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 J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]

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MessageSujet: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mar 29 Nov - 14:51

Je sors des chiottes du bar, sauf que je n'y suis jamais entré. C'est plein de renoi ici. Ici où ? Aucune idée. Quelle importance ?
Le mystérieux Truc qui m'a envoyé aux Etats Unis m'a jamais ramené en prison. Il a préféré me faire faire un petit tour dans le désert. Pendant plusieurs heures. Et au moment où je me croyais mort, j'ai fini dans des chiottes en Allemagne. Enfin je crois que c'était l'Allemagne. De toute façon dès que j'ai réussi à réunir quelques euros par des moyens qui n'intéresse personne, j'ai fini ailleurs avant d'avoir eu le temps d'acheter un sandwich. Alors voilà. Il m'est arrivé encore quelques bricoles et c'est dans ce bar que je me retrouve maintenant.

Je sais pas si c'est mieux ou moins bien que la prison, cette affaire. Je porte de vraies fringues. J'ai mangé des trucs super bons. Mais j'ai aussi super peur de quasiment tout ce que je vois et je peux pas vraiment faire des plans d'avenir. J'aimerais retourner en France et je vois pas comment faire. Même si j'avais des papiers et un billet d'avion, je me téléporterais probablement avant d'arriver à destination. C'est pourtant mon objectif du moment, parce qu'il faut bien que j'en ai un. Sinon je resterais sur mon cul à attendre de devenir fou.

Le bar a l'air bourge. Je fais un peu tâche en fait, les gens me remarquent tout de suite. Je suis sale et je porte des fringues bas de gamme que j'ai accessoirisé avec des bijoux en plastique doré. Y a des tâches de sang séché sur mon futal. Et, surtout, j'ai un gun à la main.

Ca m'a semblé une bonne idée sur le moment d'en avoir un. J'veux dire, je sais pas où je déboule à chaque fois, c'est dangereux. J'me suis senti comme le roi du monde pendant environs deux secondes, après je me suis surtout senti en danger. Contrairement aux clichés, tous les chelou de France se baladent pas avec une kalash dans chaque poche. J'ai jamais tué personne, je me suis juste entraîné à tirer sur des bouteilles avec des copains et ça fait pas du tout, pas du tout pareil quand c'est des gens en face. J'veux dire, quand tu pointes un flingue ça laisse que deux choix : tuer quelqu'un ou regarder les emmerdes arriver.

Et là, tranquille, je lève mon bras pour menacer toute la salle avec mon 38mm. A la longue ça deshumanise un peu l'affaire de me retrouver avec des gens qui parlent pas ma langue, j'ai pas le temps de m'attacher. Les figures qui s'écroulent de terreur, ça semble un peu drôle. Un peu. J'ai les mains qui tremblent quand même. D'habitude je l'aurais tenu d'une main, penché sur le coté comme dans les films, mais là comme c'est en vrai je suis beaucoup plus sérieux.

- Y a quelqu'un qui parle français ici ?

Silence retentissant.

- Merde ! Inglish ? Deutsch ? ... Inglish ? Inglish, OK. Euh... merde.

Je révise à fond l'anglais parce que c'est la langue qui passe le plus souvent, mais mon niveau de base est pas formidable. Ma seule occasion de pratiquer, c'était les dealers immigrés qui parlent pas mieux que moi. Du coup c'est pas éblouissant, mais t'as pas besoin d'être fort en rhétorique quand tu pointes un flingue sur une assemblée de gens en train de picoler.

- Euh... toi ! Le pédé derrière le comptoir. Euh... Iou, the fag, give mi ze money.

Bon, comme c'est chiant de raconter comme ça, j'vais retranscrire ce que je dis en français et tu feras mentalement tout seul la traduction en rajoutant les "merde comment on dit ce mot déjà" et les "euh" toi même.

Un grand renoi fait mine de se lever pour m'empêcher de foutre une ambiance GTA dans le bar en toute impunité. Malgré mes mains qui tremblent, j'enlève la sûreté d'un coup de pouce expert. Le mec se rasseoit direct. J'ai jamais eu autant d'autorité d'un coup. C'est terrifiant. C'est génial.
Je remets mon attention sur le petit pédé renoi derrière le comptoir. C'est probablement lui qui a accès à la caisse enregistreuse. Même si personne peut me refiler de passeport français ici, j'vais certainement pas repartir les mains vides.

- Je veux de la bouffe aussi.
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mar 29 Nov - 21:05

La soirée avait bien commencé. Aucune fille en petite culotte n'a débarqué ni dans l'appartement d'Aloïs, ni au bar. Tout était calme et comme il fallait. Réveil. Douche. Jeux vidéo. Courses. Boulot. En ordre et tranquille. Le genre de soirées où on se dit qu'on va bosser tranquillement, gagner sa vie comme un honnête homme et rentrer chez soi, fatigué mais heureux après une bonne nuit...

On vous a déjà dit que la vie était une salope ?

Il y a pas mal de films qui mettent en scène le crime et la violence en Afrique du Sud. Mais en réalité, les fusillades et les guerres de gangs restent rares et ne touchent pas la population civile. Le Pot Luck Club se targuais d'être un lieu sûr, accessible tant aux locaux qu'aux touristes. Même si la population majoritairement métisse constituait le gros de la clientèle, personne en général n'était regardé de travers... Il fallait le reconnaître, personne jusqu'ici n'avait la dégaine de l'homme qui venait de sortir des toilettes.

Aloïs parlait bien français. Non. Il comprenait pas trop mal. Et connaissait quelques termes relatifs à la cuisine. Mais il n'avait pas envie de répondre. Surtout à quelqu'un qui utilisait les préférences sexuelles de l'autrui comme une insulte.

- Ok... ok, reste calme.

Le jeune barman n'avait pas envie de mourir non plus. Il lança un regard à son collègue pour voir s'il était d'accord... Mais bon, ils avaient pas le choix. Par contre, c'était quand même étrange que le mec débarque comme ça. Quelqu'un l'aurait vu entrer... Est-il possible qu'il se soit faufilé discrètement pour se vider la vessie avant de faire le braquage ? En théorie oui, mais ça avait l'air peu probable... Bon il pouvait aussi s'être déguisé et changé de vêtements dans l'une des cabines... Ça fait quand même prise de tête.

La dernière option n'était pas moins sotte : il s'était téléporté là, comme par magie. Comme Kurosaki... Aloïs considéra la question malgré lui et décida intérieurement qu'il préférait une fille apeurée à un voleur.

Il déposa lentement les billets sur le comptoir. Il y en avait pour plusieurs dizaines de milliers de rands donc rien de bien extraordinaire. Personne n'avait envie de mourir pour cette somme. La seconde demande de l'homme étrange et sale sorti des toilettes éclaira légèrement le visage d'Aloïs qui n'a pas pu s'empêcher de sourire.

- Tu as envie de quoi ? Un plateau chaud ?

Toujours avec les mains bien en l'air et ne faisant aucun mouvement brusque, le sud-africain ne se demanda même pas quel genre de braqueur s'arrête pour manger sur le lieu de son crime. Le club était trop vaste pour être surveillé par une seule personne. Quelqu'un dans son dos pouvait bien être en train de prévenir la police. Et laisser ses empruntes sur l'assiette, le verre ou encore ailleurs n'était pas une bonne idée. Tout comme venir à visage découvert.
Il devait être très sûr de lui. Ou très con. Et franchement, sur le moment, Aloïs était plutôt enclin à croire à la seconde théorie.

- Euh... Sinon ? Tu... veux un truc à boire ?
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mer 30 Nov - 10:35

- Nan je veux un truc que je peux emmener.

J'avance en crabe vers les billets en agitant mon flingue dans tous les sens. Pas facile de menacer un groupe entier quand on est seul et sans formation pour ce genre de connerie. J'essaye de montrer que personne n'est oublié. Sauf les mecs dans les chiottes et les mecs qui pourraient rentrer par hasard. Oui, ce que je fais est très con, mais les circonstances le sont aussi. J'en arriverais pas à faire des conneries pareilles si je m'étais pas fait balader dans tous les sens. Y a plein d'endroits dangereux dans le monde, et pas forcément là où on pourrait le croire. La première fois que je suis tombé dans un endroit plein de renoi, j'ai hyperventilé parce que j'ai cru être dans un pays en guerre comme à la télé. Ben pas du tout. C'est pas là que j'ai reçu des tâches de sang sur mon fut' et que j'ai trouvé le gun.

Enfin je m'en fous des conséquences. Je vais jamais rester assez longtemps pour les subir. Sauf si des flics m'abattent à travers la fenêtre. C'est pour ça qu'il faut que je trouve une solution pour baisser mon flingue, à un moment. Putain, pourquoi j'ai pas trouvé un couteau ? Qu'est ce que je fais si y en a un qui se met à courir ? Je vais pas tirer sur un mec désarmé qui court quand même ? Putain putain putain. Dieu merci y a pas d'enfants. J'ai pas pensé à vérifier avant. Mais je savais pas où je tombais ! D'ailleurs je le sais toujours pas. Les billets que j'ai ramassé, je les identifie pas. Je sais pas si il y a assez pour m'acheter un billet vers la France - qui peut être à deux arrêts de car de là comme à 13h d'avion - ou même une nuit à l'hôtel. Une douche. Une putain de saloperie de lit. Du coup faut que je pose les questions qui me font systématiquement passer pour un barjot :

- On est dans quel pays là ?

A ce moment là, un type dans l'assemblée se lève à demi. Il a l'air d'avoir peur, mais il garde les mains bien exposées, paumes en l'air, et il se lève très doucement, de sorte que le geste m'alerte pas, malgré les flux d'adrénaline qui me brûlent tout le cerveau au napalm. La posture trahi celui qui a l'habitude de s'adresser à des gros fou furieux. Putain. Il se met à parler très doucement pour que je comprenne, et je sais déjà exactement quelle sorte de connard c'est avant qu'il ouvre la bouche.

- Bonjour, je m'appelle Mr Nom Chelou, je suis psychiatre à l'hôpital de Bled Que J'ai Pas Compris la Prononciation.

C'est du dialogue rapporté, je fais ce que je peux.

- Tu as quel âge ? Tu es en vacances avec de la famille ? Pose cette arme, on ne peut pas t'aider tant que tu...

- TA GUEULE ! FERME TA GUEULE !

Evidemment je jure pas en anglais, quand on a envie de bien gueuler on recourt plutôt à sa langue maternelle. Du coup je retraduis l'idée et je continue.

- Je suis pas fou ! Je cherche aussi quelqu'un qui... a été dans un autre pays brutalement. J'ai croisé une fille en slip dans la forêt. Elle... c'était comme moi. On s'est fait balader.

C'est très dur d'expliquer un truc comme ça. Surtout dans une langue étrangère. Je sais pas dire "téléportation" en anglais. Je cherche chaque mot. Je sens mon auditoire dans la perdition. L'intervention du psychiatre a bien niqué ma crédibilité, faut dire. Le problème c'est qu'il s'est pas dit "oh un mec avec des baskets et un peu de barbe, il fume probablement du crack en écoutant du rap islamiste". Il a vu un gros flippé qui a encore de l'acné sur le front.

- C'est peut être pas une vraie arme... ?

Un type lance cette remarque en l'air, comme une invite. Je sais pas qui c'est. Il y a un moment de flottement où chacun attend de voir le héros qui va se jeter sur moi pour vérifier si j'ai une arme en plastique ou pas.

- Si c'est une vraie !

Oh non putain ils vont m'obliger à tirer. Même en l'air j'ai pas envie. C'est pas un putain de jouet, c'est un gun qui a un poids bien réel dans ma main. Et si il y a un couvreur sur le toit ou quelque chose... ? Ou un oiseau ? Ca va faire un gros bruit qui fait peur en plus; on va tous ressortir sourd de la pièce. Putain putain putain.
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mer 30 Nov - 20:49

- On ne vend pas à empo...

C'est un réflexe, une phrase répétée à longueur de soirée à de nombreux clients qui veulent encore un dernier petit quelque chose à manger histoire de se remplir l'estomac après avoir bu toute la nuit, quitte à le manger dans la rue, sur le chemin du retour. Le dire à un client normal n'est pas un soucis. Mais Aloïs se ravise et décide qu'il ne faut pas discuter avec le mec qui tient un flingue. Toujours lentement, histoire de ne pas le vexer, il commence à préparer un petit paquet pour le mec étrange sorti des toilettes avec ce qu'il y a de prêt sur le bar et qui devait être servi dans la salle.

Quel pays ? La question est n'est légitime que dans deux cas. Soit le braqueur est complètement cinglé, ce qui explique beaucoup de choses. Soit il est lucide mais il lui arrive quelque chose de similaire à ce qui s'était produit avec la jeune japonaise...

- Afrique du Sud...

Un des habitués tente de parlementer avec Nicolas mais ça ne lui réussit pas. Aloïs écoute attentivement, à l'affût d'une autre question ou autre indice concernant le mec. Lorsque la situation se calme, il lâche enfin quelque chose à propos d'une fille en petite culotte qu'il aurait croisée dans une forêt. En soi, cela semble être une histoire de fous. Sauf que...

- Asiatique ? La fille, c'était une japonaise ?!

Difficile de cacher la surprise. Le barman ne remarque même pas que l'une de ses collègues lui lance un regard outré. Elle a peur pour sa vie... Lui aussi, mais le braqueur va pas tuer la personne qui lui prépare sa nourriture, là tout de suite. Puis, si Kurosaki n'a pas menti et qu'en plus ce genre de voyages, ça arrive à d'autres gens. Eh bien, un braquage reste le moindre des problèmes de ce monde.

- Euh... Monsieur. C'est prêt. Aloïs tient le ballotin avec des brochettes et des pommes de terre rissolées dans les mains. Je vous donne tout ça... et à boire aussi, ok ? Et vous me donnez votre arme. D'accord ? On veut pas d'accident,... s'il vous plait.

La dernière partie sort en français ce qui pourrait être snob dans d'autres circonstances. Là, Aloïs espère surtout que le gars comprendra qu'il veut être poli et ne pas l'énerver...
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Jeu 1 Déc - 17:30

Oui !

J'ai failli me faire pipi dessus de soulagement. Un mec qui a pas l'air fou - très pédé, certes, mais pas fou - confirme ma putain d'histoire. Les autres ont l'air un peu ébahi que quelqu'un réponde à mon délire. La suite me réjouit moins cependant.

- Non je donne pas mon arme !

Le cri du coeur. J'ai failli le dire en français tellement l'idée m'a choqué. Ouais donc je donne mon arme, après la police arrive, ou on me coupe la tête sur place ou je sais pas quoi, et ta soeur ? Non j'vais pas donner mon seul moyen de pression. Mais c'est vrai que je peux pas rester le bras en l'air comme ça dans la foule, ça ressemble à rien.

- J'vais la baisser, et on va aller discuter de la fille ailleurs.

La collègue du gars se retient difficilement de sauter partout. J'viens d'annoncer l'air de rien que je prenais un otage solo dans mon gros délire de malade qui se téléporte avec des japonaises. Tu m'étonnes qu'elle pète un câble. J'prends un peu conscience du caractère disproportionné de ma manoeuvre. Mais je savais pas où je débarquais ! T'imagines tous les coins du monde qui sont pas un bar peinard où les psychiatres viennent se détendre ? Merde ! Evidemment que je vais pas lâcher le putain de gun.

- Je veux tuer personne, je sais juste pas où je... j'arrive, à chaque fois. On discute, c'est tout.

J'agite le flingue dans tous les sens, par habitude de parler avec les mains. Tout le monde le regarde. Ah oui un détail me revient soudainement : J'ai pas remis la sûreté et j'ai le doigt sur la gâchette. Bon. Je la remets. Voilà, contents ?

- On va discuter derrière ? C'est où, derrière ?
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Ven 2 Déc - 20:17

Aloïs échange quelques phrases en afrikaans avec Céline. Sa collègue n'apprécie pas ce qui se passe. Personne n'apprécie vraiment. Le barman se justifie en disant que ça va leur permettre de sortir ou d'appeler la police. Puis, il recentre rapidement son attention sur le braqueur.
Cette histoire est folle. Etre son otage est loin de s'apparenter à une manière agréable de passer la soirée, mais s'il faut ça pour en savoir plus sur Kurosaki... Puis il y a des chances que le truc qui l'a amené ici le ramène bientôt chez lui. La fille en culotte n'était pas restée bien longtemps au final... Si toute fois cette histoire de téléportation a quelque chose de vrai. Il y a toujours une chance que ça soit une blague très poussée.

- Par là. Mais ne tue personne d'accord ? Aloïs repris en anglais. Viens...

Il ramassa le petit paquet de nourriture et ouvrit une porte à côté du bar. De l'autre côté, il n'y avait qu'un petit couloir menant vers les pièces de service. Les toilettes des employés, une réserve et le bureau du gérant. Les cuisines disposaient d'une porte séparée.

- Ecoute, c'était il y a une semaine. Kurosaki est venue ici, sortie de nulle part avec un bol de nouilles. On a discuté un peu, puis elle a disparu.

Aloïs referma la porte derrière eux. Ils n'avaient probablement pas plus de quelques minutes avant que les forces de l'ordre ne rappliquent. Bien sûr, il y avait une sortie à l'arrière... Mais Nicolas ne devait sans doute pas craindre d'être appréhendé.

- Elle m'a envoyé une photo d'elle au japon. Ses yeux brillaient, alors qu'il ignorait pratiquement l'arme toujours dirigée vers lui. C'est vrai alors ? Vous arrivez à voyager comme ça ? En un instant ?

Il lui tendit la nourriture.

- Bon. Si t'as faim, mange. Mais tu devrais partir bientôt. Je suis sûr que quelqu'un a déjà appelé la police et t'as pas envie de voir à quoi ressemblent les prisons ici. Tout ce qu'Aloïs en sait c'est bien de seconde main. Mais rien que ça, ça ne donne pas envie d'y faire un tour. Mais si tu peux disparaître comme la fille en culotte, tu ne dois pas avoir peur des flics, je suppose.

Le pouvait-il vraiment ? Kurosaki n'avait pas vraiment l'air de savoir ce qui se passait. D'après ce que Nicolas avait crié tout à l'heure, ça lui était encore arrivé. Au moins une fois. Et lui aussi avait déjà une certaine expérience de ces voyages. Et il était préparé à affronter l'inconnu. Avec un flingue... Toujours mieux que rien.

Tu viens d'où en fait ?
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Sam 3 Déc - 16:18

Le dehors... putain Toto j'crois qu'on est plus au Kansas. Les plantes sont chelou, le ciel est chelou, l'horizon est chelou. Même l'odeur de l'air et la forme des bâtiments sont chelou. Il y a des putain de falaises immenses derrière moi, la ville est sur une pente qui plonge vers la mer. Et il fait nuit. Sur ma chronologie personnelle, c'était le jour y a cinq minutes. Putain de décalage horaire. Mon cerveau encaisse le choc. On doit être programmé à vivre sur une seule horloge, parce que je te jure que ça me fout en l'air de voyager dans l'espace temps comme ça.
Il y a au moins l'océan.

J'ai l'impression de me faire téter la pupille par la ligne d'horizon. Jamais vu un truc aussi... grand et bleu. Ca a pas l'air grand et bleu comme ça, dans les films. Pour ma première sortie à la mer, je suis gâté : c'est pas l'eau marron de la Manche, avec son odeur d'algue moisie, dans le port de Dunkerque. Mais bref. On est pas là pour le panorama.

- Ouais je... enfin c'est peut être un jeu télé ou une nouvelle drogue qu'on teste sur moi, je sais plus.

Je me masse la tempe avec le canon de mon arme. Le pédé me tendit de nouveau la nourriture. Elle sent bon. Elle a l'air réelle. J'ouvre avec précaution le paquet. Des morceaux de pomme de terre et des brochettes chaudes, luisantes de sauce et de graisse. Des bons nutriments quoi. Mon ventre se tord. Sur ma propre ligne temporelle, j'ai pas mangé depuis un moment. Y a pas beaucoup d'expérience plus concrète dans la vie que de manger avec les doigts des petits morceaux de patate quand on a faim. Et en plus c'est bon ! D'habitude pour invoquer ma nourriture je récite plutôt la célèbre formule "sauce blanche, salade tomate oignon, avec des frites s'il vous plaît", alors je ressens plutôt bien l'augmentation de la qualité. C'est fou ce que la bouffe étrangère est bonne. Je boulotte le paquet tel un petit rongeur pressé en gardant un oeil méfiant sur le pédé. C'est pas parce qu'il cuisine bien qu'il faut se relâcher.

J'aime pas les semi tentatives de négociation du pédé, ses hésitations à me suivre. J'aime pas qu'il me demande d'où je viens, et si les flics me préoccupent. Il devrait pas chercher à comprendre, juste faire ce que je veux. Ca me stresse. J'ai l'impression d'avoir de l'acide dans l'estomac à la place des patates. Faut que je me défoule sur quelque chose. C'est pas un p'tit pédé qui va me foutre la pression.

Je fout une mandale au gars et je le pousse contre une poubelle. Fort. Il se mange le bord pointu du couvercle en dessous des omoplates.

- Tu me menaces des keufs ? Tu t'es pris pour qui ? Tu crois que ça m'inquiète ?

L'important dans une agression c'est d'être rapide et de faire peur. Faut poser des bonnes bases dès le départ, dans une relation. Je serais pas le mec couillonné de l'histoire bordel ! Je me penche sur le pédé et je lui donne des petits coups de canon sur le front en parlant. J'ai toujours la bouffe dans l'autre main, mais je ne mange plus.

- C'est pas possible que je me fasse promener au hasard comme ça ! Y a forcément quelqu'un qui sait ! Tu connais la japonaise ! T'es le premier qui... DIS MOI CE QUI SE PASSE.

J'ai essayé de demander poliment, avant. Mais les gens écoutent pas mes délires si j'ai pas un flingue. Je me balade dans l'univers et personne m'écoute, je suis sale et j'ai la dalle. Je veux comprendre putain. Une semaine que ça dure. Ce mec du décor connait la japonaise, il fait forcément parti... parti du plan. Du Truc. Du complot. Je sais pas.
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mar 6 Déc - 21:35

La vue à l'arrière du club est imprenable, bien sûr. C'est l'une des raisons pour lesquelles ça marche plutôt bien pour le Cap. Même si pour une fois, Aloïs n'a pas vraiment la tête à admirer le paysage. Cette fois, il sert d'otage à un braqueur venu de... loin. Manifestement. Un mec qui s'est téléporté dans les toilettes de l'établissement. La situation est tellement ridicule et surréaliste à la fois que le barman en oublia d'avoir peur... Ou du moins de paniquer autant qu'il le devrait devant son interlocuteur.

- Je n'ai pas...

La curiosité y était sans doute pour beaucoup.

Elle l'empêche aussi de voir le poing arriver. Le monde explose dans un tourbillon de noir entrecoupé de flashs. Un deuxième coup propulse Aloïs en arrière, contre le container dans lequel il vient régulièrement jeter les sacs poubelle... L'autre crie quelque chose mais il ne comprend pas. Tout est flou et mets un bon moment avant de se stabiliser.
D'abord, le monde autour de lui arrête de tourner. C'est lent et pénible. Puis seulement, Aloïs ose lentement ouvrir les yeux. Il a du sang qui coule de la bouche... Pas de dents cassées a priori. Mais l'intérieur de la joue bien entaillé.

- 'tain... Plusieurs injures en afrikaans suivent, dans un marmonnement indistinct. Au lieu de se relever, il choisit de s'affaisser pour s'asseoir au sol. Pas sûr de pouvoir tenir debout droit. Pas tout de suite en tout cas.

Nicolas continue de parler. Aloïs plisse les yeux, comme si ça pouvait l'aider à comprendre. Ok, l'anglais ça va. Mais pas si bien que ça et surtout pas après un coup sur la tête. Les agressions, ça n'a jamais été son fort... En fait, à bien y penser, voilà la première fois qu'on le frappe vraiment.

- J'ai tellement l'air d'un scientifique fou ? Le métis postillonne du sang en parlant. Ou d'un putain de sorcier ?

C'est reparti. On l'accuse. Comme Kurosaki. Sauf qu'elle n'avait pas d'arme... Peut-être parce qu'elle n'avait pas besoin de compenser. Cette pensée parait déraisonnablement amusante mais le barman ne la formule pas à voix haute. Il a toujours du mal à réaliser qu'il pourrait mourir d'une seconde à l'autre, si le mec des toilettes se sent menacé. Donc il ne réitère pas sa remarque au sujet de la police. Même s'il y a des chances qu'elle débarque si quelqu'un a eu la présence d'esprit de l'informer.

- Si je pouvais faire venir des gens... Ce s'rait pas toi que je choisirais, mec.

Après coup, Aloïs se rend bien compte que ce genre de remarque c'est exactement ce qui pourrait le faire tuer. Mais il se sent fatigué. Il fait pratiquement noir dehors et les émotions comme celles liées à une prise d'otages, ça épuise. Alors il referme les yeux, un peu pour récupérer, un peu dans une tentative ridicule de se prémunir d'un prochain coup.
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mar 20 Déc - 3:27

Putain ! Enfin à la maison ! Ça fait des heures que je me coltine mon frère pour le forcer à rentrer. Je sais vraiment pas ce qui m’est passé par la tête, quelle idée stupide de l’inviter avec moi à la rencontre… Enfin si, je sais… mon frère est un gamer alors forcément, un rassemblement de joueurs ça allait l’intéresser. J’avais juste envie qu’il se fasse des nouveaux potes moi, pas qu’il se murge assez pour commencer à draguer les murs…

*BOUM*

Et voilà… il s’est effondré dans l’entrée. Je pousse un long soupir et lui chope le bras pour le trainer sans ménagement jusqu’à son lit. Je me tue à lui retirer ses fringues qui puent la gerbe, je lui nettoie vite fait la gueule et je le fourre sous ses couvertures en repoussant les avances débiles qu’il me fait en pensant que je suis n’importe qui d’autre sauf sa sœur jumelle. Putain, lui quand il est bourré il est vraiment con. Je suis pas méga fraiche, m’enfin je suis pas vraiment bourrée non plus. Vaguement pompette dans le pire des cas.

Je le regarde dormir quelques instants avec un demi sourire… il est mignon quand il dort comme ça, on dirait qu’il rajeunit… c’est nostalgique. Nostalgique et débile en fait… je me détourne en levant les yeux au ciel et me pose devant mon PC pour consulter mes messages sans même me changer. Normalement, dés que je passe le pas de la porte, je troque mes vêtements de fille contre ma tenue de combat : t-shirt trop grand et culotte parachute. Cette fois je reste serrée dans ma mini-jupe et mon débardeur parce que j’ai la flemme… j’irais sans doutes dormir toute habillée sans même retirer mon soutif, j’le sens.

Je zappe rapidement les messages que les gamers de ce soir m’ont envoyés… après tout, ces mecs voient une fille en vrai seulement une fois de temps en temps quand ils ne restent pas vissés devant leurs PC, alors leurs petits mails de dragueurs merdiques j’en ai un peu rien à foutre. Je me répands en excuses pour le comportement de mon frère en envoyant un mail à mon boss en réponse à celui où il râle copieusement à ce sujet, puis j’en envoie un à Aloïs, le semi-black d’Afrique du Sud histoire de lui raconter mes aventures en Allemagne et en Amérique. J’en profite même pour râler parce que ces histoires commencent à me fatiguer et que j’espère qu’il me croit pour de vrai cette fois. Et c’est quand je l’ai envoyé que je percute… vu l’heure qu’il doit être chez lui, il bosse probablement dans son bar, le nightclub je-sais-plus-quoi-et-à-vrai-dire-je-m’en-tape. Tant pis, il lira tout ça plus tard. De toute façon j’suis crevée et c’est déjà presque le matin. En plus avec toutes ces conneries j’ai des articles à la bourre moi, donc faudrait que je me lève pas trop trop tard histoire de bosser un peu avant la nuit.

Je me redresse en m’étonnant presque de ne pas entendre mes os grincer, je fais quelques pas, et je me laisse tomber sur mon lit en fermant les yeux.



Mon lit est étrangement anguleux ce soir… et les bruits ont changé d’un seul coup… les odeurs aussi. J’ouvre les yeux… et je suis plus chez moi. Encore. PUTAIN !!!!! J’ai atterri ou cette fois hein ? Je me rends compte que je suis sur les genoux de quelqu’un alors je lève les yeux…

- Oh ! Aloïs ? C’est toi ?


Je souris légèrement. Cool ! Pour une fois je ne suis pas balancée dans l’inconnu total. Hop ! English Mode activé !

- Merde ! Mais mec tu saigne de la bouche ! Qu’est-ce qu’il y a ?


Je lève les yeux dans l’autre direction et je me fige. Le taré des États-unis. Et il tient un flingue en plus !!! Je pâlis brusquement et agrippe le bras du semi-black comme si ça pouvait me protéger. Je passe en mode "FR".

- T… toi ? P… pourquoi ? Pose… tu veux pas poser ton… ta… euh…


J’avale ma salive et me racle la gorge.

- Mec, les armes me mettent super mal à l’aise…
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Dim 29 Jan - 17:54

Je crispe un peu plus mes mains sur le flingue en reculant d'horreur. Boum, et qui voilà ? La japonaise. Apparue de nulle part dans le vide. Elle semble effectivement connaitre le petit pédé. Elle se précipite sur lui pour lui soigner son bobo, comme si sortir de l'air arrivait tous les jours et qu'il y avait plus urgent à régler. J'suis trop stupéfait pour gueuler quoi que ce soit. Mais elle semble au bout d'une éternité calculer ma présence. Et la menace que je représente. Et elle me parle.

J'ai la brutale envie de tirer. Mais j'ai très peur aussi. J'ai très peur parce que je sais que j'en suis capable, là, maintenant. Il suffirait d'une pression du doigt. J'en ai très envie, pour tuer le cauchemar. Ah oui attends. La sécurité. Je l'ai remise à un moment. Je frôle la crise cardiaque, mais j'arrive à l'enlever avant de mourir d'angoisse. Donc, on disait ?
Je tire ou pas ?

Non, sérieusement, ça changerait quelque chose si j'avais une japonaise morte à mes pieds ? Mais j'en ai tellement marre. Je suis fatigué. Je voudrais avoir du contrôle sur les événements. Si je tuais quelqu'un ça obligerait les mecs qui produisent l'émission de caméra caché à réagir. Ou les mecs de l'armée. Ou les scientifiques fous. N'importe quoi ! J'arrive pas à prendre de décision putain...

Et là soudain j'ai l'impression qu'on prend tous mes organes internes pour les essorer. J'ai un peu la tête qui tourne tellement ça fait mal. Puis j'ai les mains mouillées. Parce que mon gun s'est transformé en eau. Voilà. Y a une petite flaque devant moi et j'ai les mains vides. Y a même les balles qui sont tombées dedans, pour confirmer que ça s'est réellement passé.
Je me suis évanoui.
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Lun 30 Jan - 21:09

Les choses se passent vite. Sans doute trop vite. Encore sonné, Aloïs ressent un poids lui tomber dessus et pense être proche de s'évanouir pendant quelques secondes. Puis, il réalise que ce n'est pas ça. Même s'il fait bien sombre à l'arrière du club, ce n'est pas sa vision qui s'obscurcit et ce qui lui pèse sur les genoux est bien réel.
Si réel en fait que la personne en question lui parle. Il ne comprend pas tout de suite, mais il reconnaît la voix. Puis... Quelles sont les chances d'entendre du japonais dans cette situation provenant de quelqu'un d'autre que Kurosaki ? Elle passe rapidement à l'anglais. Ce n'est pas rassurant qu'elle se retrouve entre le barman et l'arme mais... C'est toujours mieux d'avoir à ses côtés quelqu'un qui comprend quelque chose à ce qui se passe... Enfin, quelqu'un avec qui parler des trucs dingues qui arrivent ces derniers temps.

- Euh ouais... Ça va, je crois. C'est juste tendu.

Il tend la main en direction de Nicolas, toujours agrippant son arme et la brandissant dans leur direction. Aloïs a envie de prévenir Kurosaki de ne pas faire de gestes brusques mais ce n'est pas vraiment nécessaire. Elle se fige et parle français. En tout cas, ça ressemble fort au français. Aloïs ne comprend pas vraiment ce qui se raconte, mais elle a l'air bien bouleversée de voir un flingue. Il y a de quoi, au fond. Si le métis s'est fait déjà un peu à cette vue, elle vient d'arriver et elle a de bonnes raisons de ne pas être à l'aise.

On entend un petit déclic du côté de Nicolas qui, même dans la pénombre, a l'air de traverser un moment de crise existentielle... Ou alors, ils se bat contre ses propres intestins. C'est pas facile à dire. En tout cas, le cœur d'Aloïs se met à battre plus fort (à moins qu'il ne se soit arrêté...) et son corps semble paralysé. Là, il (et la fille aussi, bien sûr) est à deux doigts de la mort. Une crispation même de pure maladresse de la part du braqueur et c'est fini, ils sont morts. Ou blessés.

Puis plouf.

Non mais littéralement, plouf. Il y a un bruit d'eau qui tombe par terre accompagné d'autres petits objets qui chutent eux aussi. Puis un plus gros qui s'affaisse... Nicolas.
Il tombe à côté de quelques cartouches qui provenaient... De sa poche ? De son arme ? Aurait-il vidé son chargeur pour éviter de faire une connerie avant de succomber à la pression ? Ça n'a pas l'air d'être entièrement ça.

Aloïs pose une main sur l'épaule de Kurosaki.

- C'est toi qui a fait ça ?
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MessageSujet: Re: J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]   Mer 1 Fév - 21:58

Je sursaute bêtement quand Aloïs me touche l’épaule. Ok… j’suis peut-être un peu sur la défensive. En même temps ça fait beaucoup d’un coup là… J’ai été téléportée, encore, j’ai été braquée par un flingue… pas que je déteste l’idée de mourir mais je me voyais plus le faire moi-même que comme ça… et puis je suis presque sûre d’avoir vu ledit flingue se liquéfier… et ça, ça c’est pas normal. Le reste non plus… mais étrangement, ce qui me choque le plus, c’est que le type qui tenait l’arme soit tombé dans les pommes.

Je secoue vivement la tête, incapable de prononcer le moindre mot. Non, c’est pas moi, j’ai rien fait ! Je sais pas comment liquéfier un flingue, je sais pas comment assommer les gens à distance, je sais pas comment j’ai atterri ici… je sais pas ! Et puis, les armes ça se change pas en liquide comme ça normalement, ça tire des balles et ça tue des gens dans des mares de sang, oui… mais ça fait pas ça. Peut-être que j’ai plus picolé que je n’en ai eu l’impression finalement. Je lâche le bras du barman dans lequel j’ai dû laisser la marche de mes ongles, je quitte ses genoux et je marche à quatre pattes jusqu’à la flaque. Je la touche d’une main tremblante. C’est bien du liquide… c’est froid et mouillé. J’approche mes doigts de mes yeux parce qu’on voit que dalle… transparent. Mon estomac se dénoue un touuuut petit peu, c’est pas du sang et c’est pas de la pisse non plus. Je renifle… rien de spécial. De l’eau sans doute. Je ramasse une balle et la tourne entre mes doigts. C’est bien une balle… pas que j’y connaisse grand-chose en fait, mais ça ressemble vraiment à l’idée que je me fais d’une balle et à ce que j’ai vu dans les films.

J’avance encore un peu et je touche la joue du vilain connard qui a voulu me tuer avant de bondir en arrière et de trébucher sur Aloïs sans tomber. Pas de réaction. Je prends une grande inspiration et je retourne vers lui pour lui donner un petit coup de pied dans la fesse… toujours pas de réaction… un grand coup de pied dans les côtes… pas de réaction. Celui-là il était gratuit de toute façon.


- Il a l’air d’être inconscient…

Merci Captain Obvious. Je prends mon téléphone dans ma poche pour faire un peu de lumière et lui éclairer le visage. Pas de sang… personne ne l’a frappé par derrière alors. Il était peut-être mort bourré en fait… J’éclate d’un rire parfaitement nerveux parce qu’il n’y a rien de drôle et que j’ai les nerfs qui lâchent.

- On le tue du coup ?

J’ai lancé ça comme ça. En fait, l’idée m’a traversé l’esprit, mais même si je suis à l’aise avec l’idée de ma propre mort, celle des autres me terrifie. L’idée même de priver quelqu’un de sa vie me fait flipper… après ils te hantent et tout il parait. Et puis, bizarrement, le voir ici me rassure un peu.


- Je déconne hein… je crois…


Je regarde autour de moi, personne. Je retourne le connard sur le dos avec des gestes tremblants et des efforts de malade parce que j’ai aucune force là tout de suite… d’habitude non plus mais je le remarque pas.

- On peut peut-être aller ailleurs non ? Chez toi ? Comme ça on pourra le mettre autre part que par terre… il a plus de flingue de toute façon. Au pire on l’attache comme ça il fait pas de la merde en se réveillant… je sais que c’est chelou de vouloir l’aider un peu mais c’est la seule personne que je connaisse qui ai vécu le même truc complètement fou que moi… je l’ai rencontré en Amérique… j’t’ai raconté ça dans un mail que je t’ai envoyé y’a quoi… dix minutes ? Un truc comme ça ?


Tout mon corps tremble et j’ai la tête qui tourne. Mélange de peur, d’adrénaline et des effets secondaires de la « téléportation »…

Je fais un nœud avec ses manches pour l'attacher d'avance, au cas où il aurait senti mon coup de pied quand même en fait. Et puis je me rends compte que cette histoire de téléportation de me panique même pas cette fois... je dois être en train de m'habituer, et puis ça ne dure jamais très longtemps, je sais que je vais rentrer chez moi bientôt de toute façon.

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J'ai pas d'idée de titre II [Aloïs]

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