monde en yoyo tu serais plus apte à les croire mais non, là je me dit juste que c’est des imbéciles et que malheureusement il y a des gens qui les croit. Après certains pays font tout ce qu’ils peuvent pour dire que la science c’est le mal … Et après on se retrouve avec des clowns au gouvernement. Bordels c’est bientôt les élections en France … Ma famille vas encore en parler toute la journée, je m’en fiche je suis inscrit en Suisse personnellement. Et puis il va falloir que j’aille sur Paris pour le baptême du jeune parigo de mon frangin.

Voilà le genre de truc qui m’est passé par la tête quand j’ai senti le début de vertige, je me suis d’abord dit que j’allait pas bien, et puis ça m’est revenu, c’était la même sensation que celle qui m’a précipité en Islande, bordel l’Islande, sérieusement … Je me jette donc sur mon sac de survit qui est toujours près pas trop loin de moi, pour m’étaler sur le sable devant la grande pyramide avec le gas connu pour le MEME Aliens qui m’explique que c’est des résonateurs à énergie stellaire.

Pour ceux qui y sont jamais allé il y a deux coté aux grandes pyramides, la premier c’est celui où tu prends les photos pour donné l’impression qu’il y un désert et de l’autre coté il y a le “Oberoi Pyramide golf cours” et les hôtels qui coutent trop cher pour être honnête. Moi je suis sur le sable entre les Pyramides et le golf, et pour ceux qui se pose la question, un golf en Egypte ça consiste en un truc arrosé toute les nuits qui bouffe assez d’eau pour nourrir la population du Somalie mais qui en a quelque chose à faire quand tu peux mettre une balle dans un troue en regardant les pyramides et puis en te déplaçant en voiture électrique ?

J’aime pas le golf, je crois que ça ce voit, ho j’ai discuté avec des gens sur des cours de golf, des gens qui peuvent te tuer sans que personne ne puisse leur reprocher, j’étais chef de la recherche j’ai vue des gens, j’ai eut des réunions avec des gens qui avait un “Projet” comme on dit. Putin à un très beau golf.

Mais assez parler de passé, je lève la tête dans ma chemise blanche en lin, j’étais tranquillement chez moi, posé devant la télé, j’avais donc juste une chemise et mon pantalon pour seul vêtement, c’est le moment où tu béni la fée de la téléportation de pas t’avoir envoyé faire un tour chez les Samoyèdes sinon je serais mort dans l’heure, là il fait plutôt bon. Voir même un peu chaud, et puis je n’aime pas le sable.

Je frappe du poing sur le sol, ça ne résonne même pas, foutu réduire, et réofluide en cisaillement … Il me faut quelques dix minutes pour me remettre à penser dans l’ordre, et avoir d’autres considérations que le comportement du sable comme fluide non newtoniens. Quand je me réveille enfin il y autour de moi trois quatre personnes dont une qui prend une photo alors que l’autre se demande si j’ai besoin d’aide. Premier reflexe je m’étends en me relevant d’un geste et choppe le portable d’une main puis j’efface la photo alors que je surmonte le personnage en face de moi d’une bonne tête puis lui rend le portable alors que la tension monte et pars sans un mot.

Sérieusement l’humanité me dégoute, l’avantage que j’ai sur elle c’est que je sais comment la réduire, et que je sais qui à les armes pour faire ça … Ca parle Arabe dans mon dos, il doit y avoir un commissariat pas loin et je n’ai pas envie de faire un scandale, donc je dégage rapidement. Je n’ai pas la tête du gas du coin et je m’en vais au plus rapide marmonnant un truc dans ma barbe, coupant par les ruelles des quartiers du Caire les plus proche des pyramides, rapidement mon pas m’amène n’importe où …

Si bien que même avec un bon sens de l’orientation je suis complètement perdu. Et quand vous êtes perdu dans des ruel avec la tête du gas qui est pas du coin il y a toujours des gens sympathiques pour vous indiquer le chemin, des gas fier et droit parce qu’ils sont quatre, ce genre de gas là que tu bouscule parce qu’ils te bousculent. Vous les connaissez tous, ils sont dans toutes les villes. Je ferme les yeux, et murmure :


“Into the motherland
The German army march”


Et puis je tape du pied sur le sol, j’aime bien cette chanson. Je me retourne d’un geste, je suis plus grand que n’importe lequel des gamins, mais ils sont nombreux et armé. Mon instructeur de couteau un jour m’a dit, le combat au couteau est une tuerie, tu te feras blesser de toute façon l’important est que la blessure ne soit pas grave. Eux à première vue n’ont jamais vue de vrai combat, ils ont toujours gagné au bluff ou au nombre, c’est de la raclure des bas fonds …

Un contre quatre, je continu à chantonné, j’aime bien chantonner, et puis le métal à quelque chose de sympa, le Sabaton particulièrement aujourd’hui.


“Into to the motherland the German army march
Comrades stand side by side to stop the Nazi charge
Panzers on Russian soil a thunder in the east
One million men at war
Soviet wrath unleashed!”


C’est à ce moment là qu’un autre gas entre dans la ruelle, pas plus du coin que moi…
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Ven 14 Avr - 1:54

Tout au long de ses déambulations dans le rues du quartier où Adil l’avait finalement laissé partir, Thomas s’arrêtait régulièrement pour consulter des étales ou bien la carte de son téléphone qui avait bien du mal à calculer efficacement sa position. Il arrivait tout de même à se diriger convenablement en scrutant les alentours pour pallier à l’à peu près des satellites de Google, à moins que son déplacement inexplicable ne perturbe l’électronique de l’appareil. Il notait dans un coin de sa tête qu’il devrait toujours garder un boitier de diagnostic sur lui pour la prochaine. Et dans ses arrêts brutaux, en pleine rue, il se posait bien des questions. Notamment sur sa précédente expérience mais aussi sur la curiosité un peu mal placée qui le poussait déjà à envisager le prochain incident, au lieu de mobiliser tous ses efforts sur l’incertitude qui plane au-dessus de son existence, maintenant.

Après sa marche sous le soleil, il n’aurait pas dit non à une bière sur une terrasse. Un besoin inconsidéré et parfaitement irréfléchi. En y repensant, bien qu’elle soit appréciable, elle le désaltérerait sur l’instant mais de façon moins durable qu’un grand verre d’eau ou qu’un thé à la menthe. Et, au-delà même de ces considérations purement physiologiques, ce n’est pas ici – et encore moins dans ce quartier – qu’il trouvera un café qui accepterait de lui en vendre, ou même qui serait dans la possibilité de lui en vendre. Que voulez-vous, le cœur à ses raisons que la raison elle-même ignore … Ou quelque chose du genre. Si tant est qu’il compare réellement son besoin de se désaltérer avec des aspirations plus profondes …
Thomas abandonne rapidement l’idée de trouver une bière et commence à chercher un endroit où il pourrait s’assoir et boire quelque chose de plus acceptable. Et pourquoi pas un endroit où passer la nuit si ça s’avérait nécessaire, avant d’appeler son ami au secours. Là encore, son téléphone lui est d’une utilité relative puisqu’il ne lui indique des lieux d’intérêts qu’à plusieurs kilomètres de sa position approximatives. Il ne se leurre pas, les mots-clés qu’il utilise sont totalement inadaptés et c’est probablement la raison pour laquelle il ne trouve rien de ce qui l’intéresse. C’est un peu ridicule pour une personne qui a passé plus d’un an dans le coin, à un âge suffisamment avancé pour que les informations restent fraîches. Mais voilà, il faut croire qu’il n’a pas suffisamment imprimé ses déambulations d’adolescent dans sa mémoire. Ça ne le mine pas pour autant, il finirait bien par tomber sur l’objet de son désir qu’il paiera probablement deux à trois le prix réel puisqu’il ne comprendra que le quart de ce qu’on lui dira … La loi du marché, bien sûr. Et ce, à moins qu’il ne se rapproche de l’hyper centre de la ville. Une idée qui lui semble très profitable dans un avenir proche.

Au final, il récupère une vieille carte fournie par Adil, enfin une carte au format A4 imprimée il y a sûrement quelques mois. Le jeune égyptien avait même veillé à lui noter son numéro de téléphone dans la marge froissée, « au cas où » comme il disait. Thomas lève les yeux un moment de son bout de papier lui aussi approximatif, pour s’orienter et trouver le nom de la rue qu’il vient d’emprunter, sur les murs … Il faut dire que représenter clairement une ville sur un format aussi mince, c’est une prouesse qui mériterait d’être applaudie. Il continue à avancer jusqu’à arriver à la hauteur d’un groupe de personnes hétérogènes qu’il avait remarqué depuis un moment. A vrai dire, sa composition est assez atypique mais rien de bien étonnant non plus, une chorale improvisée peut-être ? En effet le plus grand du groupe, le plus européen aussi, chantonne un air de métal qu’il n’avait plus entendu depuis un moment. Ses recrues ne semblent pas très réceptives malgré ses efforts. Il martèle même le sol du pied ! C’est dire !

Thomas marche d’un pas un peu hésitant. Quand il passe à côté du groupe il a un mauvais présentiment. Il y a comme de l’orage dans l’air. Son bras frotte légèrement celui de l’un des jeunes et il se sent repoussé tant moralement que physiquement. Une drôle de sensation qui ne manquera pas de se vérifier quand il lève enfin les yeux de son plan. Il n’est pas du genre à s’incruster dans les affaires des autres mais si l’un d’entre eux avait l’amabilité de lui indiquer une direction, ça lui faciliterait vraiment la vie. Une fraction de seconde, il hésite entre pivoter sur son axe ou plutôt continuer sa route sans se retourner. Il y avait clairement un jeu de force plutôt malsain dans ce petit groupe, cependant le plus grand des gaillards n’avait pas l’air plus intimidé que ça.
Il n’aura pas vraiment l’occasion de choisir entre rester ou partir puisqu’il est violemment pris à parti par l’un des jeunes qui lui arrache sa feuille des mains. Puis, il lui sert une salve d’insultes en arabe – pas besoin d’être bilingue pour en saisir le sens. Thomas s’attarde finalement surpris par ce flot d’agressivité. Il y a deux des quatre « gamins » entre lui et « l’européen ». Dans le mouvement de recul, il ajoute dans un anglais basique :

« Un problème peut-être … ? »

Ce n’est qu’une fois sa phrase terminée qu’il constate qu’ils sont tous en possession d’armes blanches, de couteaux plus particulièrement. L’un d’entre eux n’a qu’une barre de métal suffisamment contondante pour faire des dégâts. L’un d’entre eux, proche du plus grand fait sauter son couteau entre ses mains. Soit c’est un fakir, soit c’est un inconscient, soit il sait son couteau suffisamment peu aiguisé pour ne pas lui trancher un doigt. Ce qui n’enlève rien à son potentiel de nuisance. Toutefois, ils ne sont pas tous armé, non … Le grand gaillard, l’européen, n’en a pas … D’ailleurs pas si grand, lui et Thomas font la même taille, à peu de chose près.
Toutes ces pensées tiennent dans un mouchoir de poche, dans quelques cliquetis d’horloge. Quand on voyage à l’improviste et sans préparation, on a toutes les chances du monde de tomber sur des personnes belliqueuses au coin des rues. Votre différence peut alors être votre plus grande faiblesse. Thomas et son frère en avait fait l’objet plus jeune, mais avec des enfants de leur âge et certainement pas équipés de couteaux. Ils avaient simplement joué de leurs poings dans des bagarres de chiffonniers qui n’ont pas vraiment arrangé les choses, si ce n’est instaurer un statut quo constitué de regards sévères et menaçants … Une période pas bien joyeuse de leur adolescence.

Thomas fait un pas en arrière, son regard se balade rapidement de mains en mains, il a la mine sévère et le fond inquiet. Il voit alors deux locaux passer dans l’embouchure la plus proche de l’allée. Ils marchent lentement et leur mine lui intime une confiance suffisante, pour taper fortement dans ses mains et faire raisonner les murs étroits de la rue.

« Héééé ! Hoo ! Un peu d’aide ! Mussada ! »

A ce dernier mot, le jeune perd son sang-froid, lève son couteau et l’abat droit sur sa cible un peu trop voyante, un peu trop active. Thomas à tout juste le temps de bondir en arrière, d’un saut d’un seul et ainsi échapper au coup mortel. Son dos vient alors frapper contre le mur friable et humide d’un bâtiment. Il a juste le temps de jeter un bref coup d’œil au croisement pour apercevoir les deux égyptiens, les yeux effarés, qui se frappent mutuellement les épaules et commencent à agiter des bras en parlant fort mais pas trop pour être entendu là où ils sont. Thomas espère intimement que les deux braves cherchent de l’aide. A nouveau, le voyou s’apprête à abattre son couteau en hurlant. Thomas se refocalise immédiatement pris d’une vaillance neuve à moins qu’il ne s’agisse d’instinct de survie. Il s’écarte encore, le couteau étincelle contre le mur. Il lui saisit le bras qui tient le couteau d’une main et se protège la tempe à l’aide de son avant-bras, du coup de poing qui arrive par sa droite. Le choc est rude mais moins qu’un poing qui fracasserait son crâne.

Il se débat, dans un flot toujours plus conséquent d’insultes. Peut-être pas uniquement, mais Thomas ne comprend que les insultes – c’est bien ce que l’on apprend en premier. Contre son mur, Thomas tente de le contenir en veillant à faire rempart avec le second gars qui vient en renfort.
Il ne voit pas vraiment ce qu’il advient du grand gaillard européen. A vrai dire, ça lui importe assez peu pour l’instant, pourvu que les deux autres préfèrent s’attarder sur son cas à lui, plutôt que sur le sien. Sa bonne âme à une limite, à moins qu’il s’agisse de sa bêtise, mais c’est trop tard et le partage des ennuis lui semble parfaitement sensé et honnête !
Le gamin se débat encore et toujours et commence à jouer des pieds. Thomas lui aurait bien enfoncé le genou dans l’abdomen s’il avait suffisamment d’espace. Heureusement pour lui, il semblerait qu’il surpasse le jeune homme en taille mais aussi en force (ce qui n’est pas une voie de conséquence …). Il arrive donc à maintenir sa main armée loin de son visage.
Il insiste en resserrant sa main autour de celle qui tient le couteau dans des « Lâches ! Lâches ça maintenant ! » … sans effet. Le gaillard y tient à sa lame. Thomas entend les pas stressés du comparse du gamin juste derrière. Dans une saine panique, il saisit l’occasion de glisser sa jambe juste derrière celle de son assaillant et de pousser violement sur son torse. Le gamin au couteau est déstabilisé, il tombe en arrière sur son copain. Mais, la lame du couteau dévie sur l’avant-bras de Thomas et lui arrache un long cri de douleur à mesure qu’elle parcoure plusieurs centimètres le long de la face avant de son bras, jusqu’à riper sur sa montre. Dans son malheur, l’action n’était pas tout à fait volontaire. De fait, la force impliquée insuffisante pour l’entailler trop profondément et surtout pas sur la face exposant ses veines … Mais, bon sang, oui … Il s’en fout un peu de ceux genres de considérations pour l’instant, il souffre comme un chien, sous le choc.

Thomas tient son bras dans sa main, ses dents grincent alors qu’il recule encore de plusieurs pas. Son regard va de son bras aux deux gamins à terre. Il n’est pas seulement inquiet. Il est au bord d’une crise qu’il n’est plus vraiment en certain de pouvoir gérer. Depuis qu’il s’était installé à New York, il n’avait plus eu à faire à ce genre de situations. Des échauffourées, la nuit dans les quartiers chauds, mais pas des bagarres au couteau … Il n’est pas violent de base et même là, il ne faisait finalement que se défendre, avec force et instinct.

Celui qui cherchait absolument à planter son couteau quelque part dans son corps est étendu à terre sur son camarade. Le second l’a poussé avec négligence pour se relever, il saigne tout juste quelques gouttes du nez, probablement l’impact du crâne de l’autre. Il se frotte l’arrière de la tête en s’approchant lentement. Thomas recule à la même allure qu’il avance. Lorsque le jeune renifle et se rend compte que c’est un peu plus âcre que ça le devrait, il palpe son nez, grimace puis détale dans la direction opposée, couteau à la main.

« C’est ça ! Casses-toi ! » Lui hurle-t-il la voix un poil hésitante et en anglais, si bien que le gars ne l’a probablement pas compris.

Cette petite victoire n’est pourtant qu’une pause. Le premier se relève avec l’air mauvais, il titube un peu mais reprend ses esprits … Hé oui, on ne se cogne pas à la tête sans conséquence. Son couteau est tâché et rappelle Thomas à son bon souvenir qui ne bouge plus alors que l’autre se pose contre un mur, encore sonné par sa chute.

 « Si seulement il se tirait comme l’autre, pense-t-il. »

Des gouttes commencent à perler lentement le long de son bras vers ses doigts pour finir leur course sur le sol sableux et désormais ocre par touche. Le tout est certes douloureux mais de plus en plus soutenable. La situation s’est assagie, même si elle peut exploser à nouveau, à tout moment. Alors qu’il prend le temps de maitriser ses nerfs, Thomas regrette de plus en plus le moment où il hésitait à appeler Ryad qui l’aurait accueilli avec bon cœur.
Il s’attarde finalement sur la situation de l’européen, un peu plus loin, en tenant toujours son bras les yeux plissés et les dents serrées … Il s’en sortait peut-être mieux que lui, va savoir. Dire qu’il ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam, et pourtant … Foutu destin.  
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Mar 18 Avr - 11:15

Deux contre un, voilà qui est un score qui aurait rendu triste un hussard ailler, deux contre un c’est sérieusement triste non ? Enfin ça à l’avantage de mettre un peu moins de pression et d’hormone dans un flux sanguin déjà sérieusement mis à mal. Pour ne raison inconnu le gamin avait déclenché le combat. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, disons que la chose était tendu et qu’ils se sont cru obliger de jouer du couteau pour s’en sortir alors que normalement ces gens là préfèrent fuir. Mais bon ce n’est pas plus mal au final que les choses soient rapidement sorti de leur problème on en voit bien assez comme ça dans la vie de tout les jours des problèmes, si on peux évité d’en avoir plus …

Toujours est-il que l’espace d’un instant tout ce qui sert normalement de garde fou au genre humain est aller voir ailleurs si il n’avait pas quelque chose d’autre à faire et qu’ils se sont, autant que moi et le gamin qui avait probablement rien demander, retrouver dans la merde. Et c’est là que tout ressort, brutalement. Quand vous bosser dans une boite d’armement vous avez la possibilité de suivre des entrainements de bon niveau comme on dit discrètement … Et le couteau fait parti des choses particulière qu’on aime et qu’on déteste, l’entrainement au couteau de tout les corps d’armés au monde est basé sur l’entrainement au couteau développer par les Russes. Pourquoi ? Parce que pour ce battre au couteau il faut ne pas en avoir peur, et si il y a bien une chose dans laquelle les Spetsnaz sont vraiment fort, c’est être brutalement con et efficace. Le couteau est donc forcement une de leur spécialité.

J’inspire donc un bon coup et laisse tout remonter comme une grosse vague qui bouffe d’un seul coup la folie de l’instant pour ne plus laisser que des geste répété des centaines de fois dans la froideur d’une salle d’entrainement avec un maitre d’arme et deux ou trois collègues, voir quelques personnes dont le métier était de formé ou de montré l’efficacité de ce que nous développions dans des salles encore plus obscures au final.

La première arme se rapproche et ma paume droite qui se trouvait à autre du visage en pate d’ours amorce ça descente, le temps est lent, affolant, mais qu’importe, je connais mon geste par cœur. Les centièmes s’égrainent l’un près l’autre, tout est lent, surtout moi, ça me rappelle le premier entrainement à arme réel, quand un ancien Spetsnaz est venu nous faire ses cours entre Anglais et Russe. Le temps aussi étais lent et le mouvement identique, la coupure aussi. Je me suis mis de flanc et il m’a juste éraflé le coté droit du ventre mais moi j’ai ma mains sur la sienne au niveau de mon nombril, sur mon centre de gravité alors que lui est en extension. Alors que j’expire j’utilise tout mon corps et ma main gauche viens se mettre en blocage, la clef de bras est naturel lorsque je tourne sur ma gauche pour lui refaire face son couteau aussi lui fait face alors que je frappe sa main bloquer avec ma paume gauche qui s’est libéré dans la mouvement. Le couteau sort naturellement l’angle du poignet ne permet pas de tenir. Et puis les mouvements de l’entraineur me reviennent en mémoire, longuement répété, jamais finit sur le terrain d’entrainement … Sur ce terrain là.

Alors je finis d’expiré je lâche sa main et ma jambe droite viens le cueillir alors que mes lourdes chaussures de randonné passent derrière sa tête et la rabatte avec force sur le sol. Je regarde le second homme, il tient son couteau en pic à glace et hésite face à moi, mon flanc droit saigne et tache ma chemise mais ça n’a pas d’importance ce n’est que de la graisse. Je me remets en garde en écrasant la main droite de l’homme encore au sol. Ce sont des souvenirs, des souvenirs qui ne m’ont pas valut que des ami la première fois où je suis entré dans une arène en Mongolie … Mais qui m’on sauvé la vie dans divers pays et que mes gardes du corps n’ont jamais hésité à employer. Je n’ai plus de garde, juste moi, mais par rapport à ces présidents …

J’inspire et le regarde dans les yeux en continuant chantonner. Je suis calme, je suis dans cette instant là où l’on ressent le combat, cette instant plaisant qui vous rend fou, cette instant là ou la supériorité coule dans les veines à grand flot vous donnant envie d’explosé sur le sol la tête de l’homme à terre.
Je sais que ce n’est pas que moi, tout ceux qui ont déjà gagné un combat l’ont déjà senti cette instant grisant où l’ont se rappelle que la loi du plus fort est juste caché par un verni social, cet instant là où l’homme est homme et où l’ont comprend tout à coup pourquoi les gens aiment s’écrasé entre eux … Parce que, sous le verni écailler d’un être socialement acceptable, le Monstre Homme, celui à qui l’ont à apprit que pour vivre il fallait être le meilleur, s’en donne à cœur joie.

Mais je n’ai pas le temps de me lancer dans des discussions philosophiques il est temps de laisser à l’autre en face une chance, celle de fuir, mais il ne sait pas trop, beaucoup de choses trainent dans ses yeux et sans être psychologue je doute que sa fierté ne le lâche.

Et puis elle explose et il frappe à la tête, 80-20, c’est la répartition des attaques au couteau selon les statistiques, 80 au thorax qui sont interceptable par la prise que j’ai exécuté il y a quelques secondes, 20 à la tête ou plutôt 19 car il reste un pourcent de ceux qui savent s’en servir …
Alors je me baisse, je passe sous le couteau et me rapproche, puis mon bras viens faire opposition, juste sous la lame, comme à mon habitude je me retrouve avec une nouvelle estafilade sur le bras, certaines on moins bien cicatrisé que d’autres mais celle qui est encore visible est au dessus de mon pouce. Mon autre bras viens s’enrouler autour de son coude et une clef de quatre nait rapidement alors que l’homme se retrouve à genoux, sans arme, un coup de genoux dans la machoire alors qu’il tente de bouger, mon regard dans le siens, il sait ce qu’il doit faire même si je ne comprends pas la lange …

Je jette un œil à mon collègue qui se débrouille bien, j’ai perdu du temps à laisse l’autre attaquer mais je ne suis pas assez bête pour attaquer un homme avec un couteau …


“D’you n’d help ?”
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Dim 23 Avr - 3:11

Il domine la situation avec un aplomb et une hauteur effrayante. C’est un peu comme s’il avait la faculté étrange de prévoir les coups à l’avance, un peu comme ceux qui ont connu le terrain. Jake, son frère, il avait la même capacité, depuis qu’il était revenu du front. Ça devenait de plus en plus complexe de le surprendre autrement qu’avec une balle de basket … Le pauvre était toujours aussi moyen sur ce point. Là, c’était tout autre chose, assez sidérant.

Thomas l’observe la tête légèrement penchée alors que le gaillard marmonne il ne sait trop quoi dans sa barbe, à moins qu’il ne soit pas en mesure de comprendre. Il faut dire qu’il reste un individu devant lui, toujours armé même s’il n’est pas très frai. La vision du grand gaillard qui a ratatiné deux de ses comparses ne fait qu’un tour dans son esprit, et il suffit à Thomas de taper du pied au sol dans un « Pchh ! Dégage maintenant ! », le regard insistant et mauvais pour que le vaurien détale comme un lapin.
Thomas entend des personnes crier en arabe à l’autre bout de la rue. Aucun doute, le « gamin » s’est fait prendre et voilà qui n’est qu’un bon retour de bâton. Ça lui rentrera un peu de plomb dans la tête, bien plus qu’ils le pourraient eux-mêmes. Les gens dans le coin n’apprécient pas trop les vauriens et encore moins ceux qui font fuir le tourisme, principal ressort économique de ces petits quartiers. Un instant de sidération plus tard, Thomas tape du pied sur le sol sablonneux pour supprimer les tâches de sang au sol. Il lève méticuleusement le rabat de son sac pour récupérer son ancien tee-shirt, fraichement lavé chez ses amis d’un moment. Il déchire un bout du bas pour l’enrouler autour de son bras, il le noue comme il peut et fourre le reste dans son sac. Puis, il rabat la manche longue de sa tunique, pour couvrir le tissu, puis la deuxième dans un souci de cohérence.

Il percute alors, il comprend enfin ce que voulait dire le type européen, il faut dire qu’il mâchait un peu ses mots et qu’il n’était pas vraiment en état de compléter, un instant plus tôt. Peu importe.

« J-je sais pas. » Il souffle un coup, puis il regarde son bras. « Peut-être, mais je vois mal ce qu’on pourrait faire ici. Il vaut mieux partir d’ici. »

Il regarde à nouveau le gaillard et son haut tâché au rouge. Ça n’a pas l’air grave, il n’a pas l’air de s’en plaindre d’ailleurs, ou bien il a une sacrée résistance à la douleur. Quoiqu’il en soit, il ne peut pas sortir de cet endroit comme ça, il va effrayer la population, pire encore, attirer son attention. Et attirer l’attention c’est ce qui leur valait ces déboires. Il dénoue sa veste de sa taille et l’a lui lance, de toute façon, il n’en a pas besoin pour l’instant et ils font visiblement la même taille, à peu de chose près.

« Mais avant, il vaut mieux couvrir cette petite tâche. Et vraiment, on devrait y aller. Je ne comprends pas tout de ce qui se dit là-bas, mais après leur avoir réglé leur compte, ils vont venir nous voir et très franchement, je ne vois pas comment leur expliquer tout ça. » Il ouvre les bras puis les laisse retomber contre ses cuisses, il grimace un peu en se rappelant qu’il vaut mieux éviter d’appuyer sur son bras pour l’instant. « Il vaut mieux mettre cette veste, vraiment. On aura le temps de tirer les ficelles après … »

Puis, il se retourne et se baisse pour récupérer son plan de la ville. A nouveau à sa hauteur, il commence à partir dans la direction opposée aux voix qui montent toujours plus hautes dans les tours. Son allure est rapide et il évite de trop se retourner. Rapidement, ils quittent le petit quartier marchant pour retourner vers les rives du Nil, une partie peu fréquentée du fleuve, touristique mais pas trop … C’est déjà mieux que rien. Il ralentit son allure et puis il lâche une légère onomatopée, un peu moqueur qui montre toute la dérision de sa situation et de celle du gaillard qui l’accompagne. C’en était presque ironique. Il se retrouvait ici par l’opération d’il ne sait trop quoi, mais certainement pas d’un saint esprit, et à peine il s’en remettait, voilà que d’autres ennuis lui tombaient dessus. A croire qu’il y a vraiment une histoire de destin là-dessous.

Quoi qu’il en soit, Thomas se sentait un peu plus en sécurité, loin de ce quartier. Une léger vent sec humidifié par la brise du Nil vient rafraichir une après-midi éprouvante et chaude. Il s’arrête un instant et reconsidère l’européen. S’il avait vraiment voulu l’attaquer, il l’aurait déjà fait. Vu ses capacités, il en aurait eu l’occasion, au moins deux ou trois fois depuis leur départ, peut-être plus encore.

« Vous savez, il y a des jours comme ça où le destin s’acharne. On est dans un aéroport, tout ce qu’il y a de plus normal, et la minute d’après, plouf on ne comprend plus rien et on se retrouve au milieu du désert face à un chameau et deux égyptiens plus courtois et serviables que ces pauv’es types … L’ironie dans tout ça ? Pff … »

Il s’assit sur le rebord d’un mur en ruine, en se frottant le bras. Il devait avoir l’air d’un fou qui déblatère un gros tas de conneries. Qu’est-ce qu’il pourrait bien y comprendre de toute façon, hein ? Au pire, il risquait juste de se barrer avec sa veste, tant pis, il ne l’aimait pas tant que ça cette veste de toute façon. Thomas le regard à nouveau, un peu plus qu’il ne l’avait fait auparavant. Il doit être un peu plus âgé qu’il ne l’est mais de pas grand-chose.
Il se ravise un peu et lui tend la main, il manquait à toutes les bonnes manières. Probablement le fait de se battre comme des chiffonniers dans une petite rue d’un pays étranger, on en oublie vite ses basiques.

« Thomas. C’était très hum … impressionnant et un peu effrayant. »

Oui, c’est très juste, deux qualificatifs assez représentatifs.
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Ven 28 Avr - 11:33

Je souffle un coup, l’autre en a mis un a terre et se débrouille très bien avec le second, la peur ça reste le meilleur moyen, ça pose de bonnes bases et ça permet de faire avancer les choses dans la bonne direction. Ouaip il est loin d’être un imbécile.

Alors que moi j’ai faillit l’être, perdu dans les brumes du combat je me réveille alors que l’autre m’envoi sa veste après l’avoir regardé faire son bandage de fortune, j’avais oublié le coup de couteau dans le gras, ouaip le couteau ne me manquait pas plus que ça, trop de concentration, trop de détailles, c’est passionnant mais ce n’est pas fait pour la vie. Je soulève ma chemise et tâte, ouaip que du gras, il faut toujours en avoir un peux. Sauf que comme il l’a dit ça tache, alors je mets sa veste et je le suis parce qu’il semble savoir où aller et que j’ai sa veste, ça fait deux bonnes raisons.

Je déambule un instant dans les rues derrière lui, les images du combats repassent encore, dans les silences des rues je retravaille mes mouvements sans vraiment le montrer, dans mon esprit et parfois quelques muscles et puis … Et puis bordel je me rappelle que je ne suis pas en terrain d’entrainement, et que je n’ai sérieusement rien à foutre là, et que je déteste le sable presque autant que la mer. Coup de bol c’est le moment où le dénommé Thomas se met à parler.

Mon cerveau se remet en ordre de marche, il y a des choses qui doivent être faites, genre réfléchir à comment revenir à la maison et comprendre pourquoi … Pourquoi à première vue ces téléportassions me rapproche toujours de quelqu’un qui semble sujet aux mêmes problèmes que moi… J’inspire un coup, plein d’espoir. Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai l’impression que c’est important.


“Je me nomme Luc, et pour ma part j’étais tranquillement chez moi quand je me suis retrouver ici, et chez moi c’est loin dans les montagnes, loin du désert et de toutes ces choses, Mais je préfère pfioute c’est bien plus marrant pfioute non ?

Je ne suis pas vraiment impressionnant, j’ai travaillé ce genre de choses, j’ai travaillé dans les armes une partie de ma vie. Alors on apprend, et les couteaux c’est … Les gens sont prévisible, il existe peux de passes. Donc il n’y a rien d’étonnant, en un mois tu serais capable de faire ça sans aucun souci.”

Non ce qui m’embète le plus c’est qu’à première vue tu as aussi fait Pfioute et qu’on se retrouve entre hommes qui font pfioutes contre leur gré … Voilà ce qui m’embête. Tu connais un médecin dans le coin ? Ca serait pas mal qu’on aille montrer ça, si tu parle la langue un infirmier ou pharmacien suffira, normalement c’est leur boulot. Et si pour le miens je doute qu’il y ai quo que ce soit à faire pour le tiens j’ai des doutes…

Accessoirement, prends ça … Il y a des chances qu’on ai besoin de se recontacter, il y a tout ce qu’il faut dans la puce RIFD. C’est important entre gens qui font Pfioute non ?”


Je sors ma carte, celle qui est privé et que j’ai déjà donné à Mona, celle avec à l’intérieur un adresse sur le black-net où l’ont peut me joindre, ma carte où il est écrit : Docteur Luc de Vernet Laird of Blackwood, Consultant en neurotoxine, armement, chimie, explosif, et spécialiste de la pharmacopée élyséen.

Je ne sais pas trop pourquoi, probablement parce qu’il y a un truc vraiment important quand on fait des recherche qui est l’échantillonnage, avoir des patients, des gens sur qui travailler et donc des informations …

Je sors mon téléphone, un satellitaire de CAT, autant dire que là, en pleine ville le machin capte tout les réseaux qu’il peu et que c’est l’orgie. Il a même trouvé un spot wifi et me propose de faire les mises à jour. Je n’ai pas vraiment le temps … Puis je cherche les médecins à proximité, il doit forcement y en avoir, et même avec des mots clefs en Anglais, Google est mon ami pour le reste. Puis je montre la liste de ceux proche à mon collègue d’emerde :


“A toi de choisir !”

Je suis contant d'avoir un collègue d'emerde et pas un gamine bizarre ...
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Mer 3 Mai - 2:02

Contrairement à l’impression qu’il semblait donner, Thomas se dirigeait dans les rues du Caire avec un appoint digne d’un comédien. Ce n’est qu’en agrégeant les maigres informations du plan incomplet et peu lisible, de ses souvenirs d’adolescent, d’une grosse pincée de chance et d’une belle louche de feeling qu’il parvenait à décider s’il fallait tourner à droite ou gauche, continuer tout droit ou bien rebrousser chemin. Sa destination était aussi incertaine qu’il est évasif à son sujet.  

Thomas sort finalement de sa torpeur, le dos droit et le regard suspicieux quand son camarade aux techniques paramilitaires se joint à lui, le plus sérieusement du monde, en lui indiquant qu’il se trouvait chez lui avant de débarquer dans le désert. Et son chez lui, c’est dans les montagnes, autant dire que ça ne court pas les rues dans le coin. Il y avait un peu d’ironie dans le ton de Thomas et du fatalisme aussi, celui qui vient juste après une entaille dans le bras. La réponse de Luc avait le mérite de tout remettre à plat, il était bien l’une des « victimes » des sauts spatio-temporels à travers le monde. Dans le cas contraire, ça ne pouvait signifier que deux choses. Luc avait une grande imagination ou bien un goût un peu trop prononcé pour les buvettes.
En plus, il prenait tout ça très au sérieux, même s’il se déguisait lui aussi derrière un surnom … Thomas n’aurait su dire de son « plouf » ou du « pfioute » de Luc ce qui qualifiait le mieux le phénomène dont ils faisaient l’objet l’un comme l’autre. Toutefois, sa remarque avait encore une fois le mérite de lui arracher un sourire amusé qui se conclut dans un rire étouffé, à mesure que les onomatopées s’amoncelaient et se répétaient donnant lieu à des situations qui laissaient place à toutes les imaginations.
Toujours souriant, malgré l’adversité, Thomas en oubliait presque son bras qui le lançait par moment. Il passe son doigt sous son œil, mécaniquement, comme pour se remettre de ses émotions. Bien sûr qu’il ne serait pas capable de maîtriser une arme blanche ou une situation chaotique, comme celle qu’ils venaient de traverser, avec le professionnalisme de Luc. Jake, son frère, le pourrait probablement, mais c’est un militaire, un homme de terrain, Thomas sait tout juste éviter les coups – et encore, son bras démontre son efficacité – et se défendre aussi bien que possible. Rien de plus, et même un mois d’entrainement ne suffirait probablement pas à atteindre la capacité d’anticipation de son interlocuteur, il en avait bien conscience. Puis, ce n’était pas vraiment à l’ordre du jour, même si la remarque de Luc avait de quoi flatter son orgueil.

Luc lui tend une carte noire gravée à son nom avec toute une suite de titres et fonctions plus ou moins évocatrices. Il la saisit entre deux de ses doigts et la tourne dans tous les sens. Il faut dire que ce genre de cartes ne sont pas communes. C’est vrai ça, même dans son domaine professionnel, il est rare de s’échanger des cartes munies de puces RFID. La plupart du temps, un bout de carton joliment orné fait l’affaire, et plus souvent encore, les échanges de numéros et d’adresses se font sur le coin d’une serviette tâchée d’un rond de café laissé par une tasse. Au final, c’est un peu un badge que lui donne Luc, avec une sorte d’accès nominatif, ou quelque chose du genre. Il aurait bien le temps de le découvrir, en prenant moult précautions.

« Merci, je la garde. Là, tout de suite, je n’en ai pas à offrir en retour par contre. » Dit-il en rangeant la carte dans la poche arrière de son pantalon, après avoir pris le temps d’observer la facture de la carte à l’allure de badge d’accès à une société privée d’un genre particulier. « Malheureusement, non je ne connais pas vraiment de médecin. Enfin si, mais ça fait longtemps il est peu probable qu’ils exercent encore … et puis … »

Et puis, au final, Thomas n’était pas sûr que frapper à la porte du médecin traitant de ses années passées dans le coin soit la meilleure des idées. D’autant plus qu’il fait partie prenante du « petit carnet des professionnels » de son militaire de père. Autant éviter tout ce qui pourrait l’alerter. Il est évident que Thomas se passerait bien d’un interrogatoire de son rigide paternel. Il élimine immédiatement la clinique du médecin des destinations possibles.

« Et malheureusement, je ne parle pas la langue non plus. Juste les mots d’usage, les présentations, bonjour, bonsoir, merci … Je doute que ça me suffise à établir un descriptif clair d’une blessure. »

Luc lui montre une liste de nom sur son énorme téléphone portable. Thomas travaillait parfois sur des appareils de ce type, mais il n’en avait jamais utilisé au quotidien. Décidément, Luc lui apparaît comme un individu parait à toutes les situations. C’est à la fois intéressant et étrange, d’ailleurs. Il se frotte le menton en plissant les yeux pour lire malgré le contre-jour et il raisonne par élimination pour choisir son médecin. Thomas pointe finalement un nom du doigt.

« Celui-là, à la rigueur, c’est la clinique la plus proche. Elle n’est pas très loin … » Dit-il en pointant une zone sur le plan. « On devrait y être en un peu moins de cinq minutes à pied, si on ne traine pas. Si j’en crois l’endroit et le nom de la clinique, il est même probable qu’ils parlent français et anglais. »

Luc lui laissait le choix, et le choix le plus cohérent à son sens, c’était le plus proche. Il n’avait que peu de liquidité sur lui, et que des dollars, pas une seule livre à disposition pour payer un taxi. Sur le chemin, il gratte de temps en temps son bras avec un air un peu crispé. Pour être parfaitement honnête, que ça le gratte, ça l’inquiète un peu, mais il n’y peut pas grand-chose en l’état. Il n’est pas médecin et il n’avait pas non plus des bandes stériles pour recouvrir la plaie. En dépit, Thomas continue donc à frotter le tissu en évitant les zones supposément sensibles et en gardant le rythme.

« Hum … Vous étiez vraiment sérieux avec vos montagnes ? »

En tout cas il avait l’air très sérieux, surtout en comparaison à l’air un peu ahuri de Thomas. N’importe qui aurait rigolé ou fuit, c’est au choix en fonction des caractères. Il ne s’attendait pas à une telle convergence de point de vu. Ca le questionnait de plus en plus alors qu’ils arrivaient devant la porte de la clinique. Thomas ouvre la porte à Luc et ils sont accueillies par une secrétaire médicale qui leur tend mécaniquement des formulaires, un chacun, en leur indiquant une salle d’attente. Une salle qui ressemble plutôt à une sorte de sas de pré-examen avant de dispatcher les patients. Il n’y a pas grand monde. La secrétaire ne semblait pas bien préoccupée par la raison de leur venue, mais – et c’est important – elle arborait un sourire chaleureux qui se voulait rassurant. Visiblement, ils sont immédiatement catégorisés puisqu’elle emploie naturellement l’anglais pour leur communiquer les mots d’usages et leur annoncer qu’on viendrait les voir rapidement.

Thomas se dirige vers un siège en lisant à voix basse le formulaire qui détaille des informations assez banales, notamment des contre-indications et la nature de la visite. Il fait frai dans la salle. Le différentiel de température le fait un peu frissonner et le surprend, mais rapidement, il s’adapte à ce tout nouveau climat. Tout en remplissant les premières lignes, Thomas se rend compte qu’il n’a pas développé sa question précédente … C’est peut-être mieux ainsi au final. Pour le moment en tout cas, ils y viendraient bien assez tôt. Une salle d’attente n’est peut-être pas le meilleur endroit pour hypothétiser sur la concordance de deux phénomènes de téléportation parfaitement imprévisibles.

« Et puis, elles sont d’où tes montagnes ? » Il s’autorise à le tutoyer, Luc faisait fi des conventions avant lui. « Ha, et, … hum … comment dire, tu fais quoi dans la vie pour te balader avec des cartes de visite et en plus des cartes de visite avec de l’électronique embarquée ? Non, parce que ce n’est franchement pas commun … Si c’est pas indiscret, hein ! » Il se ravise un moment en tapotant son nez avec le bouchon de son stylo. « Enfin, y’a rien de très commun aujourd’hui … C’est vrai, au final. »

En y repensant, c’est vrai que rien n’est commun dans cette histoire. La dernière fois n’avait pas été commune non plus. C’est à croire qu’en plus de faire des bonds à travers le temps et l’espace, même les situations dans lesquels il se trouve embarquée.
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Jeu 4 Mai - 15:36

“Hum …”

Tranquillement assis dans la salle d’attente je regarde mon confrère de malheur et ses question, il est à la fois à fond et mal à l’aise, il était mieux face à l’homme au couteau, plus fier, plus franc, là c’est comme si il était revenu sur lui-même, comme si il avait fait sa déclaration sans trop y croire et que tout à coup tout lui revenais dans le visage … Peut être parce que la réceptionniste n’était pas assez mignonne pour faire cette effet là, encore que, les gouts c’est toujours un bonne dose d’aléatoire condenser avec le “standard de beauté montré à la télé”, et ça c’est la même chose pour les mec et les demoiselles, si tu n’est pas dans la standard il vas falloir que l’aléatoire soit bon. Si t’es dans le standard, bah sujet de philo, qu’est ce que la beauté sinon un standard qui évolue au cours des époques et dépendant des classes sociales ?

Mais là n’est pas vraiment la question, on dérive là, sèchement même, sur ce genre de réflexion, non ce qui importe n’est pas là, on est dans une salle d’attente et l’autre c’est excuser de ne pas avoir de carte de visite, jusque là tout est rien est étonnant, à part en Asie, ne pas de donnée de carte de visite en retour est loin d’être un crime. Ensuite je me dit que le gamin n’est pas dans une grosse boite parce que à part quelque une la plus part utilise des cartes avec RIFD surtout pour les haut placer, ça en jette un peu et ça coute tellement rien que n’importe quel particulier peut s’en faire faire une … Les liens avec un serveur sur le black net ça c’est autre chose mais sur le point visible … Ensuite il n’est pas curieux ou alors n’a pas de Smartphone parce n’importe quelle Smartphone peut lire une RIFD maintenant, vous croyez que c’est fait comment les payements par appositions de Smartphone ?

Enfin, il hésite, genre rien ne se passe comme il avait prévu … Jusque là c’est pas vraiment étonnant, moi aussi rien ne se passe comme je l’avait prévu mais passer le choc c’était aussi mon boulot, si tout ce passe comme on l’a prévu il n’y a pas de recherche et pas de chercheur … C’est ce que je disait à mes stagiaires quand ils venaient me dire qu’ils ne comprenaient pas et que c’était trop dure, “si c’était simple, facile et innée il n’y aurait pas recherche mon grand. Et ça sert à rien de laisser trainer des sandwiches dans ton bureau la pénicilline à déjà été trouvé Sir Alexander Fleming Junior …”. Ou alors c’est sa première ou dans ses premières téléportassions, ou alors j’ai mal comprit …

Hum … Mouaip … Ou alors j’ai mal comprit.


“Ca dépend si tu étais sérieusement dans un aéroport et plutôt dans quelle aéroport tu étais sérieusement.
Pour le reste si tu sait lire l’anglais c’est marqué sur ma carte, je suis un ancien scientifique, mais en vérité j’ai subit une belle reconversion que suive au final pas mal de post-doc même si je n’ai pas vraiment fait le même chemin, je suis maintenant éleveur de chèvre.

Mais oui il n’y a rien de bien commun aujourd’hui. Alors lève la tête et hésite pas trop, tiens d’ailleurs pendant qu’on y est, notre mensonge :

On est ici avec des amis, et des amiEs, on est passé par la place de la ville et tu as voulut montrer que toi aussi tu savais jongler avec des sabres, et on sait tous comment ça c’est finit, nos amis vont bien ils et elles nous attendent à l’hôtel je doit les rappeler après la consultation pour savoir si tu as tournée de l’œil durant tes points de suture et si il m’en a fallut aussi.
Et si ça ne te vas pas c’est pareil, c’est toi qui est blesser au bras le reste est peu crédible.
Ceci dit il semble que … Tina ? Tina, se fait pas mal de souci ! Ce qui explique que tu semble sous le choque, et puis moi je viens juste d’esquivé la mort et me dit qu’heureusement qu’on n’a pas croisé un avaleur de sabre hein ?!

Bien, bien, bien je crois qu’on vient nous voir. Tes affaires sont restées dans quel aéroport ? Que si j’ai du temps je te trouve un vol, c’est pratique ces Smartphones hein ?”


Je lui sourit alors que la demoiselle se dirige enfin vers nous, enfin, parce que bon si moi j’ai peut être une tache de sang qui dépasse lui c’est pas raté le bras y’avait peut de chance qu’elle ne le voit pas donc dans le doute il y a des chances qu’on passe plus vite que le gamin qui tousse même pas du sang …
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MessageSujet: Re: A la redécouverte de l’Egypte ... [Luc]   Ven 5 Mai - 14:48

En attendant que Luc lui réponde et décortique ce qu’il venait de dire, Thomas se contente de remplir son formulaire avec les informations dont il se souvient le mieux. A vrai dire, les démarches sont bien plus simples par ici, on ne lui demande pas des antécédents sur plusieurs années, par exemple. Ici, le formulaire tient sur un peu plus d’une page et il faut croire que les traitements en cours, les allergies et le groupe sanguin sont les informations qui préoccupent le plus les médecins, ainsi que la nature de la visite. Dans son cas, il ne sait pas trop quoi cocher, il se contente donc de décrire les choses le plus clairement possible.

Finalement, Luc lui divulgue le fond de sa pensée qui fait suite à une onomatopée plein de sens … le fameux ‘hum’. Au premiers abords, Thomas ne comprend pas bien où il veut en venir et surtout à quoi il répond en parlant de quel aéroport il vient … ça ne lui dit pas s’il était sérieux en parlant de montagnes. Bon, il n’attendait pas vraiment de réponse. La question était plutôt rhétorique.

La suite se compose de plusieurs petites frappes plus ou moins mesquines, presque puériles en fin de compte. Concernant son questionnement sur sa capacité à lire l’anglais, il se contente de tapoter le feuillet qu’il remplit. Et oui, non seulement Thomas lit l’anglais, mais il le parle et l’écrit aussi, comme un bon petit soldat anglophone. Il ressort tout de même la carte du bougre dans le souci de montrer son intérêt pour la chose. Effectivement, le descriptif de ses multiples compétences n’a pas changé depuis sa première lecture et maintenant. Thomas s’autorise à soupire plein d’un soulagement très sarcastique, il n’a pas perdu sa capacité à lire sa langue natale dans ce court lapse de temps. Bref …
Vraisemblablement, ladite carte n’est plus en parfaite adéquation avec sa profession actuelle. Bien qu’il n’ait pas fait les frais de ces fameuses reconversions, il a plusieurs contacts qui se sont tournés vers des branches totalement différentes pour des raisons diverses et variées. Quoi qu’il en soit, le descriptif sur le carton noir, loin d’être rassurant, est à la fois précis et tellement vaste qu’il est bien difficile de se faire une idée de la profession du fameux Dr Luc de Vernet … ou plus exactement de ce son domaine d’activité. Scientifique, c’est un terme bien vaste et générique, tout autant que la particule des docteurs. Il pourrait bien utiliser la fameuse connectivité de ce bout de carton pour avoir de plus amples informations, mais … n’est-ce pas un peu absurde de se référer à une page lorsque l’on a la personne en question face à soi. C’est un peu à la base de la communication. Et puis, cette connectivité des cartes de visite, c’est loin d’être un outil qu’il a eu l’occasion d’utiliser malgré ses échanges de contact dans des congrès ou lors de conférences avec ses clients. Il faut croire que travailler aux responsabilités pour une société de développement américaine d’ordre gouvernementale ne donne pas accès à ce genre de privilège. Thomas hausse les épaules … Il reste convaincu qu’une bonne communication, les contacts de base et éventuellement un petit QRCode qui pointe vers une page en ligne (si vraiment on veut se la jouer tendance), c’est bien suffisant. Le reste n’est qu’une suite de gadgets « fancy ». Et Dieu seul sait, comme il raffole des gadgets. A moins que la carte en question ait une autre utilité, moins conventionnelle, auquel cas il l’explorerait en temps voulu … et avec un peu plus de méthodologie.

Thomas range à nouveau la carte avant que Luc enchaine, mais pas sur son parcours, malheureusement. Il était bien curieux dans savoir un peu plus sur son ancien et son nouveau travail, ce qui l’a conduit de l’un à l’autre et pourquoi pas, briser le secret de la localisation de ses montagnes … Tant pis, il sera toujours temps d’y revenir plus tard. Au lieu de ça, Luc commence à élaborer un scénario digne d’un film de série B. Il y avait des jongleurs de sabres, en l’occurrence, votre humble serviteur, mais aussi leurs amis qui les attendraient dans un hôtel il ne sait trop où … Thomas écarquille les yeux et se redresse, il ne comprend pas bien où son critique camarade d’infortune veut en venir … Il y avait aussi une Tina. Une Tina très inquiète au sujet de l’état de Thomas, ce qui expliquerait son état de choc. « Mais si c’est la Tina qui est inquiète, ce n’est pas elle qui devrait être sous l’effet d’un choc ? … Et puis je suis inquiet, pas en état de choc … » pense-t-il en cherchant à assimiler et comprendre le flot d’informations. Ha ! Oui ! Et Luc vient aussi d’échappé à la mort, mais il n’est pas choqué par contre et il est heureux d’avoir échappé à une rencontre avec un avaleur de sabre.
Il faut un moment de réalisation à Thomas, un moment il se demande dans quel monde Luc peut bien vivre pour que tout ceci lui paraisse crédible. La complexité de son récit lui parait incroyablement surfaite et hors contexte … des jongleurs et avaleurs de sabre, au Caire en 2017 et pas dans un spectacle de pseudo-fakirs occidentaux dans un cirque de phénomènes ? Quoi qu’il en soit, Thomas a l’injonction de suivre cet énorme bobard et s’il n’est pas d’accord, visiblement, c’est pareil. « Oui, bien sûr chef ! » pense-t-il encore une fois. S’il en avait le temps il se serait même levé pour faire un salut militaire.

La secrétaire médicale commence à s’approcher, toujours avec le même professionnalisme et du sérieux, il lui en faudrait si Thomas lui servait une telle salade. Il se lève et à juste le temps de dire deux mots au montagnard scientifique, avec un air toujours aussi surpris, même déboussolé.

« Non, j’avais pas d’affaires … Je viens de New York, lâche-t-il dans l'empressement. Mais Luc, dans quel monde tu vis ? On n’est pas dans un conte des mille et une nuit. On ne jongle pas avec des sabres et on n’en avale pas non plus dans les rues du Caire. »

La secrétaire lui indique de le suivre en récupérant le formulaire. Elle le conduit dans une petite pièce et lui demande de s’installer le temps qu’un docteur – un autre – vienne l’ausculter. Il a encore un peu de temps pour repenser à cet échange un peu hors du commun. Pour être honnête, il a déjà du mal à se souvenir des termes exacts de l’histoire de Luc. Et puis quand bien même, qui demanderait sérieusement un tel degré de détails, ceux sont des médecins pas des inquisiteurs. Leur travail consiste à soigner.

Un homme en blouse d’un peu plus de la cinquantaine qui répond au nom de Dr Badr entre dans la pièce, accompagné par une jeune femme, probablement en internat de médecine à en croire sa blouse plus courte au niveau de la longueur et des manches. Elle reste un peu en retrait et prend des notes. Thomas décide de laisser ses questionnements derrière lui, pour l’instant, et retrouve une mine plus convenable, plus avenante.

« Qu’avons-nous là ? Monsieur …
− Doyle, termine l’interne. »

Thomas relève sa manche et tend son bras au médecin. Ce dernier enfile une paire de gants et découpe le tissu de l’ancien tee-shirt de Thomas. Il s’arrête lorsqu’il commence à voir de quoi il s’agit et lui demande de retirer sa tunique avant de continuer. Le jeune homme s’exécute sans trop discuter les demandes du médecin.

« Dalia, faites donc un bilan. Le cœur, les poumons, la tension, vous connaissez la démarche. Ca ne vous dérange pas, Thomas c’est ça ? Demande-t-il en feuilletant le formulaire.
Hum, non, enfin je suppose que non.
− Qu’est-ce qu’il vous est arrivé, pour vous tailler une si belle chicane comme celle-là ?
Je me suis … coupé avec … une lame tranchante. Je suis un peu … maladroit. » Il énonce tout ça avec une conviction faiblarde, mais ça convient visiblement au médecin.
« C’est le cas de le dire, jeune homme. Et cette lame, elle était propre, neuve, pas rouillée au moins ? C’est douloureux ?
Non, je suppose, je n’ai pas vraiment pris le temps de vérifier. Oui ça l’est, assez, sensible surtout.
− D’accord, d’accord … » Comme prévu, il ne cherchait pas vraiment à en savoir plus.
« Respirez fort, demande l’interne, encore une fois Thomas s’exécute. Parfait, tout me semble parfait, le pouls est un peu élevé, mais c’est cohérent avec la blessure.
− Tout à fait, atteste le médecin en chef en griffonnant ses observations. Très bien, nous allons commencer par désinfecter la plaie et ensuite on refermera tout ça avec quelques points. Et je vous fais un rappel du tétanos en prévention. On n’est jamais trop prudent après tout. Vous êtes accompagné ? »

Thomas relève la tête de son bras. Un léger silence s’installe avant qu’il ne percute.

« Oui … hum … dans la salle d’attente et nous avons des … amis qui nous attendent en ville.
− Très bien, pas d’allergies particulière à un médicament, pas d’antécédents ?
Pas à ma connaissance.
− Et bien, voilà un cas plutôt classique. »

Par la suite, les choses vont vites. L’intervention ne prend qu’une dizaine de minute, plutôt désagréable malgré la légère anesthésie. Le docteur Badr fait preuve d’une rapidité et d’une gestuelle admirable. Lorsqu’il termine son office, il fait claquer ses gants, les retire et les jettes dans une poubelle dans un lancer franc de toute beauté.

« Joli tir !
− Haha ! Merci ! Dalia, je vous laisse faire le bandage, le rappel, fournir une boite d’analgésiques à ce monsieur et une sucette pour son courage. » conclut-il avec un sourire moqueur et sort de la pièce en laissant la place à sa jeune élève.
« Alors, qu’est-ce qu’il vous est arrivé exactement ?
C’est … une … longue … histoire.
− Je vois, je vois. J’ajouterais quelques pansements d’avance.
Volontiers, je n’ai pas ce genre de choses sous la main.
− Sinon vous pouvez toujours repasser, je vous en ferais un nouveau. »
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