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 L'avènement du Rien... [Ignas]

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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Ven 9 Fév - 18:28

Les remerciements d'Hiyori lui vont droit au cœur. Il en est presque a envisager une carrière de... de quoi en fait ? Non parce que là, ce qu'il vit avec la Japonaise, ça correspond à sa volonté d'aider les gens qui en ont besoin. La raison pour laquelle il avait rejoint l'armée à la base, pour protéger et servir. Désormais, en tant que garde du corps, sa vie était devenue super chiante, parce que les seuls client qu'il avait était des petits cons blindés de fric qui étaient plus intéressés par son physique atypique dans le métier que par ses qualités professionnelles. Heureusement, des fois il tombait sur des perles, qui lui redonnait un peu goût à son activité. Toutefois... ces derniers mois avaient été difficiles, surtout ce mois de janvier, marqué par plusieurs aventures assez folles. C'était un nouveau chapitre de sa vie qui s'était ouvert. Peut-être qu'il trouverait un second souffle dans l'humanitaire ? Aider les gens dans le besoin, c'était son truc. Plus que la protection rapprochée en fin de compte. C'était quand même fou qu'il lui ait fallu quatre ans pour s'en rendre compte.

Je sais pas si tout le monde aurait fait pareil, mais moi je ne m'imagine pas faire autrement. La première fois que je me suis fait téléporté, j'ai eu la chance de tomber sur quelqu'un qui avait connu le même phénomène, et qui avait pu m'expliquer un peu ce qu'il se passait. On est pas nombreux à être impliqué dans ces conneries, alors ça me semble normal de s'entraider.

Il était sans doute trop gentil, c'est vrai. Mais il n'envisageait pas les choses autrement. Son regard était fixé sur l'océan. Un jour sans doute quelqu'un tirerait profit de sa foi dans le genre humain. Sans doute même était-ce déjà le cas. Kevin tirerait sûrement profit de sa gentillesse pour troncher quelques jeunes femmes innocentes. Tant pis, ça faisait partie du jeu, en quelque sorte. Tant qu'on ne mettait pas à profit sa bienveillance pour faire des trucs malhonnêtes ou illégaux... il était prêt à être une bonne poire, si ça lui permettait à côté d'être un point d'appui pour ceux qui en avaient besoin.

La pluie se mit à tomber, mais Hiyori refusa de se mettre à l'abri tout de suite. Pied nus sous l'averse, c'était une idée à la con, mais le Lituanien n'en dit rien. Les cheveux de la jeune femme furent rapidement trempés, d'autant plus qu'elle ne mettait pas sa capuche. De son côté, le barbu se contenta de se poster dans l'ouverture de la porte, faisant bien attention à ne pas laisser la Japonaise seule. A l'abri des intempéries, quoi que tout de même légèrement humide, il termina tranquillement son café, attendant patiemment que la jeune femme daigne rentrer. Elle semblait ailleurs, alors il se permit de quitter un instant la pièce, pour aller chercher une serviette chaude dans la salle de bain. Revenu dans le salon, il constata qu'Hiyori n'avait toujours pas bougé. Retrouvant ses mêmes réflexes paternels, l'ancien soldat enroula son invitée dans la serviette, avant de la prendre par la taille et de la porter à l'intérieur.

Tu va choper la crève à rester pieds nus sous la flotte.

Il porta la jeune femme jusqu'au canapé, où il remplaça la serviette tiède, par le plaid épais. Puis il entreprit de lui sécher les cheveux. Ses vêtements étaient aussi trempés. Alors il la fit retirer sa veste polaire, avant d'aller la mettre à sécher. Lorsqu'il reparut, il se mit à rire.

Sous mon toit, tu restes en sécurité ET en bonne santé ! Lança-t-il joyeusement.

La pluie battante s'abattait sur la baie vitrée, ce qui faisait pas mal de bruit. De son côté, Ignas apporta une nouvelle serviette à Hiyori, avec en prime un de ses pulls, et une paire de chaussettes. Attendant qu'elle les revête, le Lituanien s'assit face à son invitée, sur la table basse. Le sandwich était toujours là.

Tu va avoir besoin d'une douche chaude. Sinon tu va vraiment finir avec la crève.
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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Ven 9 Fév - 23:03

Brusquement, une serviette m’entoure et on me saisit par la taille pour m’arracher à mon agréable « pause orage ». Je cligne des yeux, surprise, et constate que c’est Ignas qui me ramène dans son appartement avant de m’enrouler dans un plaid et une autre serviette… je lève un sourcil intrigué dans sa direction. Est-ce que c’est parce que je suis toujours un peu à l’ouest qu’il réagit comme ça où ai-je réellement l’air d’être une gamine de six ans ? On dirait presque mon grand-père à l’époque où il était encore en vie et qu’il s’énervait quand ma sœur et moi allions nous baigner en plein hiver dans le ruisseau derrière chez lui. Il nous grondait mais en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on se retrouvait systématiquement enroulées dans des couvertures avec des thés biens chauds entre les mains, quelques cookies tout droit sortis du four et un bain brûlant en train de couler dans la salle d’eau. C’est limite mignon.

- Tu sais, je suis pas en sucre non plus hein… c’est pas une averse qui va me rendre malade.


Mais bon, comme c’est chaud et moelleux, je me love dans la couverture. Son canapé est aussi trempé que moi maintenant, c’est malin… je hoche la tête quand il parle de prendre une douche… j’en ai envie depuis le restaurant en fait. Du coup, au bout d’un moment, je m’arrache du canapé, et je me dirige mollement vers la salle de bain en jetant des regards derrière moi pour être bien certaine qu’il n’a pas l’intention de s’en aller. Rester vraiment seule et toujours exclu… j’ai besoin qu’il reste à portée de vue.

Je me débarrasse de la couverture, de la serviette et de mon pyjama et je me glisse dans la cabine de douche en réglant l’eau assez chaude pour que ma peau vire au rouge assez rapidement. La douce brûlure de l’eau est comme une caresse à mes yeux. Ça fait presque mal mais c’est tellement bon… Je reste comme ça, immobile sous le jet d’eau pendant longtemps… quand j’ouvre les yeux, mon regard se fixe sur le mur pâle et les tuyaux… j’ai l’impression d’être dans le rien…

Et pour la première fois depuis que je suis arrivée chez Ignas… ça me fait du bien. Comme si j’étais rentrée à la maison… ça ne me fait pas bizarre de penser ça en plus, non, ça me donne juste encore plus envie d’y retourner pour de vrai. Je veux y aller, plus que jamais, je veux mes réponses… j’en ai besoin…

Finalement, je m’arrache à ma contemplation malsaine et je me lave rapidement les cheveux avant de me savonner. Faudrait pas non plus que j’utilise toute l’eau chaude, ça ne serait pas cool pour Ignas. Je me rince, je sors, je m’enroule dans une serviette sèche et je vais me sécher les cheveux devant le miroir. J’entends toujours la pluie battre sur la baie vitrée du salon… c’est la plus belle musique du monde…

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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Sam 10 Fév - 0:03

Quand elle proteste légèrement, une petite moue gênée se forme sur le visage d'Ignas. C'est vrai qu'il la traite un petit peu comme une enfant, que ses inquiétudes à l'égard d'Hiyori ne sont pas toujours utiles, et qu'il n'a aucun droit de lui dicter sa conduite. Mais depuis que la Japonaise a débarqué chez lui, il essaye de lui rendre la vie agréable, et rester sous la pluie ne faisant pas partie de ce qu'il considérait comme sympathique, il l'avait instinctivement fait rentrer. Sauf que la jeune femme ne semblait pas du même avis.

Ça dépend combien de temps tu restes sous l'averse. Mais tu as raison, tu es grande, j'avais pas à faire ça. Désolé.

Bon, malgré tout Hiyori s'emmitoufle dans ses couvertures, avant de finalement aller se doucher. Elle ne lui demande pas de rester avec elle, mais ses regards perpétuels par-dessus son épaule indiquent qu'elle ne se sens pas encore très à l'aise avec la solitude. Alors même si elle lui tourne le dos, immobile, laissant l'eau couler sur sa peau nue, Ignas reste dans la salle de bain. Il ne regarde pas, lui aussi tourne le dos. Il se contente de mettre les serviettes trempées sur l'étendage, et d'en sortir une nouvelle, encore tiède. Puis une deuxième. Lui aussi prendrait bien une douche. Quand la Japonaise quitte la cabine, le garde du corps est en train de se déshabiller.

Je vais en prendre une aussi. Tu peux rester si jamais tu ne te sens pas d'être seule. Indiqua-t-il avec un sourire sincère.

Juste avant d'entrer dans la cabine, il hésite. Et si son "pouvoir" venait à refaire des siennes maintenant ? Et si il se retrouvait couvert de sang, d'huile ou de n'importe quoi d'autre ? Son regard se porta sur les paumes de ses mains. Puis il laissa échapper un long soupir, serra les poings, et entra dans la douche. Il n'allait pas laisser un nouvel événement surnaturel inexplicable changer sa manière de faire quelque chose d'aussi basique que prendre une douche. Pourtant, lorsqu'il se saisit du pommeau, il pointa le jet sur sa main. Rien ne se produisit. Satisfait, le Lituanien se lava rapidement, avant de s'emmitoufler à son tour dans une serviette. Il se sèche, laisse ses cheveux détachés, peigne sommairement sa barbe, et le voilà dans la chambre. Il se contente d'un t-shirt bleu foncé et d'un survêtement. Pas question de sortir, encore moins avec ce temps. Il constate qu'Hiyori ne semble pas gênée par le son de la pluie qui tambourine sur ses vitres.

Désormais, il s'agissait de s'occuper le temps que l'averse se calme. Et Ignas manquait d'inspiration pour le coup. Il s'assied sur son canapé, recouvrant la tâche humide laissée par son invitée par un coussin. Hiyori n'étant pas loin, il se dit qu'ils pouvaient toujours essayer de mieux se connaître. C'était un peu tôt pour se mettre à picoler mais... le Lituanien ne disait pas non à un petit shot de vodka supplémentaire. Alors il se leva pour aller chercher la bouteille, pris deux verres, et demanda :

Quand tu étais petite, tu étais du genre à aller jouer dans les flaques d'eau ?

En terme d'inventivité, ce n'était pas terrible, mais il fallait bien commencer quelque part.
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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Mer 14 Fév - 22:18

Pendant qu’il se douche à son tour, je prends le temps de mettre mon pyjama et ma veste au sèche-linge. J’ai pas envie de mettre autre chose, j’ai bien acheté, c’est hyper confortable. Pendant que ça tourne, je prends le temps de me sécher les cheveux correctement cette fois, avec le sèche-cheveux et tout. Du coup ils sont plus lisses et plus brillants que d’habitude… et coiffés surtout… avec un petit sourire nostalgique je me souviens que je n’arrivais à ce résultat que quand mon frère me forçait à me laisser faire pendant qu’il brossait et séchait mes cheveux lui-même. Il serait sans doutes fier de moi en me voyant, là maintenant tout de suite… furieux à cause de la présence d’un inconnu à poil dans la cabine de douche derrière moi, mais bon… ça c’est un détail.

Quand j’ai fini, Ignas est sorti de la douche depuis un moment et s’est même déjà habillé. Le cycle court du sèche-linge est terminé lui aussi. Je récupère mon pyjama et ma veste en polaire, j’enfile tout ça, je mets la capuche parce que c’est tout doux et tout chaud, et je rejoins Ignas au salon. Il est pratique son appart, quelle que soit la pièce dans laquelle on se trouve, si on laisse les portes ouvertes on peut voir ou entendre l’autre sans aucun soucis. Si je l’entends bouger, faire tinter des verres où autre, je panique moins, même si je ne le vois pas. Ceci dit j’espère que cette histoire d’anti-solitude absolue va bientôt me passer, parce que ça va vite devenir lourd… aussi bien pour lui que pour moi je pense.

Je fais à nouveau couler du café. Y’a pas d’heure et jamais de « t’en as trop pris » pour le nectar des dieux. J’aurais le temps de me soucier de la dangerosité potentielle de ce liquide providentiel si je finis par vieillir assez pour en ressentir les effets. Ce dont je doute plus que sérieusement. Quoi que… après les évènements survenus dans ma baignoire et avec Nathan… enfin bref. J’ai pas envie de penser à ça maintenant.

L’odeur du café envahit tendrement mes narines. Entre ça et le bruit de la pluie battante, j’oublie tout ce qui m’entoure. C’est tellement apaisant… je sursaute quand Ignas se met à parler, et je le regarde quelques instants avant que sa question finisse par se frayer un chemin jusqu’à ma compréhension. Je lui adresse un regard intrigué… c’est… intéressant comme lancement de conversation.


- Oui… comme tous les enfants l’imagine. Sauter dans l’eau, s’éclabousser, se rouler dans la boue et se salir le plus possible… tous les gamins qui viennent de la campagne ont déjà fait ça assez souvent.

Quand le café est fini, je prends la cafetière avec moi, embarque nos deux tasses et pose le tout près de la vodka sur la table basse avant de me servir et de boire une longue gorgée de ce doux velours noir qui me brûle délicieusement la gorge.


- Pourquoi, t’as jamais fait ça toi ?

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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Jeu 15 Fév - 0:31

"Comme tous les enfants". Quand Hiyori dit ça, Ignas commence à revoir toute son enfance, et à se demander si il ne manque pas quelque chose. Lui n'a jamais trouvé le moindre plaisir à se salir volontairement. Bien sûr, quand il s'agissait de jouer à balle, ou au loup avec ses amis, il ne voyait aucun inconvénient à se lancer dans de grandes glissades dans l'herbe. Mais l'eau... il n'avait jamais trouvé ça si amusant. Déjà tout petit, se retrouver avec des vêtements ou pire, des chaussettes trempées était une des sensations les plus désagréables pour lui.

Puis finalement, il se dit que lui ne venait pas de la campagne. Des week-ends, des semaines de vacances chez son grand-père Sarunas, il en avait fait un paquet. Pourtant, il ne se souvenait pas de ce genre de sensation, d'aller cavaler sous la pluie. Quand il faisait mauvais, il restait à l'intérieur et il jouait à des jeux de sociétés.

Et bien... non. J'ai jamais fait ça. Je viens de la ville à la base, mais même quand j'allais à la campagne, je ne me suis jamais amusé à me salir. C'est bizarre, selon toi ?

Entre temps, Hiyori s'était resservie une tasse de café, pour aller avec sa vodka. Elle en était à combien de tasses aujourd'hui ? C'était à se demander si elle comptait s'endormir un jour. Vu qu'elle devait bien en être à un litre d'or noir, elle allait avoir de l'énergie pour trois mois. Ou des problèmes cardio-vasculaire. Au choix. Le garde du corps se garda bien de lui reprocher quoi que ce soit, mais il se permit tout de même de prévenir.

Si tu continue à ce rythme, mes maigres réserves de café risque de vite s'épuiser !

Déjà, il se demandait comme c'était possible qu'il lui reste du café alors que la machine coulait quasiment sans arrêt depuis ce matin. Hiyori savourait sans doute sa dernière tasse. Et avec l'orage qui grondait, Ignas ne se sentait pas vraiment de faire un aller-retour au supermarché pour refaire le plein.

Alors en attendant, il se servit un second shot de vodka, qu'il descendit aussi vite que le premier. L'alcool, il le tenait plus que bien. Sur les bateaux de l'opération Sophia, il était resté invaincu aux concours de beuveries organisés entre soldats. Bien sûr, ils ne faisaient ça que quand ils étaient absolument certain que le lendemain serait calme. Sinon, quelle image auraient-ils donnés des armées européennes, au moment d'aborder des embarcations pirates avec trois grammes par dents ?

Et ta relation avec tes frangins, elle est comment ?

La conversation changeait du tout au tout, mais Ignas n'y faisait pas attention. Ce n'était pas en laissant le silence s'installer qu'il arriverait à mieux connaître son invitée. Si jamais elle était amenée à rester avec lui plusieurs jours, voire semaines, autant qu'il sache tout de suite à quoi s'attendre de manière générale.
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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Sam 17 Fév - 15:30

- Mmh…

Je m’appuie contre le dossier du canapé avec une expression pensive tout en sirotant tranquillement mon café. Je n’ai pas vraiment pensé à ma famille depuis mon « retour ». En fait, j’ai plutôt essayé d’éviter. Je me souviens d’eux et ma mémoire devient de plus en plus claire à chaque minute qui passe, mais c’est différent quand on y pense volontairement…


- Je m’entends bien avec tout le monde… se sont les seules personnes, avec mes parents, que j’aime vraiment.


Je ne précise pas que les autres ne méritent même pas mon attention. Aucune utilité.

- Iwao est l’aîné de la famille. Il a un peu trop tendance à vouloir nous imposer sa manière de penser, mais il ne le fait pas brutalement. On râle un coup et il arrête… Il est agent immobilier, je crois qu’il commence à être assez connu dans le domaine. Après, y’a Iwai, ma sœur. C’est la jumelle d’Iwao. Elle est chef comptable et ça résume assez bien sa personnalité, elle veut toujours tout contrôler… surtout ma garde-robe… où même moi entièrement en fait. Je l’adore mais elle a tendance à me casser les pieds très souvent.


Je m’arrête pour avaler une gorgée de café. Putain c’que c’est bon… et dire qu’il y a des gens qui trouvent ça infecte. Leurs vies doivent vraiment être merdiques…

- Masahiro est un artiste. Il joue merveilleusement bien de plein d’instruments mais c’est avec un piano sous les doigts qu’il montre au monde l’étendue de son talent. Je pourrais l’écouter jouer pendant des heures entières… il est gentil, un peu trop, du genre à ne pas savoir dire non. Et timide aussi… c’est marrant, l’opposé totale de Tetsuo. Pourtant c’est aussi un artiste, il est danseur. Mais vraiment pas le même genre d’artiste que Masahiro… Lui il est toujours en costume, très classe et plein de gestes doux… Tetsuo son costume c’est un string à paillettes et il est toujours en train de sortir des vannes vaseuses. Ils sont tout le temps en train de se disputer mais ils s’adorent.

Je souris d’un air nostalgique en les imaginant en plein milieu d’un ennième débat sur ce que doit être ou ne pas être l’art. L’un jugeant l’autre trop coincé, et l’autre affirmant que le premier est vulgaire et fait honte aux « vrais » artistes. Ils me manquent un peu… pas beaucoup… mais quand même.


- Et puis il y a Hisao…


Je me tais une minute. Ma relation avec Hisao est assez particulière, même pour des jumeaux.

- J’habite avec lui dans un appart minuscule, on partage tout. Je m’occupe de lui et il s’occupe de moi. C’est la personne la plus importante de ma vie, s’il n’existait pas, je n’aurais aucune raison d’être sur cette terre. Il est génial. Il a un peu trop tendance à me vénérer, mais je suppose que je fais pareil… Il étudie l’informatique, il est vraiment brillant… il est à peu près tout faire sur un ordinateur, même à distance.

Je sirote mon café en levant les yeux vers Ignas.

- Et toi ?

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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Lun 19 Fév - 22:49

Cinq frères et sœurs, ça devait faire un sacré chahut dans la maison quand ils étaient jeune. Ignas souriait en écoutant Hiyori les décrire un à un. C'était amusant comme ils allaient par paire. Les deux aînés, les plus sérieux. Les deux cadets, aux âmes d'artistes, à la fois proches et éloignés l'un de l'autre. Et les deux benjamins, dont la proximité était palpable rien qu'à entendre la voix de la Japonaise. Elle avait une relation quasi-fusionnelle avec son jumeau. Malgré tout, c'est sur une de ses premières phrases que le Lituanien voulut rebondir.

Quand tu dis les seuls que tu aimes vraiment... c'est vraiment les seuls ? Je veux dire... tu m'as déjà dit que tu sortais très peu, mais tu dois bien avoir des amis, des connaissances qui compte pour toi, non ?

Puis vint son tour de conter son enfance, sa relation avec sa famille. C'était toujours plus facile de laisser les autres s'exprimer à ce sujet, plutôt que d'être le centre de l'attention, même si là ce n'était qu'une personne. D'abord en tant que soldat, et maintenant en tant que garde du corps, Ignas avait appris à s'effacer au profit des autres. C'est pour cela qu'il évoquait assez rarement ses problèmes et ses pensées spontanément, préférant se taire, et essayer de régler ses soucis seul.

Et bien... je suis Lituanien, je suis né à Vilnius. Mon père était ouvrier dans le bâtiment. Un grand gaillard, très solide, droit dans ses bottes. Jamais en retard, mais jamais chaud pour faire des heures supplémentaires. Le genre qui arrive, fait ce qu'on lui demande, et repart. Au moins il a passé beaucoup de temps avec sa famille. Il a rencontré ma mère sur un chantier. Elle est agent immobilier aussi, comme ton frère. En gros, mon père construisait les maisons que ma mère finissait par vendre.

Le barbu laisse échapper un petit rire. Cette anecdote l'a toujours amusé. Il en profite pour descendre un nouveau shot.

Et puis j'ai une sœur, Saulé. Elle a deux ans de moins que moi. Je l'adore, même si maintenant que je vis ici, je la vois beaucoup moins qu'avant. On était super proches plus jeunes. Puis je suis parti à l'armée, et elle a fait sa vie. Elle est institutrice maintenant, et mène sa petite vie rangée, avec son mari, et son gamin.

Le sourire d'Ignas s'élargit un peu plus.

Le petit Lukas, c'est la prunelle de mes yeux. Je l'aime comme si c'était mon gosse. J'ai manqué pas mal de ses premiers anniversaires à cause du boulot, mais je m'arrange toujours pour revenir au pays dans ces eaux-là. Il est adorable, vraiment.

Le temps d'un instant, le Lituanien se laisse aller à la nostalgie. Il revoit la petite bouille et le sourire contagieux de son neveu. Puis il se ressaisit, s'accoude sur la table, les yeux dans le vide.

C'est peut-être mon seul regret à l'heure actuelle. De pas avoir de gamin, pas de femme. J'sais pas ce que tu en penses, toi, de tout ça ? Tu envisages d'avoir des gamins, de te marier, tout ça ?

Et ben, heureusement qu'il n'aimait pas évoquer spontanément le fond de sa pensée. Mais le contexte était à l'échange, et puis avec quelques verres dans le nez. Bon tout de même, pour le fier Lituanien qu'il était, commencer à dire des conneries au bout de trois shots était assez honteux. Mais il se reprit assez vite.

Enfin, je sais même pas si tu y as déjà pensé, de base. Oh et puis, faut pas prendre ça pour une proposition. Je t'en ai déjà demandé assez et t'entraînant dans tout ce délire de copine et de restaurant !

Ouaiiii, bien rattrapé ça dis-donc. Il allait freiner très vite sur la vodka, mais il y avait quelque chose de pas normal. En théorie, il pouvait facilement s'enfiler sept ou huit shots avant de commencer à seulement sentir les effets de l'alcool...
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MessageSujet: Re: L'avènement du Rien... [Ignas]   Jeu 22 Fév - 12:36

J’ai une jolie petite image de sa gentille famille qui joue dans la neige avec les joues rosies par le froid et de la buée qui sort de la bouche. Je vois des bonhommes de neige un peu partout, va savoir pourquoi, dans ma vision il y a aussi des bâtiments de style très russe. Genre la célèbre église super grande de Moscow dont j’ai oublié le nom à l’instant même où je l’ai lu à l’époque où la Russie m’intéressait un minimum. Enfin peu importe. Je pense que la vodka commence à taper un peu… faut dire que même si avant le Rien c’était ma boisson de prédilection (en deuxième place après le café quand même, faut pas abuser), ben ça fait genre dix mois que j’en ai pas avalé une goutte… j’imagine que mon organisme s’est déshabitué… faudra y remédier. La vodka et le café : les seules sources de lumière dans ma vie avec mon frère. Bon ok… lui il passe même avant le café. C’est dire à quel point je l’aime.

J’ai « oublié » de répondre à sa question… il n’a pas besoin de savoir que je suis une grosse asociale suicidaire qui n’a aucune envie de se faire des amis. Même pas des connaissances. Genre mes « collègues » de boulot, les rares fois où je tombe sur eux, j’ai envie de me pendre. Alors oui, ils sont tous gentils, prévenants, souriants et tout et tout… mais moi, les voir avec leurs vêtements parfaits, leurs sourires colgate et leurs parfaites petites vies de merde, ça me donne des envies de meurtre avec plein de sang et de hurlements de douleur. Je déteste les gens. Ils me rappellent à quel point je me hais et à quel point je déteste faire semblant d’aimer la vie.

Je lève le nez pour le regarder quand il me parle de mariage, d’enfants etc… c’est vrai qu’étant donné que je passe pour sa copine ça fait bizarre… surtout qu’on a couché ensembles…

Qu’on a… oh putain…

Je sursaute légèrement et je rougis vivement. Alors ok, je ne suis pas une grosse pucelle qui n’a jamais connu de mâles dans sa vie, mais quand même ! C’est pas trop mon style de me jeter au cou d’un parfait inconnu comme ça. C’est super gênant… pourquoi j’ai fait ça ? Il m’a embrassée en premier, oui, mais c’est pas une excuse… j’avais besoin de contact humain… ok… mais ça non plus c’est pas une excuse… Mes seuls contacts avec l’intimité d’un mec, avant le Rien, c’était quand j’avais envie d’autre chose que de mon vibro et qu’un pote de mon frère se montrait moins relou que les autres…

Je m’enfile deux shoot de vodka à la suite pour ne plus y penser. Ça marche pas… mais au moins j’ai repris une certaine contenance et je peux faire illusion… je crois.


- Euh… j’y ai jamais vraiment pensé. J’suis pas certaine d’avoir envie de quelque chose comme ça. J’ai déjà un homme dans ma vie, mon frère, j’ai pas besoin de plus que ça… j’ai jamais été amoureuse… et puis mettre au monde des enfants dans un monde aussi malade et mal foutu j’pense que ça serait super égoïste… t’as vu comment ça part en couille ? C’est tellement la merde que l’univers a décidé de se foutre de nos gueules avec ces histoires de téléportation, de Rien, de pouvoirs bizarres comme l’eau qui se change en huile… j’ai pas envie d’infliger ça à un mini-humain. Et puis les gosses ça pue, ça fait du bruit, ça court partout… bof…

Troisième shoot.

- Après, j’imagine que si je tombe amoureuse je changerai d’avis… mais j’en suis pas là du tout.

Après ça, on discute encore un moment en picolant, et puis comme la pièce commence à tourner et que la salade que j’ai avalée au resto réclame son indépendance, je marmonne une vague excuse et je me lève pour aller me coucher. La pièce tangue follement… finalement Ignas se lève pour me soutenir, même s’il a l’air bourré lui aussi. Moins que moi. Beaucoup moins…

Je m’écrase sur le lit comme une merde, il fait pareil… probablement plus par solidarité qu’autre chose… j’avoue qu’à cause de l’alcool y’a peut-être quelques mains qui s’égarent et quelques lèvres qui se frôlent. Et dire que y’a pas une heure ça m’avait choquée de me souvenir qu’on avait fait des trucs intimes et… euh… en profondeur. De toute façon je suis tellement morte bourrée que ça dure pas longtemps et que ça va pas bien loin. J’suis encore toute habillée quand je finis par m’endormir comme une quiche avec les ronflements et tout le tralala…

Quand j’émerge, le soleil s’est déjà levé. Je crois que je réveille Ignas en me levant mais je suis trop vaseuse pour y faire attention. Je me traine jusqu’à la salle de bain pour prendre une douche, je remets ma vieille culotte et le t-shirt de mon frère par reflexe parce qu’ils étaient dans la salle de bain…

Je retrouve un Ignas vaguement habillé, et on décide d’aller manger un truc pour faire passer la gueule de bois magistrale qui me piétine les tempes. Malheureusement… quand on passe la porte de la chambre… on disparait.

Adieu Boston… bonjour… ailleurs ?

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