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 Thomas Doyle

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Messages : 103
Points de Complot : 374
Fiche : Pit, alias Gyb
Date d'inscription : 19/02/2017
Lieu : New York, US (originaire de Londres)
Occupation : Ingénieur informaticien et électronicien, hacker

MessageSujet: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 3:45


Nom : Doyle
Prénom : Thomas, Peter
Diminutif : Tom
Pseudonyme : Il a le même depuis qu’il est jeune, « Pit » en référence à Peter, qu’il agrémente éventuellement d’une dernière syllabe ou bien d’un symbole en fonction du site et de son humeur. Il utilise le pseudonyme « Gyb » pour ses activités plus borderline.
Âge : 27 ans (3 mars 1990, banlieue de Londres)
Genre : Masculin
Pouvoir : oui, [Nouveau]
Lieu d’habitation : New York, US.
Il vit dans un appartement sur les toits d’un quartier de Manhattan, non loin de la non moins fameuse « Silicon Alley » où il travaille plus ou moins quotidiennement. Ce n’est pas extrêmement grand, mais abordable et bien suffisant pour ses besoins actuels. Il apprécie vraiment son quartier qu’il arpente depuis maintenant quelques années et qu’il n’envisage pas de quitter pour l’instant, sauf raison valable et exceptionnelle.
Métier : Ingénieur informaticien/électronicien serait probablement la dénomination la plus généraliste mais, il se voit plus comme un consultant technique intérimaire bien qu’on le qualifie plus souvent comme un « développeur de solutions hardwares et softwares ». Aujourd’hui, il serait tout à fait acceptable qu’il se définisse comme un ingénieur freelance salarié …, en tout qu’à il apprécie fortement de le penser. Hacker.
Langues parlées : Anglais et Français (langues maternelles), Allemand, un brin vraiment pas glorieux d’Italien (les présentations basiques). Il connait aussi – et surtout – plein d’expressions potaches ou non et d’insultes dans des langues variées (après tout c’est la première chose que l’on apprend, non ?). Toutefois, il serait bien incapable de comprendre une conversation dans ces langues et encore moins de la tenir, il ne connait que des mots, des expressions.



description

Thomas Doyle vit actuellement dans un appartement abordable sur les toits d’un quartier de Manhattan, à New York, non loin de la fameuse « Silicon Alley » où se trouve le bâtiment dans lequel il lui arrive occasionnellement de travailler. Toutefois, les Etats-Unis n’est pas son pays d’origine, et il n’a pu acquérir la nationalité Américaine que tardivement après de nombreuses démarches et des soutiens non négligeables. Il est initialement originaire de la banlieue de Londres. L’Angleterre – disons la Grande-Bretagne – reste sont pays d’accroche puisqu’en dehors de ces quelques dix dernières années passées en Amérique, c’est le pays où il a vécu le plus de temps, c’est-à-dire sa petite enfance. Si on omet les mois de vacances entre Calais, Paris et Arcachon en France, le pays d’origine de sa mère.  

Une partie de sa jeunesse et de son adolescence, jusqu’à l’année de ses 18 à ses 19 ans a été rythmée par des voyages autour du monde, à raison de six à douze mois par pays. Son père, militaire, était amené à se déplacer de pays en pays dans le cadre de sa profession et la famille a donc suivi le mouvement. De cette expérience, la fratrie s’est soudée et Thomas en est ressorti avec une grande ouverture d’esprit vis-à-vis des personnes et des cultures, mais surtout avec une facilité presque mécanique à aller vers les autres. Autant dire que c’est une capacité qui devient vitale lorsqu’il faut tout reconstruire dans de si petites périodes de temps. Par contre, quitter son cercle d’amis et ses habitudes a toujours été d’une grande difficulté. Aujourd’hui encore, même s’il a acquis une plus grande maturité, quitter sa famille, ses amis, son environnement pour une période longue et indéterminée est assez complexe. Il porte le plus grand soin à rester en contact avec chaque membre de son cercle familial proche et à leur rendre visite régulièrement s’ils se sont éloignés.

Thomas n’est pas particulièrement ambitieux, un minimum tout de même et il aime aller au bout de ce qu’il entreprend. Il est déterminé mais il ne recherche pas la gloire ou une grande reconnaissance. Il apprécie toutefois les félicitations de circonstance lorsqu’il livre ses travaux ou même un simple signe approbateur. C’est aussi un moyen de s’assurer que rien ne sera à refaire. Au final, il prend les choses comme elles viennent et s’il le peut, il tente de concrétiser les opportunités en quelque chose dont il n’aura pas à rougir. De façon assez similaire, il n’est que peu intéressé et ne cherche pas à s’enrichir plus que nécessaire, plus qu’il en aurait le besoin. Il n’est pas pour autant d’un altruisme sans limite. Il est toujours présent pour donner un coup de main à ses proches ou même à qui se manifesterait mais dans une certaine mesure … De son avis, il se situe à mi-chemin, mais professionnellement il considère toujours que rien n’est vraiment gratuit et que son travail mérite un salaire équivalent à son engagement dans la tâche. Dans son emploi comme dans la vie, il donne une grande importance à sa liberté et il lui ait déjà arrivé de « tout plaquer » pour rester intègre et surtout conforme à ses principes. Par ailleurs, bien que ses agissements soient parfois d’une légalité douteuse, il pèse systématiquement le pour et le contre pour évaluer les dommages que ses actes pourraient engendrer, surtout lorsqu’il s’agit d’aller fouiner et d’outre passer les limites qu’on lui impose. Le challenge est parfois trop tentant, surtout lorsqu’il s’agit d’entrer dans des systèmes qu’on lui présente comme complets. Toutefois, il cherchera toujours à suivre a minima la ligne de conduite qu’il s’impose, son « code à lui ».

Dans la vie de tous les jours, Thomas est un bon vivant et d’une humeur plutôt constante et enjouée, joueur et globalement heureux. Il a presque toujours le sourire aux lèvres, même lorsqu’il se trouve en difficulté. Il ne montre que rarement ses faiblesses et ne parle que tout aussi rarement de ses ennuis. Sauf à quelques personnes dont il sait l’oreille attentive, bienveillante et discrète. C’est un homme ouvert et chaleureux, pas vraiment bagarreur et facile à vivre. Il joue aussi de la guitare, ce n’est pas un virtuose mais après des années de torture à déchiffrer des partitions, des gammes et de solfège – imposé … oui –, il prend enfin plaisir à en jouer régulièrement.

D’une manière générale, face au conflit il joue la carte de l’indifférence et cherche à désamorcer les tensions en jouant sur une grande vraie ou fausse compréhension, le sarcasme parfois ou encore un humour franc. Si toutefois, les tensions grimpaient d’un cran pour se mouvoir en violence, il cherchera systématiquement à esquiver le conflit comme les coups – et il est plutôt doué à ce petit jeu. Si cela s’avère nécessaire et inévitable, il sait se défendre et défendre, comme son militaire de père lui a enseigné. Les nombreuses bagarres véhémentes ou amicales avec son frère ainé l’ont aussi beaucoup aidé à acquérir une bonne garde. Malgré sa bonne mine habituelle, il lui arrive d’avoir des coups de sang auquel cas il vaut mieux ne pas trop chatouiller sa patience, mais c’est assez rare.

Thomas est plutôt grand, il culmine à un peu plus du mètre quatre-vingt à peu près comme son père mais moins que son frère ainé – et de presque une tête. Son allure générale est plutôt ordinaire, il se fond bien dans le paysage New-Yorkais. Il est plutôt vif, actif dans son allure proportionnellement taillée. Il se maintient dans une forme qu’on lui qualifie d’athlétique, mais au final il est juste sportif et pratique la course régulièrement (on l’y pousse beaucoup) et le basket (sans qu’on ait besoin de l’y pousser). Au niveau de son omoplate gauche, deux aiguilles croisées surplombées d’un engrenage – de petites tailles – sont tatouées, accompagnées de l’inscription « Tempus Fugit ». Son visage est légèrement allongé, son nez plutôt fin et ses yeux sont bleus mais tirent un peu vers le gris. Il arbore une chevelure courte faussement désordonnée et coiffée vers la gauche sans former de raie. Ses cheveux sont châtain clair tout comme la barbe courte qu’il arbore et qui donne un peu de rondeur à ses joues.

D’un point vu purement vestimentaire, il porte des tee-shirts unis ou sur-imprimés, des chemises, parfois les deux, et généralement une veste en tissu ou en cuir, ainsi que des jeans la plupart du temps tenu à la taille par une ceinture. Au pied, il ne porte des baskets que lorsqu’il prévoit de courir, sinon il portera généralement une paire de tennis ou parfois des chaussures de ville un peu plus strictes de couleurs noires. Il n’est pas bien compliqué … A son poignet gauche, on trouve une banale montre à cadran mécanique et capricieuse, ainsi que deux bracelets composés de billes en bois brun pour l’un et en ce qui pourrait ressembler à du jade pour l’autre, mais il n’y croit absolument pas.

réactions

FACE A L’AGRESSIVITE :   Thomas est un individu plutôt retors, d’une humeur naturellement positive et le faire sortir de ses gonds nécessite des efforts et un faisceau de causes un peu plus complexes que la simple agressivité verbale. L’indifférence reste son arme de prédilection dans ce genre de circonstances ou la dérision, qui peut-être interpréter comme une provocation, mais qui désamorce parfois les ardeurs trop prononcées de quelques hurluberlus. Si toutefois l’agressivité devenait plus physique que verbale, il tentera au maximum d’esquiver les coups comme on lui a enseigné. Par contre, on lui a aussi appris à se défendre – et éventuellement à défendre. En conséquence, bien que Thomas ne soit pas triple dan d’un quelconque sport de combat, il pourra toujours riposter si cela s’avère nécessaire et inévitable … Il faut bien que tous les bleues, tous les coups donnés ou reçus et les bagarres fraternelles de son enfance servent à quelque chose.  

FACE A L’ECHEC : L’acharnement de Thomas a des limites pourtant ça ne l’empêche pas de mobiliser tous les efforts nécessaires pour mener ses objectifs à bien. La plupart du temps, il préfère écarter la simple idée d’échouer et ainsi éviter de focaliser sur les conséquences fâcheuses ou même futiles qui pourraient en découler. Echouer n’est bien évidement pas une option appréciable, réussir est bien plus satisfaisant. Une nouvelle difficulté (ou un échec) est aussi un moyen de repousser les limites de ce qui est acceptable. Plus la tâche est ardue, plus les limites sont lointaines et moins son intégrité résiste à changer pour des méthodes moins conventionnelles. Il en découle de nouvelles tentatives prenant en compte les informations résultantes de l’échec précédent, c’est probablement pourquoi il a une telle affection avec le monde du jeux-vidéo. Après tout cela, s’il fait face à un échec insurmontable, sa bonne humeur constante s’en verrait probablement amochée. Pour autant, il ne se roulera pas en boule dans le coin d’une pièce. Il se résoudra plutôt à chercher une aide précieuse pour compenser ce qu’il lui manque.

Par contre si son échec conduit à blesser ou pire conduit à la mort d’une personne, il est impossible de savoir exactement qu’elle serait sa réaction. Elle dépendrait probablement des circonstances, des protagonistes, de l’alignement des astres … peut-être pas.

FACE A UN EVENEMENT SURNATUREL :  Dans un premier temps, l’étonnement très certainement et une pointe de confusion, d’autant plus si ça ne ressemble en rien à ce qu’il a déjà pu voir pendant ses voyages. Il existe des coins partout à travers le monde avec des personnes vraiment surprenantes et même si aujourd’hui il est possible d’expliquer la plupart de ces phénomènes, Thomas aime conserver une part de mystère et d’inexplicable … sauf quand la solution est trop évidente.
Il n’est pas vraiment croyant, disons plutôt qu’il ne sait pas encore s’il peut ou veut croire en une force « supérieure » quelle qu’elle soit. En conséquence, dans un second temps, sa curiosité l’emportera sur l’étonnement et il cherchera souvent une explication qu’elle soit rationnelle ou non, simplement un début d’explication à évaluer probable ou non par la suite. Un événement surnaturel ou même simplement inexplicable aura tendance à le sidérer pendant une courte période, puis le mobiliser plus ou moins activement. S’il n’a aucun éclaircissement, il finira par reprendre le cours de sa vie jusqu’au prochain événement ou bien qu’on lui en reparle, ou bien encore qu’on lui apporte des indices supplémentaires.

FACE A UN(E) PARFAIT(E) INCONNU(E) :  Dans la rue, à moins qu’il ait une raison d’aller à la rencontre de l’inconnu ou bien que la personne en question attire son attention, il passera son chemin. Une réaction plutôt évidente, finalement. Dans l’un des cas précédents, il irait à la rencontre de l’inconnu et se présenterait en adaptant son comportement à son interlocuteur. Thomas est un bon vivant, plutôt sociable et souriant, assez malléable quand il s’agit de sympathiser. Il fera éventuellement preuve de légèreté pour mieux s’adapter. Il ne prend pas la méfiance à mal et cherche à en savoir plus sur son interlocuteur avec une forme de réciprocité. N’attendez pas pour autant qu’il vous livre ses petits secrets sur un plateau d’argent, il sait aussi se préserver.

FACE A UNE CELEBRITE QU’IL ADORE :  Il faut bien admettre qu’il s’y connait assez peu en célébrité. Mais d’une manière générale, face à une personne qu’il admire il éprouve de l’appréhension. Mais qui sait, en situation et après un moment d’hésitation le plus total, si elle lui semble abordable il pourrait se prendre à aller la saluer et pourquoi pas entamer une discussion d’une futilité affligeante. Avec un peu de courage, rien n'est impossible … Non ?

SI ON LUI PROPOSE UNE GRANDE SOMME D’ARGENT SANS RIEN DEMANDER EN RETOUR : Tout d’abord, on offre rarement une somme d’argent conséquente sans contrepartie. Peut-être qu’il n’y en a pas sur le moment, mais bien souvent le diable se cache dans les détails. Face à ce genre de propositions, Thomas est très sceptique et particulièrement méfiant. L’argent passé de la main à la main ne le met pas en confiance et il préfère très clairement qu’on lui demande de faire quelque chose contre une somme d’argent, d’autant plus si elle est conséquente. Si toutefois son mécène lui semble d’une honnêteté la plus totale, il pourrait envisager la possibilité de lui proposer un projet pour cet argent. Il en a plein des projets … Par contre, récupérer une mallette pleine d’argent en petites coupures fraichement imprimées (ou falsifiées), c’est trop beau pour être honnête et bien trop louche. Quitte à tomber dans l’illégalité, autant récupérer cet argent par des moyens fallacieux, mais qu’il maitrise … ou qu’il pense maitriser. Là, l’incertitude est trop grande et personnellement, il n’a pas besoin d’une telle quantité d’argent.  


votre passé

# 1989 / Décors.
« Josh, j’espère que tu es là … » Pas de réponse, elle ouvre quelques portes mais rien de plus qu’un grincement, elle frappe du pied au sol et claque violement la porte d’entrée lorsqu’elle se rend compte qu’elle ne l’a pas fermée. « Josh William Doyle, j’espère que tu n’es pas au bar avec tes canailles, ou bien … Je ne sais pas ce que je vais te faire, mais ma vengeance sera terrible. »

Agathe Perrin est une jeune française d’une trentaine d’année, sa chevelure est blonde comme les blés, et derrière son petit mètre soixante-dix d’altitude, elle cache une culture et une inventivité hors du commun. Agathe est une pépite d’intelligence et de douceur, même si ça ne se voit pas lorsqu’elle claque sa porte d’entrée avec fureur. Quant au Josh invectivé avec une certaine véhémence, elle a accepté de l’épouser il y a un peu plus de dix ans. Il montre d’ailleurs le bout de son nez une vingtaine de secondes plus tard son téléphone encore à l’oreille, il murmure quelques mots et salut son interlocuteur avec rigueur. A côté d’Agathe, Josh passerait pour une montagne, mais c’est loin d’être le cas, il a le physique d’un militaire entrainé qui n’est plus considéré comme un soldat de terrain, plus tout à fait en tout cas et l’admettre est plutôt déplaisant pour lui. C’est un brun, barbu mais soigné – sous les menaces d’Agathe – plutôt grand en comparaison à cette dernière. De derrière l’encadrement de la porte, c’est un jeune garçon d’un peu moins de dix ans qui débarque en courant pour accueillir sa mère qui descend immédiatement de ses montagnes en le voyant, elle lui frotte les cheveux, il rouspète et lui tourne autour deux ou trois fois en faisant l’avion avant de repartir dans sa chambre. Ce garçon, c’est Jake, leur premier enfant.

« Bien sûr que je suis là, mais je ne peux pas raccrocher dès que tu arrives.
− Et pourquoi ça ?
− Ne fais pas t’as tête de mule, surtout que ça valait le coup. Et oui, ma chère, après d’âpres négociations j’ai finalement obtenu mon immobilisation complète à Londres. On reste ici pour les cinq prochaines années. C’est bien ce que tu voulais, non ? » Elle lui prend les mains, son sourire illumine encore un peu plus son visage. « Alors qu’est-ce que tu voulais me dire avant de faire tout ce vacarme ? Comment se sont passées ces examens, tout va bien ?
− Hum … Et bien comment dire …
− Quoi, un problème ? Dit-il d’un air un peu sceptique. Ne me fais pas plus attendre, je suis habitué au stress, mais tout de même … Là, c’est pas vraiment là même chose.
− Je pense que le médecin c’est trompé la première fois … M-mais pas d’inquiétude, en fait, il s’avère qu’il s’agit probablement plus d’eux que d’une … »

Il faut un moment à Josh pour décoder le langage cryptique d’Agathe. Il se frotte le menton un moment, avant d’écarquiller les yeux d’étonnement, il éclate dans un rire puissant avant de la saisir à la taille et de l’embrasser fougueusement. Dans le courant de l’année 1990, le 3 mars, ils passèrent de trois membres à cinq, un changement qui a dès lors nécessité quelques mois d’adaptation et quelques cernes. Amy était probablement la plus vive des deux, une blondinette comme sa mère, toujours en train de gigoter et de se débattre avec une peluche. Au contraire, Thomas était la force tranquille du duo durant leur première années en tout cas, contrairement à son prénom qui fut l’objet d’une négociation bien plus ardue. En guise de compromis, il héritait donc d’un second prénom, Peter, comme son grand-père.

# 1990 – 2008 / A travers le monde.
Comme Agathe lui avait expressément demandé, Josh s’était arrangé pour abandonner les voyages professionnels pendant les cinq premières années des deux plus jeunes. Dans son activité de militaire, il est amené à se déplacer tous les six à douze mois dans une nouvelle région, parfois dans le même pays, parfois à l’autre bout du monde. Et, il a toujours exprimé la volonté de garder le contact avec sa famille, près de lui. Il n’évoquait que les avantages, une prise en charge totale, les meilleurs établissements scolaires possibles, des indemnités et bien évidement, la découverte de nouvelles cultures, de nouveaux pays et l’ouverture au monde pour leurs enfants. Mais voilà, Agathe a bien constaté les difficultés avec Jake, leur premier enfant, et à vrai dire l’arrivée de Amy et Thomas coïncidait parfaitement avec la scolarité de Jake qui allait pouvoir passer sa préadolescence sans changer constamment d’école. Il en avait bien besoin même si Josh ne l’avouait pas. Pour elle, les choses étaient différentes, tout d’abord pigiste puis ensuite journaliste et auteure, rien ne l’empêchait de travailler en mobilité, c’était même une source de sujets incroyable.

Pendant ces cinq premières années, Agathe et Josh se sont évertués à rendre leurs trois enfants les plus autonomes possibles et même à leur faire prendre de l’avance sur ce qu’ils exigeraient si toutefois leur famille se sédentarisait définitivement. Une sorte de retour d’expérience suite à l’enfance de Jake, un peu plus complexe. A vrai dire, la part la plus importante de l’éveil des deux enfants repose sur Agathe qui est à la fois d’une intelligence éclairée et d’une douce bienveillance. Il en va de même pour toute la suite de leur éducation en complément des différentes écoles qu’ils auront côtoyées.

Le jour de leur départ fut un pincement pour Jake, mais il était bien plus mature que la première fois et malgré une petite colère, il se surprit à relativiser l’éloignement. Pour les deux jumeaux, les choses furent plus simples … Même si leur mère veillait à les faire grandir plus rapidement que la normale, ils n’avaient que cinq ans et l’excitation l’emportait sur le traumatisme et la rupture. Et finalement, l’un comme l’autre ne comprendraient les implications de tous ces voyages que plus tard. Les treize années suivantes, la famille s’est donc expatriée dans plusieurs pays plus ou moins sûrs, plus ou moins lointains, abordables et accueillants. On citera plusieurs pays Européens, le Brésil et le Canada, la Chine et plus particulièrement Hong Kong, plusieurs pays d’Afrique centrale, du Moyenne-Orient sur des périodes plus ou moins courtes, le Cap et l’Egypte (l’un des pays qui a fasciné les deux plus jeunes), l’Australie, … et en 2008, l’Inde. A l’adolescence, Amy et Thomas ont commencé à prendre la poudre d’escampette pour réellement profiter des quartiers extérieurs au « coin des ambassadeurs » comme il l’appelait, pour se mêler un peu plus à la population sous la surveillance stricte – quoi qu’un peu laxiste – de leur frère ainé.

Cette situation d’itinérants a été un avantage certain comme une véritable tare pour les trois jeunes. Ils n’ont jamais vraiment eu l’occasion de s’épanouir au travers d’une vie d’adolescents normaux et stables dans une ville, avec un seul environnement et un entourage qui parle quasi-exclusivement une langue qu’ils comprennent. Thomas, pour sa part, a toujours eu l’impression de devoir se débattre plus pour affirmer sa place et atteindre des objectifs jamais atteignables puisqu’ils ne faisaient que s’élever avec les années et les ambitions d’Agathe, notamment. En ce sens, Amy est probablement la plus brillante d’entre eux, elle est comme sa mère, brillante dans ce qu’elle entreprend, suffisamment judicieuse pour se focaliser sur des points particuliers et diaboliquement ambitieuse. Elle comble d’ailleurs sa mère dans son talent pour la musique et les instruments classiques, comme Agathe. Elles sont finalement le reflet l’une de l’autre. Jake est à l’opposé le plus total. Les études c’est pas trop son truc, même s’il s’est toujours efforcé de fournir le minimum vital. Il n’a pas du tout l’oreille musicale, c’est un désastre à tel point que leur mère a finalement abandonné l’idée de lui inculquer les notions d’accords. Par contre, il a toujours été discipliné, attentif et très sportif. Le portrait, trait pour trait de son père, il ne lui manque plus qu’un peu de maturité et de se bonifier avec les années. Thomas est un peu entre les deux, il n’a jamais eu de grandes difficultés, pas insurmontables en tout cas, pas une ambition aussi fertile que celle de sa sœur non plus … Rapidement, c’est surtout tout ce qui touche à la bricole et à l’informatique qui l’ont attirés et motivés. Avec une bonne dose de créativité, ils pouvaient y passer beaucoup de temps, jusqu’à ce que Jake lui donne un coup et le traine dehors pour l’accompagner dans ses pérégrinations et ses aventures. Contrairement à son frère, il a bien l’oreille musicale et il aime la musique. Chez lui, ce n’est pas inné pour autant, les bases et son solfège ont été un véritable calvaire, et il a surtout persévéré pour ne pas trop décevoir Agathe si ce n’est en se tournant vers la guitare plutôt que le piano ou le violon …

Mais, d’un autre côté ils sont probablement tous bien plus ouverts qu’ils ne l’auraient été en restant dans leur petit quartier londonien. La fratrie est particulièrement soudée et aucun d’entre eux ne craint de quitter leur confort pour une certaine forme d’inconnue … C’était leur quotidien après tout. Bien évidemment ils n’ont jamais vraiment assimilé la totalité des cultures dans lesquelles ils baignaient. Ils bénéficiaient d’un cadre aménagé et leurs escapades n’ont vraiment commencées qu’à leur douze ans – leur période un peu rebelle – et les périodes de temps étaient bien souvent trop courtes pour vraiment tout comprendre. Mais, indéniablement, ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient et ont développé une forte sociabilité. C’est une question de « survie » à cette échelle. Ils ont d’ailleurs gardé le contact avec une dizaine de personnes – plus ou moins proches – dispersées dans chacun des pays et encore aujourd’hui ils leur arrivent de se croiser bien que la distance n’aide pas.

# 2008 / Indépendance, études et évolutions …
Dans le courant des années 2000, Jake fut le premier à quitter le nid itinérant pour suivre les traces de son père et s’engager dans l’armée. Il est vrai que sa filiation a été un avantage, mais il a suivi un cursus ordinaire et gravi les échelons petit à petit, avant d’être envoyé sur le terrain et de commencer à inquiéter Agathe. A leur majorité, C’est Amy et Thomas qui ont manifesté le souhait de se poser dans un pays et dans une ville pour mener leurs études à bien. Ni l’un ni l’autre ne souhaitaient devenir journaliste, ou agent déployé … Pendant une longue période, ils ont donc finalisé leur plan à deux dans un esprit de franche camaraderie avant de l’exposer à Jake et Agathe. C’est finalement sur la terrasse de leur logement de New Dehli, que les deux braves se saisirent d’un élan de courage qui leur manquait jusqu’à présent.

[ ▪ ▪ ▪ ]

Thomas s’apprêtait à ouvrir la porte fenêtre lorsque sa sœur lui agrippa le bras dans une petite hésitation, en tenant sa pochette fermement. Il lui sourit chaleureusement, comme pour lui indiquer qu’ils n’allaient pas au tribunal ou pire encore, à l’abattoir. Il lui prit sa main avant de l’entrainer vers la nouvelle page de leur histoire.

« Est-ce qu’on peut vous parler cinq minutes ? » Il émit ces quelques mots d’une voix qu’on lui connaissait bien, neutre presque taciturne. Il mentait comme un arracheur de dent sachant que leur discussion prendrait bien plus de cinq minutes.
« Hé bien, on est un peu occupé là, répondit Josh en dévisageant son fils et plus particulièrement le feuillet sous son bras. Il se ravisa en décroisant les jambes avant de poser son verre et de pousser sa paperasse sur le coin de la table. « Mais, je veux bien vous accorder cinq minutes … » Il conclut en joignant ses mains sur la table d’un air bienveillant. Grillé !
« Parfait. » Thomas s’assit sur l’une des chaises en invitant Amy à faire de même. « Vous savez, on a pu voir tout un tas de choses nouvelles, belles, magnifiques parfois, terribles à d’autres moments … Et on a bien grandi depuis Londres …
− Oui, on a remarqué …
− Et Nila aussi, ajouta Agathe en se levant sur la pointe des pieds pour ébouriffer les cheveux un peu trop longs de son fils.
− Qui ça ? Je ne vois pas du tout de qui tu veux parler.
− Cachotier. » Conclut-elle en faisant la moue, ce qui n’allait pas arranger son affaire, mais c’est finalement Amy qui prit les devants.
« Oui, et malgré les atouts de l’Inde et de ses paysages. » … Petite pause parfaitement malaisante. « Vous savez bien qu’il est temps, il faut qu’on avance et … je … enfin … » Ne sachant trop comment terminer, elle entreprit de passer le flambeau à Thomas d’un coup de coude probablement trop prononcé.
« Bon, ne tergiversons pas plus longtemps, j’ai l’intention de partir étudier aux Etats-Unis …
− Et … hum. Moi aussi.
− Et on a déjà prévu notre coup, tout est prêt … Il ne manque plus que votre aval, votre soutien aussi. On ne va pas pouvoir continuer en sautant de pays en pays tous les six mois et on ne veut pas le faire sans vous deux. On a déjà laissé Jake derrière nous et …
− Jake sert son pays et tu devrais y songer, mon gaillard.
− Tu l’as toujours su pourtant, je n’ai aucunement l’intention de m’engager. Et pourtant ça ne t’a pas empêché de m’y préparer plus ou moins honnêtement. Et merci, ça m’a beaucoup servi, pas plus tard qu’hier, et ça me servira encore. Mais moi, c’est pas ce qui m’intéresse. Et tu le sais depuis longtemps. » Il conclut en déposant un tas de feuilles devant les mains impassibles de Josh et la pochette parfaitement organisée d’Amy devant Agathe.
« Que s’est-il passait hier, jeune homme ? Interrogea Agathe d’un air mi-inquisitrice, mi-inquiète, tout en ouvrant la pochette et en feuilletant son contenu. Josh fit de même avec le feuillet de Thomas.
− Rien, rien de bien important. Juste une petite altercation … » Elle écarquilla les yeux un instant. « Hé beh oui, on n’est pas toujours bien accueilli partout. Et même si j’esquive bien les coups, merci papa, et que je cours plus vite que Jake … Parfois ça ne suffit pas.
− Et puis ce flambeur l’a bien mérité son bourre pif !
− Amy, ton langage. » S’égosilla Agathe, alors que Josh, lui, éclatait dans un rire tonitruant plein d’une profonde satisfaction de voir la patience de Thomas trouver ses limites.
« S’il l’a mérité alors … Bien joué.
− Josh, on était pourtant d’accord ! Ok pour tout, mais on ne les incite pas à la violence.
− Hooo, Amy te l’a dit, il l’a mérité et moi je ne suis pas mécontent qu’il se défende après tout, et puis a-t-on reçu la moindre plainte ? Non, bon alors … Le gaillard a dû comprendre qu’il l’avait bien cherché.
− Et ce n’est pas la première fois. Ok, ça n’ait pas arrivé souvent mais tous les deux ils m’ont appris deux ou trois trucs qui servent bien … S’enorgueillit Amy dans quelques gestes un peu trop vifs qui manquèrent de renverser une cruche de limonade.  
− Oui … hum Amy, on reparlera de nos exploits en bagarre de rue un autre jour. Alors, vous en pensez quoi ? »

Il s’en suivit une longue attente silencieuse, rythmée par le battement des pages et quelques manifestations suspendues et entrecoupées. A telle point que le jeune homme finit par se lever pour chercher de quoi boire et grignoter avant de s’installer plus confortablement, les doigts de pieds en éventail sur la rambarde en bois donnant sur un petit jardin d’ambassadeur tout à fait anglais. Il se sentait bien plus léger et parfaitement confiant. De toute façon, il ne comptait pas abandonner qu’importe leur avis. Mais si leur avis pouvait être positif, tant qu’à faire, ça lui faciliterait la vie. Finalement, le silence fut rompu …

« Tu aurais pu viser un peu plus haut, Amy.
− Hooo, c’est bien assez haut comme ça, et c’est dans le centre historique de New York, on ne peut pas rêver mieux, tu sais.
− Si tu le dis, par contre tu aurais pu viser un peu plus bas, mon cher.
− Et pourquoi pas, tout y est, j’ai même une bourse pour l’école d’ingénierie qui me donne accès au reste et en plus, une indemnité mensuelle, si c’est pas beau ? Et puis, il y a à peu près tout ce qui m’intéresse, réuni au même endroit, pourquoi chercher ailleurs. Hey … Il y a même des terrains de basket, le Paradis ! Même Jake, il en serait jaloux.
− Tête de mule. » Pour accompagner son ton faussement soupirant, il lui lança une boulette de papier chiffonné en plein front avec suffisamment de force pour le surprendre. « Et si ça n’avait pas marché, on planifie au moins …
− J’avais un plan B, même un C. Mais ça sert à rien de les présenter, ils sont moins intéressants, celui-là il marche et en plus, je serais à deux heures de route d’Amy, histoire de garder un œil sur toi.
− Et inversement, dit-elle en pestant face à l’air taquin de son frère.
− C’était notre arrangement. Et puis, même vous deux, il serait peut-être temps de grandir un peu et de vous fixer dans un endroit une bonne fois pour toute. » Pour appuyer ses mots, il adopta la position de son père en joignant ses deux mains sur la table, un poil plus souriant tout de même. « Et pas d’objection ! Maman, la côte ouest des Etats-Unis, une petite pépite d’inspiration et toi papa, vingt-six ans à bouger de pays en pays, ton état-major là, il serait peut-être temps qu’il te lâche à peu les basquettes.
− Figurez-vous, bande de petits moralisateurs, que c’est en cours depuis un moment. Et que je n’ai pas besoin qu’on me le suggère.
− Et pourquoi on en savait rien ?
− Et pourquoi on en savait rien pour tout ça ? Dit-il en montrant la montagne de formulaires sur la table.
− Ce n’est pas faux !
− Comment ça, ‘ce n’est pas faux !’, Tom c’était ton idée !
− Et je sais admettre comment mes idées ne sont pas fameuses. Maintenant, vous n’allez pas me dire que nos plans sont foireux pour autant. Alors ? »

## Quelques mois plus tard …
Avant même de partir, Thomas c’était arrangé pour arriver au moins deux semaines avant le début de l’année universitaire, un casque autour du cou et un bout de papier avec une adresse à la main, un point de rendez-vous et un numéro de téléphone. Comme lui avait demandé Josh, une semaine plus tôt, il accompagnait Amy sur son propre campus et passait même quelques jours avec elle, le temps qu’elle trouve ses marques et lui demande de partir, de son propre chef. Ça a toujours était sa façon de fonctionner, il n’a donc pas été surpris qu’elle le jette presque dehors, pour qu’il ne lui fasse pas honte face à ses nouvelles connaissances ou bien même qu’il s’en rapproche trop. Ils ont beau être jumeau, Amy reste très indépendante et peu entrain à partager ses fréquentations.

Face à sa nouvelle résidence, Thomas oscille un instant entre le bout de papier sur lequel il avait dessiné un schéma de l’endroit sans vraiment prendre le temps de tout y indiquer. Il commençait déjà à regretter son manque de rigueur. Soudain un homme d’à peu près son âge visiblement, aux cheveux courts, noir de peau, s’est approché de lui à pas vifs. Il portait une paire de lunette à gros verres et monture marron, ainsi qu’un appareil photographique impressionnant autour du cou. Thomas comprit finalement de qui il s’agissait lorsqu’il lui tandis la main pour serrer la sienne fermement avec un large sourire qui le mit tout de suite en confiance. Aiden était en réalité, un nouvel étudiant déjà présent sur le campus depuis un peu plus d’un mois pour quelques cours de préparation et profiter de l’espace. Ils avaient visiblement été tirés l’un comme l’autre à la loterie pour partager un logement étudiant et il s’avérera qu’en cette après-midi étouffante de juin naissait une franche amitié qui perdurerait de longues années. Son nouveau colocataire fit un pas en arrière et, muni de son appareil, torpilla Thomas deux ou trois fois sans sourciller.

« Thomas, si je ne me trompe pas ?
− Tom, si tu préfères et comment tu sais tout ça ?
− He, c’était marqué sur le livret d’accueil.
− Je débarque à peine.
− He bien, bienvenue au MIT, Tom ! Et si on allait chercher ce fameux livret avant que je te montre le chemin vers ton logement, qui est aussi le mien, d’ailleurs.
− Ce n’est pas ici ?
− Non, ça, c’est la faculté d’ingénierie, les logements c’est un peu plus loin. » Il y avait un peu de moquerie dans son ton, mais aussi un semblant de vécu qui le rassurait quant à son incompétence à s’orienter pour le moment.

Tout au long de ses études, Thomas eut l’occasion d’interagir avec un nombre impressionnant de personnes, des plus qualifiées et strictes au plus créatives et spontanées dans leur façon de procéder. Il s’est inspiré de chacune d’entre elle. Au début, ses cours lui prenaient beaucoup trop de temps, jusqu’à ce qu’il trouve son rythme de croisière et ses spécialisations lui permettant ainsi d’écarter certaines facettes vraiment pas faites pour lui. Dès lors, il a pu se dégager un peu de temps et en profiter pour s’adonner à d’autres activités en rapport ou non avec ses études et le cas échéant, plus ou moins acceptables par ses mentors et professeurs … A vrai dire lorsqu’il s’échinait à bricoler des appareils dans son coin tout aller bien, mais lorsqu’il commençait à fouiner dans des systèmes auxquels il n’aurait pas dû avoir accès, étrangement les avis devenaient plus mitigés. Ça dépendait des personnes, mais il s’en sortait toujours avec au pire un projet supplémentaire à mener en lien ou pas avec un extérieur au campus – qui payait bien sûr, mais pas lui directement – autant dire que ce n’était pas pour lui déplaire, en omettant le côté gratuit de la chose.

Au fil des années, ses goûts se sont affinés à mesure que sa maitrise s’améliorait et que son champ de possibilités se développait. Au cours de sa troisième année, son responsable et référant tout au long de sa formation lui a proposé de mettre son impertinence et son don pour outrepasser les règles et les sécurités des systèmes, qu’on lui présentait – ou pas –, au service d’une association a visé prolifique pour le citer directement. Un certain scepticisme envahit Thomas à cette annonce et il prit le temps d’un verre, offert, pour y réfléchir. Il ne ressentait pas vraiment le besoin d’argent mais un petit plus ne lui aurait pas fait de mal. Puis, c’était l’occasion de justifier son côté un peu pirate informatique. C’est l’arrivé de son futur associé qui finit de le convaincre. Thomas serait chargé de chercher des failles et Aiden se chargerait de mettre en place les corrections qu’ils détermineraient à trois pour justifier le partage équitable des bénéfices. Par la suite, après une bonne année, Thomas a incité leur désormais responsable d’enseignements et gérant à développer le côté ingénierie ce qui lui a permis de proposer des solutions pour la sécurité des systèmes mais aussi pour la sécurité des personnes vis-à-vis de la technologie. Un marché florissant.
Peu de temps avant l’obtention de son diplôme, une proposition de rachat de leur petite association supportée par le MIT leur a été formulée, le rachat supposant un emploi à la clef. Leur enseignant c’est désengagé, ne voyant pas l’intérêt de quitter son emploi actuel, mais il a gardé une partie de ses actifs, et Thomas a finalement cédé sa place à Aiden. A cette époque, il ne voulait et n’était pas prêt à abandonner le côté créatif et libre que lui offrait leur association, et l’optique de voir son travail réduit à beaucoup de veille technologique et un tout petit peu de développement finit de le convaincre. Peut-être que s’il ne s’agissait pas de son ami, il y aurait repensé. On ne lâche pas une opportunité au premier venu. Par contre, tout comme le plus malin des trois, il a conservé ses parts pour s’assurer un peu d’argent de poche en fin de mois pendant les périodes de vache maigre.

S’il était le leader de leur plan initial visant à préparer leur départ du nid familial pour leurs études, Amy, sa sœur, fut diplômée avant lui avec une aisance qui lui est propre. Sa propre cérémonie fut l’occasion d’un rassemblement généralisé de la famille Doyle qu’il n’avait plus revu au complet depuis plus d’un an et demi.

# Les années actuelles.
Son entrée dans la vie active a débuté par le canapé de son frère Jake, revenu d’un site actif en Europe depuis quelques mois. Cette solution provisoire a duré le temps de creuser son trou et de se définir une image dans son domaine de sorte que ses clients viennent le chercher plutôt que l’inverse. Et après quelques mois et autant de ficelles tirées, les choses se sont arrangées et il a pu s’installer ailleurs, et libérer de l’espace dans l’appartement de son frère. C’est au cours de cette même période qu’il trouve son logement actuel, une pépite en termes de prix et d’adresse, sur les toits de Manhattan. Dans le même temps, il trouve son rythme de travail idéal en tant que pur freelance avec des périodes chargées et d’autres où il a pu choisir de vivre sur ses réserves.
Fin 2013, il reçoit une proposition d’embauche pour un groupe à mi-chemin entre le privé et le publique, où il exerce désormais un emploi similaire à ce qu’il faisait pendant ses études avec quelques avantages et des demandes parfois exotiques pour lesquelles on lui laisse carte blanche à condition qu’il ne pose pas trop de questions. C’est d’ailleurs ce même groupe qui avait racheté leur affaire quelques années plus tôt et employé Aiden pour gérer l’ensemble. Actuellement, il travaille principalement au développement d’outils et d’appareils visant à améliorer la sécurité ou parfois, même régulièrement, à l’outrepasser. Il lui arrive parfois d’intervenir sur place dans des locaux d’entreprise ou même au sein d’institutions gouvernementales dont les demandes sont souvent déguisées derrière des intitulés plus futiles qu’il n’y parait. Aujourd’hui encore, Thomas y est toujours employé et s’y plait, notamment pour la liberté et la flexibilité qu’on lui propose – moyennant son efficacité – et le climat de confiance qui semble s’installer. Il lui arrive de collaborer avec Aiden et s’est maintenant lui qui emploie des étudiants de son école où il intervient de temps en temps.

## Un samedi apparemment comme les autres – décembre 2017.
Ce samedi, Thomas passait comme souvent en coup de vent dans son bureau pour vérifier l’état des tâches lancées à toute vitesse le vendredi soir, pour le week-end. Mais cette fois-ci, il prit le temps de s’installer pour véritablement tapoter quelques lignes sur son clavier et répondre à quelques mails, l’avantage des samedis midi c’est qu’il n’y a presque personne dans les couloirs, donc personnes pour l’interrompre. Enfin, c’était sans compter sur la malchance et le grincement de la porte qui s’ouvre lentement. Il soupire longuement et ne prend pas la peine de se retourner sur sa chaise en ajoutant furtivement :

« J’ai pas vraiment le temps, là, maintenant, et puis bon je ne suis pas technicien, t’as qu’à faire gaffe aux sites sur lesquels tu traines c’est pas sérieux, au boulot en plus. Puis t’as 45 piges, faudrait songer step-up, gars.
− J’ai besoin de vos services. » Surpris, Thomas s’est alors retournait en pivotant sur sa chaise et ainsi il put voir un insigne brillant, bien lustré, mais pas suffisamment longtemps pour déchiffrer la carte qui l’accompagnait. L’homme en question fit à nouveau pivoter la chaise en murmurant : « Vous allez me fournir des informations et en contrepartie je ne vous dérange pas plus longtemps. »

Après tout, il avait un insigne officiel et ce n’était pas la première fois qu’on lui demandait ce genre de services. Probablement qu’il ne voulait pas se mouiller en demandant à ses collègues directs. Dans ces cas de figure, même si Thomas préférait ne pas avoir vent des informations en question, il était bien obligé de lire pour chercher et sa curiosité avait toujours tendance à l’emporter. Et là, tout était particulièrement étrange, différent des habituelles fraudes, corruptions, détournements ou bien fichiers vidéo compromettant. Son mystérieux invité ne lui a pas non plus demandé de copier, ni même d’effacer quoi que ce soit. A chaque page ou document, il pimentait sa lecture d’onomatopées intéressés, surpris, incrédules et parfois même moqueur en griffonnant sur son calepin. Après plus d’une demi-heure d’échange, l’homme finit par poser sa main sur son épaule, le remercier, s’excuser pour la gêne et les demandes pas très habituelles et il fit quelques pas en direction de la sortie. Finalement, Thomas se retourne en lui demandant : « Mais au fait, pourquoi ne pas demander aux gens de chez vous, ils n’ont pas les autori… » mais il avait déjà disparu. Il se lève d’un bond et s’avance d’un pas zélé vers l’entrée pour finir d’ouvrir la porte juste entrouverte et chercher son invité mystère de chaque côté du couloir vitré. Là encore rien. Il se retourne entre dans la pièce et claque la porte un peu rageur. Il envoie rapidement un mail à un manager qu’il soupçonne d’être responsable de cette visite incongrue quoi qu’étonnante un samedi matin.

« C’est quoi ce délire. Hooo … puis hein, je suis déjà en retard … Un post-it ! » Il saisit un carré de feuille jaune et écrit tout en le disant : « Vérifier les caméras. »
− Et tu parles tout seul. » L’informe une voie sourde dans le couloir qui ouvre la porte en ajoutant : « Et tu n’as pas accès aux caméras, vandale !
− Ouais, ouais comme si ça m’importait … Attends-moi Aiden, j’y vais aussi et faut que je te raconte … d’ailleurs t’as pas vu un type en venant ?
− Non, c’est le vide sidéral ici le samedi ! Et puis Jake nous attend, je le cite ‘Il va prendre sa pâté le frangin’ et il m’a balancé sa balle en pleine tronche.
− Il a le droit de rêver !
− Ha et il m’a aussi demandé si tu as revu une certaine Anne, ça avait l’air de l’intéresser tout particulièrement.
− Mais qu’il est con ! T’as qu’à lui répondre que oui et plusieurs fois … Mais c’était il y a un mois.
− Héé, je suis fils unique, j’n’ai pas signé pour ça.
− Bah, poses pas la question alors ! Il a mon numéro de téléphone, je garde son chat, il a la clef de mon appart’ et on est frères, il n’a pas besoin d’intermédiaire, tu sais. » Conclut-il avec humour.

Thomas éteint son écran, récupère son sweat et l’enfile en filant vers la porte, toujours suspendu à des questionnements probablement trop poussifs sur les événements qui venaient de subvenir.



hors-jeu

+ Comment avez-vous découvert le Forum : Par l'intermédiaire d'une Mamie et d'un avocat !

+ Avez-vous des conseils/des remarques le concernant : Pour l'instant pas vraiment. Le thème du forum est cool ! On attend l'intervention de Complot News :p.
Je me suis permis de modifier un peu le début de la présentation pour le fun (ajout d'une image en fond). Si jamais c'était un problème, je peux toujours revenir en arrière ^^.

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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 7:54

Hé! Hé! Je ne suis pas officielle ici, mais au moins je sera la première à te souhaiter la bienvenue!!!
On risque (qu'est-ce que je dis) j'espère qu'on se recroisera. On a tout pour... (maintenant les staff va me taper sur les doigts pour message avant d'être validée (faut bien que je teste...
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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 11:54

Hello my friend ! Bien jolie fiche ! Bienvenu ici !

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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 13:05


Salut copain ! C'est cool de te voir ici !!
Et puis il a une très bonne tête ton bonhomme, j'ai envie de lui pouiter les joues xD (Nathan s'en abstiendra en revanche va). A la prochaine sur le rp ;D

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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 14:55



Ooh, un brave jeune homme comme ça, on va lui faire une petite place parmi nous ! R vi de te revoir en scelle, cowboy ! Peut-être que cette fois on réussira à se faire un rp entier ;)

Allez félicitations pour la fiche, et à très vite sur le complot !
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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 17:51

Hé bien, hé bien ! Merci pour l'accueil, ça fait plaisir !

Normalement je vous connais déjà tous depuis plus ou moins longtemps ! Au plaisir d’interagir avec tous vos personnages dans le jeu pour plonger en plein dans le complot ;-) !
Et oui on devrait y arriver Yoko, j'en suis convaincu ! En plus, j'ai rendu mon mémoire de thèse et soutenu mon bébé de trois ans face à son jury (si jeune, oui c'est cruel), j'ai bien plus de liberté maintenant ^^.

Yep Mona, ils ont des points en commun qu'on pourrait développer facilement ! Et pour ce qu'il en est de ses joues, cher Maitre Weathers, je n'y avais pas songé, j'aurais dû ajouter ça dans les réactions ("Si on lui pouite ou tire les joues !?") :p.

A plus dans le jeu !


(parce que les gifs, c'est important :-p)
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MessageSujet: Re: Thomas Doyle   Dim 26 Fév - 23:09

Ok alors j'ai lu et je te souhaite donc la bienvenue ! (désolé pour le retard)

Ta fiche est validée !

Bon jeu à toi !
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Thomas Doyle

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