Forum roleplay (étrange/science-fiction)
 

Partagez | 
 

 [RP] - Terminus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Fait office de MJ

avatar

Messages : 293
Points de Complot : 1327
Fiche : ici

Date d'inscription : 08/11/2016
Lieu : Afrique du Sud - Le Cap
Occupation : Barman

MessageSujet: [RP] - Terminus   Dim 31 Déc - 1:23

[Le présent topic est là pour tout le monde. Vous verrez tout de suite pourquoi...]

Dans un puissant sifflement des pistons, la porte avant s'ouvre, sans que le Train ne ralentisse. Telle une gueule béante d'un animal se jetant sa proie, l'ouverture s'élargit alors que ceux qui sont dans la baie de déchargement peuvent voir le rail défiler. Le véhicule file à toute allure vers un mur de métal dans lequel s'ouvre une porte similaire à celle du train.

La collision est à la fois inévitable et imminente.

Pourtant, elle ne vient pas. Au contraire. Vos estomacs se tordent alors que l'espace autour de vous se déforme au moment de l'impact. Il n'y a pas vraiment de choc, juste une vibration étrange dans tous les éléments du Train qui se met à se replier sur lui-même, tout en recrachant son contenu dans le hangar qu'il vient à peine de percuter.



Errata - Comme vous êtes tous dans l'enclos, personne ne voit le train arriver. Et vous atterrissez sur place pratiquement en même temps. Le reste des descriptions tient toujours. Désolé et merci.

Tizzie, Yoko et Atéa sont jetées à genoux sur le sol métallique d'un hangar plus vaste encore que le train tout entier. Le corps inerte d'Ike  roule juste derrière elles et Diao tombe dessus, déstabilisée par le mouvement contre nature du Train.

Les rangées de corps inanimés défilent sur les côtés, toujours bien rangés et accrochés au rail suspendu, comme les râteliers d'armes dans Matrix... Mais Neo ne vient pas vous sauver.

Erynn est happée à son tour dans l'étrange rencontre du Train et de sa destination, suivie de près par Mona et le corps de Luc. Si jamais quelqu'un vérifie maintenant, Luc est mort*.

Nathan a à peine le temps de crier mais ne peut échapper à ce phénomène. La sensation est similaire à ce qu'il avait déjà pu expérimenter dans les installation qu'il avait visitées, lorsqu'Aloïs avait déplacé les couloirs de l'endroit sans se mouvoir lui-même.

Les ordures du dépôt s'entassent désormais sur le côté du vaste hangar, un peu plus loin, juste à côté des huit lits que certains d'entre vous connaissent déjà. Finalement arrive le contenu de la pièce jusqu'ici verrouillée, que les occupants du wagon III avaient pu identifier comme étant des étagères et que Mona avait entraperçu en train de bouger...

Devant vous, au-delà de la décharge se tiennent deux énormes silhouettes. Leur géométrie échappe d'abord à vos sens perturbés par l'arrivée, mais vous finissez par en visualiser la forme. Ce sont deux créatures arachnides en apparence, avec l'abdomen de la taille d'un van. Entièrement faites de métal, de plastique, elles se déplacent avec un cliquetis. Leurs corps et pattes sont hérissés de divers outils, certains sophistiqués au possible, d'autres d'une simplicité déconcertante... Des caméras, bras et visages décorent diverses parties de ces choses qui se mettent à escalader les déchets dans votre direction...

Leur comportement semble pourtant indiquer que leur intérêt premier va vers les corps suspendus, à votre droite et à votre gauche. Ils tentent de les protéger ou de s'en emparer.

En tout cas, il n'y a aucune porte visible dans le hangar...




Remarques :
- Ike, tu reprends connaissance, la face contre le métal au sol, le poinds de Diao sur ton dos.
- Nathan, tu sens que tu es libre de partir, mais tu ne pourras pas revenir. Si tu te téléportes en-dehors de cet endroit, dans le monde que tu connais, tu y restes. Tu peux le faire quand tu veux.
- Cette fois, je vais participer à chaque tour (ce ne sera pas long, comme on est nombreux, je ferai ça vite...) Donc chacun répond une fois et puis vous attendez ma réaction.
- Si quelqu'un a envie de faire un plan du nouvel hangar, je veux bien l'approuver ^^ Mais moi, j'ai la flemme de le faire <3

*Attendez quand même la fin de l'évent avant de paniquer hors-jeu, merci.

_________________
Merci, Atéa !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vasteblague.tumblr.com/


avatar

Messages : 28
Points de Complot : 261
Fiche : L’œil de Pékin
Date d'inscription : 25/11/2017
Lieu : Pékin, République Populaire de Chine
Occupation : Fonctionnaire du Ministère de la Sécurité de l'Etat

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Dim 31 Déc - 3:17

Une fois tout le monde revenu, Diao était rentrer en dernière et avait solidement fermer la porte derrière elle, bien que cela ne lui plaisait pas beaucoup de ne pas voir ce qui se passait. Si elle avait su ce qui se préparait, elle serait probablement restée dehors afin de pouvoir contempler le spectacle d'ailleurs. Une sensation d'inconfort l'envahi, comme un transport de troupe lancer a grande vitesse qui pile soudain pour tenter d'éviter un obstacle qu'il sait déjà ne pas pouvoir esquiver. L'agent serra les dents, pensant que tout ceci n'était plus de son âge, avant d'être projetée en avant. Lorsqu'elle retrouve enfin de la stabilité, la Chinoise se rend compte qu'elle est désormais sur Ike qui semble retrouver ses esprits, mais toujours menotter, il ne risquait pas de poser de problème, tout moins dans l'immédiat. Soufflant un grand coup pour chasser l'inconfort qui l'habite et se remerciant intérieurement de ne pas avoir manger après la négociations avec les sous fifres de Rocket Man, elle se redresse, réajuste quelque peu son uniforme et ramasse sa casquette tombée un peu plus loin, mais ne la réajuste pas, préférant la ranger dans une de ses poches.

Elle remarque devant elle Nathan, Erynn ainsi que l'homme blessé que Nathan avait ramener avec eux quelques temps avant la collision. Elle se rapproche de son corps afin de tenter de prendre son pouls, mais Erynn se dirige vers lui et elle décide finalement de lui laisser la priorité, se rapprochant donc de Nathan qui tente de reculer face a la sortie. Revenant a sa hauteur, l'agent du ministère de l'intérieur observe ce qui se trouve face a elle : une disposition étrange, avec des lits d'un côté, des détritus de l'autre, mais surtout, deux araignées mécaniques étranges qui avaient sans doute était conçu par un esprit dérangé. Tant d'appendice étrange, certain très sophistiqué, d'autre très simple, des visages, des parties en plastiques… En tant qu'arme de guerre, ses araignées seraient sans doute ranger au rebut avant même de connaître le front : aucune chance qu'elles atteignent le corps-à-corps ou puissent égratigner un transport de troupe blindé ou un char de combat. En revanche, c'était bien suffisant pour tailler en pièce un petit groupe hétéroclite d'humain enfermé dans un hangar contre leurs volontés.

Même face a une horreur comme celle-ci, l'agent trouva les ressources en son fort intérieur pour ne pas craquer. Son cerveau était en ébullition, parcouru de nombreuses réflexions,  mais elle ne se laissa pas distraire pour autant et l'entraînement pris une fois de plus le dessus. Elle pris Nathan par les épaules afin de lui faire réaliser qu'il n'était pas seul, mais dans un contact qui s'était voulu rassurant, puis l'aide a se relever. En vérité, la militaire a déjà un plan, mais vu l'influence de Nathan, elle aurait besoin de son aide pour le mettre en œuvre. Lorsqu'il fut tourner vers elle et qu'elle était assurée d'avoir obtenu son attention, elle murmura afin de lui expliquer son idée, mais aussi poser une question, puisqu'il semblait le mieux renseigner sur cet endroit.


« Pour l'instant, ses choses semblent plutôt s'intéresser aux corps autour de nous… Nous avons peut-être une chance de pouvoir les dépasser sans qu'elles nous prêtent attention si nous prenons les bonnes décisions. Il me semble que la solution la plus raisonnable serait de nous séparer en deux groupes : le premier, sous ma protection, tentera sa chance sous les lits, tandis que le second, avec Atéa a sa tête, passera par les ordures. Il serait préférable que les personnes les plus diminuées passent par les ordures, ou elles pourrons plus facilement se déplacer. Avez-vous une idée d'une issue possible ? Il n'y a pas de porte, mais ses araignées ne peuvent être sortie de nulle part… Il y a forcément une issue. »


Dernière édition par Diao Chan le Dim 31 Déc - 13:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 51
Points de Complot : 337
Fiche : La fiche !
Date d'inscription : 10/12/2017
Lieu : Dans le Maine (USA)

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Dim 31 Déc - 12:47

Ce n'est pas un réveil très agréable. J'ai l'habitude d'avoir mal à la tête et d'être dans la confusion, mais là c'est pire que ce que je me fais subir habituellement. Je vois des tâches de couleur dans tous les sens, j'ai horriblement mal aux épaules, il me faut un moment pour seulement ouvrir les yeux. J'ai la joue contre du métal froid. J'étouffe un peu parce que quelque chose me gêne pour respirer. Alors je tousse pour le cracher. Mon entrejambe est au sec, donc j'ai pas fait de crise d'épilepsie (parce que oui, quand je me réveille j'ai l'automatisme de vérifier que j'ai pas de pisse sur les jambes, ma vie est bien triste). J'ai les yeux ouverts mais je ne vois rien, mon regard est vitreux. Mon cerveau se noie dans ses propres poisons.

Et puis je me rappelle un peu. Le train. Le kidnapping. Les fous. Les chinoises. J'ai pété un câble et j'en ai frappé un, et puis... bah j'ai perdu. Les détails m'échappent pour l'instant mais j'ai pas dominé. Très mal à la tête. Et on m'a attaché les mains dans le dos ! Ça c'est très méchant, surtout que visiblement on m'a déplacé sans douceur (qui ? Comment?). C'est un coup à me démettre les deux épaules. Moi quand je menottais quelqu'un je lui attachais les mains devant, parce que la torture c'est pas bien. En un quart d'heure t'as mal aux articulations à mort. Et puis est ce que j'ai une tête de roi de l'évasion ?! J'ai même pas la souplesse pour me gratter le cul sans me tourner. J'aurais eu l'air con pareil les poignets devant moi. Salauds.
Cette saine colère me redonne un peu mes esprits. Je calcule enfin ce que je vois entre les tâches de lumière et mes cheveux qui me tombent sur les yeux. Des araignées géantes. Des cadavres partout. Du bordel. Les psychopathes qui se téléportent.

Avec une grande agilité due à l'adrénaline je m'asseois sur mes fesses et je me traîne à reculons sur quelques mètres. C'est comme voir un chien qui se gratte le cul par terre en accéléré.

- OH PUTAIN CHIÉ FAITES PAS LES ENCULÉS DÉTACHEZ-MOI DÉTACHEZ-MOI !!!

Les trois points d'exclamation c'est pour bien faire sentir l'hystérie dans laquelle je suis. Je suis tout blanc avec les pupilles minuscules. La panique, les lésions cérébrales, la descente de drogue. Ça fait les moments de fraîcheur et de bonne santé. Mais ces enculés m'ont attaché les mains dans le dos alors qu'il y a des robots araignées aliens oh mon dieu oh mon dieu !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 773
Points de Complot : 210
Fiche : Stay Focused & Extra Sparkly ★
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Philadelphie, Pennsylvanie.
Occupation : Avocat en droit pénal. Conférencier, écrivain, activiste. Musicien à ses heures perdues.

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Dim 31 Déc - 15:12

Nathan s’est reculé en arrière à quatre pattes, le souffle coupé et les yeux écarquillés d’épouvante. Cette fois-ci, il a bel et bien perdu ses lunettes, pas très loin, sans doute, mais les araignées au fond du hangar sont assez énormes pour qu’il les remarque. Un hurlement s’est coincé dans les triples nœuds emberlificotés dans sa gorge et il est tout simplement aspiré par leur spectacle, livide, la cervelle engluée quelque part dans un coin sombre.
Son premier instinct est de tâtonner autour de lui et de remettre la main sur ses verres qu’il cale d’une main tremblante sur son nez. Ils se sont fendus sous le choc. C’était bien sa veine ! Il cligne des yeux, la respiration entrecoupée de soubresauts, mais sa vision fragmentée est soudain capturée par le visage de Hua, qui le tire en une seconde sur ses jambes.
Elle le tient devant elle un petit moment et le flot tumultueux de ses paroles achève de terrasser l’intelligence de Nathan. Il y a beaucoup, beaucoup trop de mots, et des indications, beaucoup, beaucoup trop précises, et il n’a aucune idée de ce qu’elle lui veut, là, maintenant, et pourquoi elle le regarde de ses yeux froids soudain comme si l’avenir du monde reposait entre ses mains, ou quelque chose comme ça – qu’est-ce qu’il pouvait bien faire, qu’est-ce qu’elle attendait, bon dieu, ces Araignées, c’est un cauchemar !

« Je… Deux groupes ? Mais… ? » Il est déjà miraculeux que ce mince filet de voix ne sorte de sa gorge. Il s’agite, tout en essayant de se concentrer, l’esprit empêtré dans sa propre trouille, et il faut quelques bonnes secondes pour qu’une seule réflexion cohérente ne finisse par y voir le jour. « Elles… pas besoin de porte ! Elles venaient du fond du train ! Et le train… Si on se cache, on pourra les… les suivre, elles vont emmener… ça… Les corps ! Elles vont les emmener quelque part… U-une issue va peut-être s'ouvrir... ? »

La panique lui bouffe douloureusement les tripes, il a envie de vomir. Tout est confus et brouillé et grésillant dans son crâne, c’est comme nager la brasse coulée dans un écran de téléviseur cathodique. Il happe un peu d’air, terrorisé, et son regard commence à fuir celui de l’officier, qui voudrait bien – d’après ce qu’il comprenait ? – le voir encourager les troupes à suivre ses instructions. Mais comment, au juste ? Dans un instant, ce serait déjà la débandade ! C’était déjà la débandade ! Son cœur, soudain, ébranle ses côtes d’une pulsation telle qu’elle lui imprime un vif sursaut. Il se recule brusquement, s’arrachant à la prise de Hua, et jette un regard explosé d’horreur vers Atéa, Yoko et la petite fille, en arrière.

Deux groupes. Mon Dieu, il fallait former deux groupes, mais comment pouvait-il seulement le leur faire comprendre ??

Il s’avance d’un pas bringuebalant vers elles, slalomant à l’aveugle entre Erynn, Mona, et les corps des deux hommes effondrés par terre, qu’il dépasse en gesticulant pour attirer l’attention des filles. Tout à coup, l’un des deux endormis, derrière lui, se met à beugler comme une bête à l’agonie. Sans avoir le temps de comprendre ni de réagir, Nathan se fait aussitôt percuter dans les jambes par l’espèce de bolide braillard qu’est redevenu Ike. Il trébuche dans un cri et tombe en arrière sur le pauvre bonhomme, l’aplatissant de nouveau sur le sol de tout son poids.
Sa tête se cogne contre le tibia du policier et il étouffe une plainte entre ses dents, avant de se redresser aussi sec, le sang bouillonnant d’adrénaline. Il se rassoit sur la bedaine remuante de l’homme, un peu sonné, et se frotte le crâne avant de réaliser l’étendue de la catastrophe. D’un bond, il le libère de sa charge et se remet sur ses cannes en bafouillant des excuses en pagaille.

« P-pardon, je… je suis désolé… je… voilà… »

Vaillamment, il attrape quand même Ike sous le bras et le tire en avant pour l’aider à se relever tout à fait. Il lui adresse un dernier regard aussi navré qu’affolé, puis se tourne enfin vers Atéa et lui désigne d’un grand geste la direction de la montagne d’immondices que Hua voudrait bien lui faire emprunter.

« A-atéa ! La décharge ! De ce côté… ! » Les larmes lui montent stupidement aux yeux et il s’écrie à la cantonade en essayant d’attirer l’attention sur Ike. « Et… et que quelqu’un détache ce pauvre type, là, il va pas rester comme ça ! »

_________________
When you got skin in the game, you stay in the game.
But you don’t get a win unless you play in the game.
Oh, you get love for it. You get hate for it.
You get nothing if you wait for it, wait for it, wait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Messages : 168
Points de Complot : 72
Fiche : Ici
Date d'inscription : 25/02/2017
Lieu : Seoul, SK
Occupation : Médecin neurologue

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Dim 31 Déc - 15:23

Cahin-caha Luc avait été amené vers les autres, dans le seul endroit qu'ils pensaient sûr. Posé à terre, il avait tout juste été recouvert de sa tunique quand le train s'emballa. Il n'y eut pas d'autre alerte avant que leur environnement se mette à changer après ce qui lui fait l'impression d'être une collision... contre le vide. Erynn qui était accroupie près du montagnard dérape violemment vers l'arrière, file à côté de Mona et termine sa course près des pieds de Yoko, comme une poupée de chiffon.
Néanmoins malgré l'effroi et la chair de poule elle court à nouveau vers Luc, obsédée par ce rôle qui est la seule chose l'empêchant de craquer. 'Tout ignorer. Dans la peur, se trouver un but...' martèle son cerveau.

Heureusement, Luc a aussi dérivé vers l'arrière. Raclant douloureusement des genoux par terre, Erynn s'accroche à lui et tâte sa nuque, sourcils froncés afin de s'immuniser aux cris de détresse qui s'élèvent dans le groupe. Elle jure en ne sentant plus de pouls, se penche immédiatement pour écouter sa respiration. Rien.
Son cœur déjà affolé s'emballe encore à lui en faire mal. Elle expire et expulse la tension comme elle peut. Penchée au-dessus de Luc, elle entame la procédure standard de réanimation par des gestes maîtrisés. Le mains croisées sur son torse exécutent le massage cardiaque pendant ce qui lui semble une éternité, avant qu'enfin elle lui penche la tête pour insuffler de l'air dans ses poumons. Tout son corps tremble.

« Respire, bordel ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 441
Points de Complot : 475
Fiche : Boop ♡
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Spreenhagen, Allemagne
Occupation : NEET

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Lun 1 Jan - 16:57

Le passage s’est refermé derrière nous.

Au milieu du tumulte, et des murmures affolés qui s’élèvent des corps alentours, au milieu du chaos et de la confusion, c’est la seule pensée qui résonne encore dans mon crâne. Elle a tout obscurci. Tout balayé. Je suis face à un mur, immense et lisse. Une voie sans issue qui me comprime la poitrine d’une trouille sans nom.
Je retrouve la main de Tizzie, tout près de la mienne, et la serre aussitôt dans mes doigts tremblants. C’est un maigre repère, mais un repère tout de même. Il me donne la force de me retourner, pour constater l’étendue des dégâts, et compter les survivants de notre impossible crash.

Dès l’instant où je jette un œil par-dessus mon épaule, en revanche, je regrette aussitôt ma témérité. Ce que je trouve, tout au fond de l’interminable hangar, remuant entre les corps et les débris éparpillés un peu partout, me saisit aux tripes d’une nausée glaciale.

La possibilité de ma propre mort ne m’a jamais parue aussi réelle, et aussi proche qu’à cet instant précis. D’ailleurs, je ne me souviens pas avoir jamais eu véritablement peur de mourir avant aujourd’hui. C’est une sensation détestable.

Je rapproche l’enfant de moi, pour l’envelopper comme je peux de mes bras, et garder le plus possible son regard loin de ces horribles choses. Si elle les voit, elle va crier à coup sûr. Moi-même j’ai déjà tout le mal du monde à ne pas le faire. Mais je crois qu’à cet instant rien n’a jamais été plus important que de rester silencieux, et de ne pas attirer l’attention des… machines sur nous.
Un instinct de fuite irradie en moi, et fait vrombir mon sang jusque dans mes tempes. C’est en moi, partout. C’est tout ce qui m’anime à cet instant précis.

Il faut se faire petit, et invisible, et silencieux, et s’enfuir le plus loin possible dans la première ombre qui sera assez grande pour m’accueillir.

Gardant Tizzie contre moi, et accrochant son regard avec beaucoup d’intensité pour lui signaler, d’un doigt tremblant posé sur mes lèvres, qu’il faut rester le plus silencieux possible, je recule jusqu’à sentir le métal du mur dans mon dos. La présence solide de l’obstacle distille en moi un absurde et relatif sentiment de sûreté. Par là, rien ne pourra venir me surprendre…

En théorie.

Restait à gagner un des coins de la pièce. Les rangées de corps devraient nous fournir, à Tizzie et moi, suffisamment de couverture pour que les affreuses bestioles ne repèrent pas notre trace. Tandis que je longe le mur et sa pénombre, en guidant Tizzie aussi prudemment que je le peux, à la vue de ma précipitation et des circonstances, j’ai un dernier regard en arrière pour Atéa, qui a visiblement été prise à partie par quelqu’un – Nathan ? Je ne sais pas bien dire, il y a des corps qui bloquent ma ligne de vue – et mon cœur se serre un peu de la laisser derrière moi, mais ce n’est plus lui qui décide, à cet instant.

Il y a une autre Yoko, aux commandes, et celle-là a décidé de sa trajectoire. Comme elle a l’air de savoir ce qu’elle fait, je la laisse conduire. Là-bas il y a une menace que personne parmi nous ne peut affronter, et dans mes bras il y a un deuxième petit être humain qu’il faut mettre à l’abri. Je n’ai plus le temps pour les dilemmes, les hésitations ou les simagrées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Messages : 154
Points de Complot : 563
Fiche :
Date d'inscription : 15/11/2016
Lieu : Auckand, NZ.
Occupation : Gardienne de nuit, Garde Nature, haltérophile

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Lun 1 Jan - 18:50

Je me retrouve jetée avec violence au sol, sans comprendre ce qui m’arrive, dans un retentissement sourd et un abîme d’incompréhension. Je me relève aussitôt, et regarde ce qu’il y a autour de moi : dans les environs proches, Yoko accompagnée de Tizzie. En face, Nathan et Ike, ainsi que tout le petit monde. Hua, prompt d’esprit, a déjà un plan qu’elle explique à Nathan ; je n’ai pas le loisir de l’écouter. Je sens que Nathan panique, il tremble, il est hésitant ; c’est là qu’il se retourne et je croise l’immense désarroi de son regard. Lorsqu’il s’avance vers moi et chute avec art sur Ike qui commence à brailler qu’on le détache. Une foi relevé par Nathan, ce dernier s’adresse à moi de façon totalement erratique ; j’essaie de le comprendre et lui répond :

« Quoi ? Tu veux qu’on se cache dans les débris ? »

D’un autre temps, je comprends qu’il veuille libérer Ike, je hoche la tête, mais j’hésite à forcer ses menottes ; et s’il refaisait une connerie ? Remarque cette fois-ci il se mettrait lui-même en danger, il se tiendrait sans doute à carreau, s’il veut fuir qu’il fuie, après tout. Avec détermination je me saisis des chaînes des menottes, et forcent quelques secondes dessus, elles résistent, mais dans une dernière vaillance, elles cèdent. Ça lui fera deux beaux bracelets, pour un flic.
Nathan a toujours l’air aussi perdu et dépassé par les événements, ça je ne peux pas lui enlever, on l’est tous, mais je l’ai connu plus assuré lorsqu’il avait envoyé chié l’homme qui m’avait percuté de sa jeep.
Je me retourne pour demander à Yoko et à la petite française de nous suivre, mais à ma grande surprise, il n’y a plus personne. Mes yeux se noient dans l’étendue grise du hangar et de ses rangées d’automate.

J’ose interpeller Yoko de son nom, pas trop fort quand même pour ne pas alerter plus que de nécessaire les araignées ; mais aucune réponse ne vient. Avec frayeur je fais face de nouveau avec Nathan, hébété ; je tente de le secouer délicatement :

« Eh, Nathan, fais quelque chose enfin ! Allez, viens ! »

Le saisissant par l’avant bras, je l’emmène à ma suite vers les piles de tout et n’importe quoi ; passant devant les autres, n’ayant pas le temps de tout bien organiser, je leur glisse un :

« Cachez-vous, soit vers les lits, soit dans la décharge »


Dernière édition par Atéa Whakaue le Mer 3 Jan - 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 67
Points de Complot : 417
Date d'inscription : 25/11/2017
Lieu : France.
Occupation : Ecolière.

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Lun 1 Jan - 21:44

J'ai l'impression de faire comme dans la salle de motricité mais pas volontairement. Tu sais comme quand on court et qu'on se laisse aller sur le genoux dans une grand glissade. Sauf que là c'est pas exprès et j'ai les genoux et les coudes en compote. Je ne sais pas où on est. Ca ressemble au wagon enfin, le train des extra-terrestres mais ça a l'air plus grand et c'est pas disposé pareill. Me voilà à terre à me frotter les genoux tout en essayant de regarder autour de moi pour voir ce sont devenus les autres.

Plus ou moins je distingue tous ceux qui étaient avec moi dans le train et Yoko est la plus proche de moi et me prend la main. Celle-ci est toute moite et elle regarde le fond du hangar de façon... Je sais pas comment dire. Normalement le grands sont pas sensés rester paralysés comme ça. Mais quand mes yeux tombent sur... J'ai juste envie de crier de frayeur. Je suis sûr que je suis dans un film des transformers mais ces trucs sont méchants c'est évidents. J'ai l'impression d'être prise dans un bloc de glace. Yoko me serre contre elle et je ne suis pas certaine qu'elle en mène plus large que moi mais ça me fait du bien. Je cache mes yeux un instant dans son épaule où je peux laisser échapper un petit cri pitoyable.

Le reste se déroule en dehors de moi. Derrière le doigt qui me signifie le silence, je vois s'agiter les gros robots araignées et j'imagine tout ce qu'elles sont capables de nous faire subir comme par exemple nous transformer en corps qu'on accroche au porte manteau. Je veux pas être accrochée au porte manteau! Je m'essuie les yeux rapidement. Ca sert à rien de pleurer. C'est papa qui me le dit quand je vais le voir au parloir. Le reste est très flou. Je n'arrive pas à bien comprendre ce qui se passe pour les autres. encore de l'agitation que je ne comprends pas. Le docteur, le monsieur noir...

Mais Yoko me traine entre les rangées de corps aux portes manteaux. Elle est folle mais c'est vrai que plus on sera loin et cachées... Nous voilà contre le mur entre les jambes qui pendant devant mes yeux. Je n'ose pas lever le regard pour voir s'ils sont vivants ou pas. Je tremble de peur autant que de froid. J'ai juste envie de pleurer mais je crois que c'est bloqué, là en dedans.
J'agrippe le bras de Yoko. Faut pas qu'elle me laisse toute seule et pourtan elle a pas l'air bien forte. Comment pourrait-elle me protéger. Il faut que je sois forte aussi... Je me demande ce que fait le docteur. Le peu que j'en vois c'est comme dans les films...

"Il va mourir?"

Pour la première fois je crois que j'arrive à comprendre jusqu'où les choses peuvent aller. Et je sais que les enfants aussi, ils peuvent mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 731
Points de Complot : 187
Fiche : C'est qui Mona?
Date d'inscription : 24/02/2017
Lieu : Rekhjavik Islande
Occupation : Pigiste dans une boite de sécurité

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Lun 1 Jan - 22:18

La seule chose que j'ai envie de faire c'est tenir ma tête de mes deux mains afin qu'elle reste accrochée à mon cou et que ce qui s'y trouve encore arrête de brinquebaler! Une nouvelle fois je me retrouve au sol sans l'avoir voulu. La seule chose qui me permet de rester parmi les vivants c'est la conscience de l'urgence de la situation. La chose de l'arrière du train va nous tomber dessus ça ne fait pas de doute et je sais par avance qu'on n'est pas de taille.

Je me remets à genoux et essaie d'évaluer la situation le plus vite possible quitte à oublier que ma migraine risque de me jouer des tours. Devant moi, une gamine. Est-ce que je me souviens d'une gamine? Et puis Yoko. Au moins je sais qu'elle est toujours vivante. Je me retourne. Les plus proches de moi sont Luc et la doctoresse. Elle met tout ce qu'elle a pour venir en aide au blessé. Et sa mine concentrée et fermée ne me laisse pas augurer que quelque chose de positif. Je m'approche d'elle.

"Je peux faire quelque chose?"

Ma question résonne tellement stupide dans mes oreilles! Dans l'état où je suis... Mais bon il y a peut être une petite chose essentielle... En tout cas je peux essayer. La mine de Luc est affreuse!... Son état m’accapare au point que je devine à peine la femme de l'entrée de l'abri. Il n'a pas été un abri très longtemps. Elle est en discussion avec Nathan. au son de sa voix il ne semble pas au mieux.

Et... Et y aussi un braillard. Putain! Où est-ce qu'on est allé le chercher celui-la! Je redresse la tête vivement pour lui intimer par geste le silence au risque de déplacer trop violemment les enclumes qui  roulent dans ma tête, mais je reste paralysée. Si Nathan avait besoin d'une raison pour ne pas être au mieux, je lui en ai trouvé une toute faite. Soudain toute l'eau de mon corps semble s'être retirée ou alors changée en glace je ne sais pas.

Je ne sais pas combien de temps je reste les yeux rivés sur les abominations qui s'activent dans le tas d'ordure, mais je finis par revenir à Luc. Atea a forcément raison mais ça veut dire abandonner Luc. J'essaie de faire fonctionner ce qui me reste de neurones en essayant de repérer les destinations que la Néo-Zélandaise nous a indiquées. Avec le Franco-Suisse ça va pas être coton. Car si on l'e laisse, je n'ose pas imaginer que ce les araignées mécanique vont en faire. J'essaie d'articuler la seule idée qui me vient en direction du médecin.

"Si on le tire vers les rails à mannequins à droite... On pourra... s'y arrêter si besoin et... repartir ensuite vers les lits..."

J'ai du mal à aligner deux mots consécutifs et je me demande si elle a compris ce que je lui raconte. Je la regarde espérant une réponse rapide de sa part comme une élève qui attend la validation de sa réponse par le maîtresse. J'ai horreur de cette position infantilisante!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Fait office de MJ

avatar

Messages : 293
Points de Complot : 1327
Fiche : ici

Date d'inscription : 08/11/2016
Lieu : Afrique du Sud - Le Cap
Occupation : Barman

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Lun 1 Jan - 23:00

Sans tenir compte du chaos régnant dans le hangar, et dans les esprits des personnages, les deux araignées ne vous prêtent aucune attention. Marchant sur les murs latéraux, elles se dirigèrent vers les rails à clones et montent dessus comme s'il s'agissait de leurs toiles. Divers mandibules, dotés d'aiguilles, senseurs, pinces et autres petits outils, scrutent les crochets à viande et les corps suspendus.

L'intercom grésille, similaire à celui du Train, encore une fois provenant du plafond de l'immense pièce. Impossible de repérer les hauts-parleurs. Mais vous comprenez tous ce qui est dit.

"C h a r g e m e n t - i n t a c t."

Un instant s'écoule alors que certains visages et appendices des deux créatures mécaniques se tournent vers Erynn et Luc (impossible de le réanimer...). Un cliquetis menaçant s'élève dans le hangar alors que chacun de vous sent observé et scruter. C'est cette sensation étrange qu'on peut avoir lorsqu'on traverse un portique de sécurité à l'aéroport. Même si on a rien à se reprocher, on se demande si le détecteur de métaux va sonner et si on devra revenir en arrière et enlever ses chaussures ou se faire tâter par les douaniers...

"C a r g a i s o n - n o n - r é p e r t o r i é e. - C o n t a c t - p o s t e - d e - c o m m a n d e. - A t t e n t e."

L'attente en question n'est pas bien longue. Vingt-cinq secondes durant lesquelles les araignées restent immobiles, continuant juste d'émettre ce cliquetis. Ensuite, celle qui est du côté de Yoko et Tizzie s'exprime avec une nouvelle voix. Le son est parfaitement clair, surtout comparé à celui de l'intercom. Mais ce n'est pas une machine qui parle. La voix est humaine, masculine et appartenant à un homme plutôt jeune. Une voix que Nathan seul peut reconnaître.

- Bonsoir. - On peut presque entendre le sourire chaleureux d'Aloïs Eberhardt. Le jeune homme s'adressant à vous a l'air d'être calme, joyeux et un peu rêveur. - Je vous présente mes excuses, des erreurs ont été commises. Vous n'étiez pas supposés être là. Ça nous fait encore quelque chose à réparer. Encore.

L'araignée qui "parle" fait un petit tour sur elle-même, prenant toujours appui sur les rails qui soutiennent les crochets... A l'exception de Diao, vous pouvez tous sentir un poids désagréable dans votre poitrine, comme si votre cœur ou vos poumons étaient soudainement en plomb.

"N o t e - p o u r - p l u s - t a r d. - M o d i f i c a t i o n - d e s - p r o t o c o l e s - d e - s é c u r i t é."

- Oui. Nous allons faire mieux la prochaine fois. En attendant, vous savez ce que c'est. Quand les pièces sont cassées, il faut les remplacer.

Le cliquetis des outils des araignées s'amplifie. Les deux créatures émettent un vrombissement et lèvent les pattes avant comme si elles se préparaient à s'en servir dans un futur proche...


Spoiler:
 

_________________
Merci, Atéa !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vasteblague.tumblr.com/


avatar

Messages : 168
Points de Complot : 72
Fiche : Ici
Date d'inscription : 25/02/2017
Lieu : Seoul, SK
Occupation : Médecin neurologue

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 0:20

L'acharnement désespéré n'y fait rien et ses bras tremblants sont douloureux. Petit à petit le danger approche dans son champ de vision, et Luc n'a toujours aucun pouls. Trop tard. Vaincue elle jure copieusement, puis tombe à genoux en voyant les abominations sur patte qui se ruent vers les rangées de pantins.

Elle ne rêve pas. Ces choses la regardent fixement depuis leur imbroglio de mécanique et de chair. Tétanisée, la rouquine reste plusieurs secondes sans bouger... jusqu'à ce que les annonces lui fassent l'effet d'une douche froide. Se relevant comme électrocutée, elle baisse la voix et décide de suivre les directives d'Atéa.

« Mona, je ne peux plus rien pour lui. Il va falloir courir. » Son regard est empli de colère. L'heure du deuil viendra plus tard, s'ils survivent.
« Vers les lits ! On pourra mieux s'y défendre. » Elle pointe la direction du doigt, alors qu'une araignée prend la parole.

Pressant l'islandaise de saisir l'occasion, Erynn court sans se retourner à la suite de Nathan et des autres. Néanmoins elle prend la droite vers le 'dortoir', interpellant Hua.

« Par ici, j'ai besoin d'aide. Si l'on bascule les lits, on pourra se barricader et vous offrir une couverture. »

Les mètres défilent trop lentement. Quand elle atteint enfin les lits, un pincement horrible lui serre la poitrine. Dans une grimace Erynn grogne de douleur et d'incompréhension, mais parvient in extremis à renverser un des lits. Elle s'écroule finalement derrière ce dernier, à bout de souffle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 773
Points de Complot : 210
Fiche : Stay Focused & Extra Sparkly ★
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Philadelphie, Pennsylvanie.
Occupation : Avocat en droit pénal. Conférencier, écrivain, activiste. Musicien à ses heures perdues.

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 2:42

Atéa court à foulées très rapides vers le dépotoir, traînant Nathan à l’abri avec détermination, tandis que les Araignées escaladent les murs en faisant cliqueter leurs pattes répugnantes. Dans leur fuite, il a saisi le pied de biche qu’il avait trouvé plus tôt dans les ordures et qui s’est retrouvé propulsé avec lui dans ce hangar.
Il n’a jamais vraiment pour habitude de fuir. Non pas par témérité déplacée, en vérité : c’était essentiellement le manque d’instinct qui était à blâmer. Mais surtout, à cet instant, ses jambes lui semblent d’autant plus lourdes qu’ils abandonnent derrière eux Erynn, Luc, Mona, et les autres, quoi que son amie ait pris soin de leur indiquer les directions à suivre. Les yeux écarquillés vers eux, Nathan se laisse tirer puissamment à couvert.

Ils se font happer ensemble par une étrange emprise. Ses poumons s’écrasent sur eux-mêmes et il suffoque un instant, pendant qu’Atéa ralentit, saisie par le même malaise. Sa tête lui tourne. Il s’arrête, agrippant d’une main tremblante ses lunettes cassées, et chancelle sur ses pieds en tentant de retrouver son souffle. C’est peine perdue.
La voix d’Aloïs résonne alors depuis des haut-parleurs introuvables et Nathan se paralyse sur place pendant quelques secondes. Il est là. C’est lui.
La nuque glacée de terreur, il se retourne à temps pour voir Erynn s’échiner contre un des lits et se réfugier derrière. La voix d’Aloïs, quant à elle, poursuit son manège de son ton toujours tranquille – si détestablement tranquille, en cet instant. Il se mord la langue. Sa cervelle remue des stratégies à toute vapeur. Les autres devaient se mettre en sûreté. Et lui, eh bien, il pouvait se téléporter où bon lui semblait quand il le souhaitait. Il pouvait faire quelque chose. Il fallait faire quelque chose.
D’un bloc, il se retourne vers Atéa.

« Continue toute seule, occupe-toi des autres ! » En se baissant pour ramasser de pleines poignées d'écrous, de boulons, et d'engrenages par terre, il remarque l’arme d’Ike, que la jeune femme a gardée obstinément coincée à sa ceinture depuis l’incident de tout à l’heure. « Essaie de… de, de les couvrir, au besoin... Avec ton pistolet. » Il appuie son regard sur elle, presque implorant, et s’éloigne de quelques pas en même temps, fourrant les diverses pièces de métal dans ses poches. Il faudrait bien qu’elle se résolve à en faire usage et elle devait en avoir conscience… « Je… je vais essayer de faire diversion… »

Hochant la tête d’un air auquel il essaie de prêter toute la fermeté possible, il rive son attention vers le fond du hangar, entre les deux rayons de corps endormis et les Araignées qui s’appuient sur leurs rails. Il disparaît immédiatement de sa place, et se rematérialise à l’endroit prévu, pivotant d’un bloc vers les atroces et gigantesques créatures. Il plonge une main dans sa poche, la referme sur un écrou suffisamment épais, arme son poignet et balance son projectile dans une des pattes dégoûtantes qui s’étendent vers Ike et Mona.

« HEY ! »

Il hurle à pleins poumons et s’empresse de jeter une sorte d’engrenage sur l’autre bestiole.

« ALOÏS ! »

C’est un autre boulon qui s’envole de sa main vers une des deux carcasses.

« Espèce de… ESPECE DE SALAUD ! »

Et un autre encore. Ses poumons puisent tout l’air qu’ils peuvent. Ses dents grincent de fureur.

« Ramène tes jolies fesses par ici ! QU’ON S’EXPLIQUE ! Tu t’es assez foutu de ma pomme comme ça, t’entends ?? Ça suffit ! Arrête tes engins et sors de ton trou ! Sinon… Sinon je te jure, la prochaine fois que je te vois… » Il cherche ses mots pendant une seconde, serrant son poing autour d’un petit engrenage, et il l’envoie bientôt avec une précision inattendue dans l’objectif d’une caméra perchée sur l’une des Araignées. Il rugit de toutes ses forces la première menace qui lui vient : « J’te pète la figure ! »

La colère, chargée d’adrénaline, lui remplit le regard d’une noirceur opaque. Il lance un dernier gros boulon dans l’une des faces de l’autre créature. Puis, dans la précipitation, il s’arme à deux mains de son pied de biche, et le brandit malhabilement devant lui en posture défensive, le cœur battant d’une trouille sans commune mesure.
Pourvu que ça marche, pourvu que ça marche, pourvu qu’il regarde de son côté, pourvu que les autres puissent se mettre à couvert, pourvu qu’il le reconnaisse, pourvu que ça s’arrête, pourvu que ça s’arrête, bon sang !

_________________
When you got skin in the game, you stay in the game.
But you don’t get a win unless you play in the game.
Oh, you get love for it. You get hate for it.
You get nothing if you wait for it, wait for it, wait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Messages : 28
Points de Complot : 261
Fiche : L’œil de Pékin
Date d'inscription : 25/11/2017
Lieu : Pékin, République Populaire de Chine
Occupation : Fonctionnaire du Ministère de la Sécurité de l'Etat

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 3:35

Même si dans l'esprit de Diao, il ne fut qu'un Capitaliste et un Impérialiste États-unien, Eisenhower eu cette réplique très juste le jour du déclenchement du débarquement de Normandie : un plan est tenu en échec dès lors que l'on tente de le mettre en application. Bien trop froide et professionnelle pour une situation comme celle-ci, l'agent du ministère de l'intérieur ne put que constater avec un certain dépit que personne n'était capable de conserver son sang froid : Nathan semblait a deux doigts de perdre totalement pied, Yoko avait emmener l'enfant se dissimuler au milieu des corps, ce qui semblait la pire idée possible, et le groupe avait soudainement pris Ike en pitié alors qu'il n'avait causer que des problèmes dans le train et hurlait désormais, ce qui risquait fort d'attirer l'attention. Si elle n'avait pas tant tenue a rester un phare de sérénité pour les autres, Diao se serait sûrement frapper le front en voyant Atéa détruire les menottes, mais cela ne laissait plus aucun doute sur la faculté spéciale de la jeune femme.

Elle n'avait toutefois guère le temps d'ergoter sur les conséquences d'un acte comme celui-ci : la militaire constata que les araignées bougèrent soudainement et qu'une voix se fit entendre, une voix différente, bien plus humaine… Elle ne perdit pas une miette du dialogue, mais finalement, elle trouva une vague de bon sens au milieu de ce qui lui avait sembler un océan de folie : Erynn, qui avait tentée sans succès de ranimer Luc, vint vers elle afin de lui proposer de se mettre a couvert derrière les lits en s'en servant pour faire une barricade. C'était une bonne idée, qui aurait le mérite de les occuper et donc les focaliser sur un objectif et les rendre plus efficace. Cette jeune femme avait bien plus de ressource que Diao ne l'aurait cru. La Chinoise esquissa un sourire et approuva de la tête avant de prendre la parole


« Excellente idée, ne perdons pas de temps ! »

Comprenant que toute forme de discrétion semble désormais inutile, la Chinoise pique un sprint afin de pouvoir rejoindre le plus vite possible les lits, suivant Erynn au pas de charge. Elle choisit naturellement celui juste a côté de la chirurgienne lorsqu'elle constate son malaise. Elle hésite a lui poser une main sur son épaule en lui demandant si tout allait bien, son regard surveille également les araignées et elle renverse également son propre lit avant de poser un genou au sol et de sortir de nouveau son arme, retirant le cran de sûreté. Toutefois, les araignées ne sont plus dans la portée utile de son arme et l'agent doit ronger son frein. Elle aperçoit soudainement Nathan faisant une téléportation afin d'attaquer les araignées dans le but d'attirer leurs attention. Il se montre plus combatif qu'elle ne l'aurait cru, mais révèle aussi une autre information, visiblement, la voix digne d'un téléconseiller qui les avaient provoquer était celle d'un certain Alois… C'était toujours cela de gagner ! Mais a vrai dire, Diao songeait plus au combat a venir qu'aux informations qu'elle glanait pour le moment, et voir ainsi certains membres de l'équipe prendre leurs responsabilités et se révolter face a la menace lui faisait plaisir : ils avaient au moins une chance ainsi, et s'ils devaient mourir, ce serait la tête haute. Mais dès que les Araignées arriveraient a portée utile, elle ouvrirait le feu, en ayant l'intention de prendre pour cible les caméra ainsi que les visages, qui lui semblait les principaux points faibles de ses créatures.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 731
Points de Complot : 187
Fiche : C'est qui Mona?
Date d'inscription : 24/02/2017
Lieu : Rekhjavik Islande
Occupation : Pigiste dans une boite de sécurité

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 8:56

Les secondes passent pendant lesquelles je me sens complètement inutile à regarder tantôt l'acharnement de la toubib sur le corps de Luc tantôt les monstres qui se démènent dans leur cliquetis sinistre. Combien de temps va-t-il se passer avant qu'elles nous repèrent? Mais en même temps je ne peux pas interrompre le travail de la fille et elle aura peut être besoin de moi pour traîner le corps du blessé à l'abri.

Et puis, c'est fini. C'est pire que dans les films. On se demande comment on recevrai ces mots mais on ne s'imagine pas. J'ai l'impression de repartir vingt ans en arrière et je revois Galadriel se décomposer et  s'effondrer comme un linceul qui se vide de son contenu, tandis que la voix synthétique nous abreuve une nouvelle fois de ses indications techniques. C'est comme si tous les événements de ma vie de mélangeaient en un seul. Et pourtant je reste presque insensible comme anesthésiée par le verdict du docteur. Le Docteur! Lui, il a deux cœurs et... Et puis cette évidence qu'elles nous ont repérées, que nous sommes observées.

Mais elle a raison, il faut se mettre à l'abri. Que vont-elle faire de Luc? Alors que je m'efforce de suivre la fille, une autre voix se fait entendre et tout à coup, celle du train semble bien amicale car je ne m'y trompe pas, son ton enjoué est lourd de menace. C'est forcément la fin. Mais non! Ce n'est pas possible! Je ne vais pas crever ici embrochée par une mandibule de ces saloperies de trucs merdiques! La rage me prend alors mes pieds se meuvent malgré ma migraine. Je suis déjà en nage! Je me dis que je vais y arriver malgré ce foutu mal de tête et bien que je voies ce toubid disparaître derrière un lit bientôt rejointe par la dame de glace.

Quelque part derrière moi j'entends la voix de Nathan! Ce con, il va se faire déchiqueter! Peut être que ça me donnera le temps de me mettre à l'abri... Je n'ai pas le temps de me demander ce que font les autres. Yoko et la gamine ont disparu un peu plus tôt. Le saucisson... J'en sais foutre rien. Quand-à Atéa c'est à peine si je me souviens de la direction qu'elle a empruntée, de l'autre côté. Une ombre se projette au dessus de moi. Je suis incapable de savoir si c'est un réflexe ou la fatigue mais me voilà au sol, à finir ma course en roulade et quatre pattes, tendue vers le seul objectif possible me mettre à l'abri, survivre! A chaque fois je suis sûre que mon crâne va exploser et à chaque fois il a la bonne idée de résister. C'est la seule bonne nouvelle depuis des heures et des heures. Peut être que je suis indestructible. Pas le moment de rire! Je rejoins enfin les deux femmes derrière leur barricades. La Dame de Glace a déjà en joue le monstre qui s'en prend à Nathan. Dans ma tête je me dit que cet abri est bien dérisoire face à la taille des monstres et certainement leur force et puis le dessus est découvert. Faudrait quelque chose au dessus mais dans mon état je serais bien incapable de compléter le rempart avec un truc (un lit) qui fasse office de toit.

Nous n'avons plus qu'à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Ce bunker improvisé est bien imparfait mais c'est toujours ça. Mais il nous faut une idée, une bonne idée! Nathan ne va pas pouvoir faire diversion bien longtemps. C'est la tempête dans ma tête tout y passe sans qu'aucune idée ne viennent se concrétiser dans ma tête. Emberlificoter leurs pattes dans la trame métallique des sommiers, _ si on avait des câbles des cordes, Atéa en trouvera peut être, ou pourrait se la jouer Ewok.._  trouver un point faible... Putain de merde si ce truc qui me prend de voir à travers les objets voulait bien fonctionner je suis sûre que j'en trouverais un! Enfin, c'est quand on est sûr que ça ne fonctionnera pas qu'on pense que ce serait décisif. C'est bien la peine de le payer de cette migraine invalidante! Même Pippin, Merry et Sam me traversent la tête. "Plus on est près du danger plus on passe inaperçu". Je nous imagine nous positionner sous les corps des bestioles mécaniques. Quelle conne! Je m'adresse faiblement à mes compagnes de cachette.

"Une idée?"


Dernière édition par Mona Goðrúnarson le Mar 2 Jan - 16:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 441
Points de Complot : 475
Fiche : Boop ♡
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Spreenhagen, Allemagne
Occupation : NEET

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 15:19

La terreur qui vient comprimer ma poitrine est immense, et… primale. Elle vient du fond de mes entrailles, s’emparant d’instincts dont je n’avais jamais supposé l’existence à l’intérieur de mon propre corps. J’ai l’impression d’être un de ces hommes des cavernes, regardant le ciel avec inquiétude alors qu’ils découvrent pour la première fois le fracas du tonnerre.
La voix de Nathan éclate, me tirant de ma sidération, et semble, au loin, essayer d’attirer l’attention – la colère ? – des horribles bêtes à présent dotées elles aussi de la parole. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir. Il n’y a plus de temps. Il faut courir. Juste courir, et prier, comme les petites souris qui fuient sous les meubles la traque de leurs chasseurs habiles, pour échapper à leur attention. Ma main se serre aussi fort qu’elle le peut sur celle de Tizzie, pas pour lui faire mal mais pour empêcher qu’elles ne se décrochent, dans la précipitation, puis, poussant la petite fille devant moi sans un mot de plus, je me remets à courir.

Notre course ne quitte pas les ombres du grand mur, que l’on suit jusqu’à arriver à un angle, avant de bifurquer, sur la gauche, dans un espace un peu moins obstrué par les corps. C’est comme un couloir interminable, dont le plafond pourrait à tout moment s’effondrer sur nous, y refermer ses affreux appendices, et nous emporter vers une destinée probablement peu enthousiasmante.

Tizzie et moi, à cet instant, ne sommes plus que deux minuscules jouets, dans une de ces machines de fête foraine, fuyant sans bruit l’énorme pince mécanique que pilote un enfant en quête de trésors. Sauf que là, si elle se referme sur nous, on a peu de chance de s’en sortir en se tortillant dans tous les sens. Levant de temps à autre un regard vers le haut, mon autre main accrochée au col de la fillette, pour l’aider à avancer et la rattraper si elle tombe, je me prépare aussi, sans vraiment bien savoir pourquoi cet instinct là me vient, à la jeter en avant, aussi loin que possible, si jamais la bestiole devait nous tomber dessus.

Qu’au moins une des deux souris ait une chance d'échapper aux griffes de l'affreux matou.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Messages : 67
Points de Complot : 417
Date d'inscription : 25/11/2017
Lieu : France.
Occupation : Ecolière.

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mar 2 Jan - 17:49

La pression de la main de Yoko sur la mienne me sort de la torpeur dans laquelle m'avait plongée la terreur qui m'a envahie. Je n'arrive pas à réaliser que ces créatures puissent exister mais je comprends qu'elles sont là pour nous détruire. Je croise le regard de ma protectrice pour y chercher le courage qui me manque. J'y vois la même frayeur qui m'habite mais aussi au milieu la détermination qui me redonne le courage dont j'ai besoin. A moi de m'en montrer digne et de répondre à ses attentes. De toute façon, je sais que nous n'avons pas le choix ni l'une ni l'autre. Ce sera réussir ou être mises en pièces par ces horreurs.

En même temps je comprends l'agitation de, je ne sais pas comment il s'appelle mais il est très courageux. il ne faudrait pas que ses efforts soient vains. Je rends à Yoko la force de sa poigne pour lui signifier que je suis prête.

Et nous voilà à courir comme des folles le long du mur. Les corps au-dessus de nous me rassurent un peu comme un toit effrayant mais qui donne une illusion de sécurité. Derrière moi j'entends la respiration de Yoko et le frôlement de ses pas. Elle tente d'être discrète et je tente de l'imiter en courant sur la pointe des pieds.

La lisière des cintres sinistres qui nous couvrent approche. Que va-t-il se passer ensuite ? Je me demande si nous devons tenter notre chance. Je lève les yeux pour savoir où est l'araignée proche de nous je perds l'équilibre trébuche. Je ne dois mon équilibre qu'à la fermeté de la main de Yoko et d'un coup de rein providentiel. Etonnement au lieu de me terrifier encore plus j’ai maintenant la certitude que nous allons y arriver. Une bouffée de reconnaissance mont en moi en direction de la femme qui tient la main et le col.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 51
Points de Complot : 337
Fiche : La fiche !
Date d'inscription : 10/12/2017
Lieu : Dans le Maine (USA)

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 0:39

Mes épaules retrouvent leurs positions physiologiques. Mon premier réflexe face à une araignée géante, c'est bien sûr de porter la main à ma hanche pour y mettre quelques bastos. Normal. Mais mon flingue a disparu. Où qu'il est ? Hein ? Au début je me dis que j'ai encore fait le con avec tout bourré dans les bois, puis que je l'ai paumé dans la neige. Ça arrive. La crosse a pile la bonne forme pour faire décapsuleur, alors on le laisse traîner sur la table et... ah oui non le train, les chinoises, les incompréhensions culturelles, tout ça. C'est à ce moment là que je l'ai perdu. On me l'a pris.

La gamine avec une force de gorille, ça fait belle lurette qu'elle est partie. Je lui en veux pas parce qu'elle m'a détaché, c'est le genre de truc qui te met en syndrome de Stockholm direct. Mais je me demande comment ils sont tous partis si vite. Je suis moins vif, je mets plus de temps à me remettre sur mes jambes. Le temps que ça arrive, le casting est déjà parti gambader dans tous les sens et je suis seul avec un mort. Et coincé entre deux euh... machin.

C'est peut être pour ça qu'après la panique initiale j'ai eu un passage à vide de quelques secondes. Y a aucune case dans mon cerveau pour les araignées-robots-géantes (mis à part y coller une balle). Oui OK, araignée géante, je fais quoi ? Je prends un sopalin et je la mets dehors ? J'ai pas flingué grand chose dans ma vie, mais là ça me brûle la paume des mains tellement j'ai envie d'un arme à feu. Une bastos dans ces sales... machins anatomiques d'araignée. Leur gros cul là, et puis le reste aussi. C'est quand même assez joli comme ingénierie, si on avait le temps d'observer la bestiole sans se dire « oh mon dieu on mon dieu je vais crever ». D'ailleurs pourquoi j'entends pas de coup de feu hein ? Le mec qui a pris mon arme il devrait se dire « chouette, j'ai piqué ses affaires à un con et ça va me sauver les miches » non ? Pourquoi que j'ai pas les tympans explosés par la détonation ?

Mais bref. C'est des longues secondes qui vont très vite dans ma tête, mais au bout d'un moment j'en arrive à la seule conclusion importante : je suis désarmé et il y a des araignées géantes. Qui parlent avec une voix de tantouze sournoise. Le sorcier-téléporteur leur balance des boulons en hurlant des inepties.

Pendant la demi seconde que dure ma prise de décision concernant la direction de ma fuite, j'exclue d'emblée le sorcier. Je vais pas courir vers un maboul déclarant à un alien-robot-araignée qu'il a des jolies fesses. La grappe de gens vers les lits j'y vais pas non plus. Ils sont trop nombreux. Les araignées vont leur sauter dessus pour les manger direct. Très mauvaise stratégie. Je me dirige vers le dépotoir.
Ce faisant je passe à coté des pantins. Je pose la main sur les jambes d'une vieille pour les écarter de ma route. Son pantalon prend immédiatement feu. Je regarde pas, je ne ralentis pas, je suis en mode urgence et je me dis juste « merde faut pas que je reste près du feu ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 154
Points de Complot : 563
Fiche :
Date d'inscription : 15/11/2016
Lieu : Auckand, NZ.
Occupation : Gardienne de nuit, Garde Nature, haltérophile

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 11:18

J’écoute avec attention ce que dit la voix provenant des araignées Alors comme ça notre venue est une erreur, rien que ça ? Et puis quoi, c’est quoi cette menace ? C’est quoi ou qui les pièces à remplacer ? Il pouvait pas être plus clair ? En tout cas les araignées ont l’air de nous en vouloir pour de bon ; on doit être la poussière qui grippe les rouages.

Les trois filles s’installent comme elles peuvent au niveau des lits, je suis les directives de Nathan, sortant le pistolet d’Ike ; et le dressant devant moi ; tandis que celui-ci, alors même qu’il avait du mal à m’être un pas devant l’autre lorsque je l’intimais de me suivre, au moment où il a entendu la voix, s’est directement téléporté à l’autre bout, commençant à crier contre un dit « Aloïs » qui ne me disait rien, tout en balançant des boulons... Eh ? Quoi ? Des jolies fesses ? Ola ; ça sentait la désillusion-là, Nathan est piqué à vif, ça sent qu’il s’est fait berné d’une manière ou d’une autre par cet Aloïs. Oh ? Une menace ! Eh bien, j’aimerais bien voir Nathan mettre un pain à quelqu’un tiens.

Cela étant dit, aucun nouvelle de Yoko ou bien de Tizzie ; ça m’inquiète. J’attends, intriguée par la situation, que les robots répondent à Nathan, voir si une négociation est possible, ou bien qu’il fallait donner cher de notre peau avant de possiblement tous crever face à ces erreurs de la nature. En attendant, je vois Ike courir comme un dératé vers moi, il se glisse à travers les rails de pantins et arrive même à mettre le feu à l’un deux. C’est quoi ce délire encore ! Je suis prête à le couvrir au cas où, mais aucune réaction pour l’instant des araignées. S’ils doivent vraiment protéger les pantins, je pense pas que commencer à leur foutre le feu soit une bonne idée pour les tenir tranquilles. Foutredieu, ces machins sont horribles, j’ai juste envie de tirer dessus, voire mieux, trouver les trucs les plus gros, genre une bonne barre dans les débris, et aller les écraser contre leurs faces hideuses de toutes mes forces.


Dernière édition par Atéa Whakaue le Mer 3 Jan - 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Fait office de MJ

avatar

Messages : 293
Points de Complot : 1327
Fiche : ici

Date d'inscription : 08/11/2016
Lieu : Afrique du Sud - Le Cap
Occupation : Barman

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 15:22

Si cette très désagréable sensation de poids dans la poitrine ne se dissipe pas, les araignées demeurent immobiles assez de temps pour que vous puissiez accomplir tout ça. Former une barricade avec les lits, crier et lancer des boulons, mettre le feu, se positionner pour pouvoir tirer.

- Nathan Weathers. La voix d'Aloïs résonne dans la pièce très clairement, mais provient cette fois depuis l'autre araignée. Vous devez... tu dois être confus. Je ne suis pas en charge de ce processus. Mais j'ai vérifié. Aucune instruction vous concernant n'a été émise. Seuls les suppléants devaient être livrés.

Les deux monstres mécaniques, se mirent en route vers le fond du hangar et de Nathan, si bien qu'il pouvait voir tous les petits câbles et tendons d'apparence organique, dans leurs pattes pointues.

Le jeune homme parle toujours sur le même ton égal comme s'il était sous effet de drogues relaxantes.

- Ils sont là par ton erreur, Nathan Weathers. Il ne fallait pas les emmener avec toi...

Les yeux mécaniques des deux créatures basculent brusquement en arrière alors que des hurlements d'une femme retentissent plus fort encore que le cliquetis macabre des machines. Des hurlements de douleur, accompagnés de l'odeur de la chair brûlée. Une vieille femme (d'apparence, il s'agit d'Aline Brillant) se débat, immobilisée par son crochet alors que le feu passe de ses vêtements à ses cheveux. Les moteurs du rail se mettent immédiatement en route et écartent les autres corps, toujours inconscients, de celui qui brûle.

L'araignée (à gauche du plan) se dirige vers le feu et l'éteint avec l'un de ses appendices qui crache de la neige carbonique. Elle met un terme aux gémissements et sanglots de douleur par ce qui semble être un choc électrique, provenant d'une autre patte. Le corps d'Aline retombe par terre, noir et inerte, non loin de celui de Luc.

Le monstre s'immobilise ensuite alors que la première voix, celle du Train, provient à nouveau du plafond.

"N e u t r a l i s a t i o n - d e s - i n i t i a u x. - P r o t e c t i o n - d e s - S u p p l é a n t s."

Cette fois, la voix d'Aloïs répond, venant des deux araignées en même temps.

- Exécution.

L'araignée de droite (sur le plan) qui était restée près de Nathan se jette sur lui.

Celle venue éteindre le feu, se lance à la poursuite d'Ike, même s'il est clair qu'Atéa sera la suivante.



Remarques hors-jeu :

- Nathan est toujours capable de se téléporter en-dehors du hangar (il sort alors du jeu).
- Les araignées cherchent à vous atteindre et se rapprocher à minimum cinq centimètres. Juste la pointe d'une patte suffit. Si elles y parviennent, elles vous électrocutent et paralysent, vous empêchant d'agir.
- Ça va finir par tous vous arriver, sachant qu'il n'y a aucune sortie. Bien entendu, une fois que tout le monde sera à terre, je vous dévoilerai la suite. (Patience, tout ira bien)
- Je vous laisse donc un tour pour voir ce qui se passe et comment vous vous faites capturer... <3

_________________
Merci, Atéa !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://vasteblague.tumblr.com/


avatar

Messages : 51
Points de Complot : 337
Fiche : La fiche !
Date d'inscription : 10/12/2017
Lieu : Dans le Maine (USA)

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 16:14

C'est arrivé très vite. Dans un nuage de fumée et de produit d'extincteur, la grosse bestiole s'est positionnée pour me foncer dessus. Je me suis rendu compte que je jamais je pourrais courir assez vite ou frapper assez fort pour arrêter ce qui est en train d'arriver. J'ai eu l'impression que j'allais mourir d'une crise cardiaque avant que l'araignée ait eu le temps de me tazer. Toute l'adrénaline du monde était en train de me mettre le cerveau en charpie, et pourtant je suis resté sidéré devant la bête. Elle a mis trois secondes à arriver. C'était trois très longues secondes.

J'ai bien eu le temps de regarder tous les détails de la bestiole, comme tous ses appendices et ses organes insectoïdes s'agençaient bien pour permettre un maximum de vélocité. C'était horrible. J'étais paralysé. Puis quand je me suis fait tazé je me suis écroulé en gesticulations et grimaces rigolotes, avant de me pisser dessus et perdre connaissance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 154
Points de Complot : 563
Fiche :
Date d'inscription : 15/11/2016
Lieu : Auckand, NZ.
Occupation : Gardienne de nuit, Garde Nature, haltérophile

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 16:53

Tant que le dit Aloïs prétend que Nathan est le responsable de toutes ses téléportations, sans doute dues à son pouvoir ; je m’effraie de toutes les implications de ce que ça peut avoir ; mais au même moment, alors qu’Ike court aussi vite qu’il peut, suite au cri effroyablement perturbant d’un pantin, la créature arachnoïde le poursuit. Sans réfléchir plus que de mesure, je me mets à tirer comme une dératée sur elle sur son immense abdomen. Je ne sais pas tirer. Mais je tends mes bras au maximum pour limiter le recul et appuie sans cesse sur la détente. Les balles ne semblent pas avoir grand effet ; mais la créature s’abat sur Ike et l’immobilise aisément ; celui-ci s’effondre ; cette vision me glace les membres.
N’ayant plus de balles ; je panique ; mon cœur se brise contre mes côtes ; je me crispe ; mes jambes commencent à ne plus savoir où aller ; je jette le flingue à terre ; mes yeux se perdent entre l’araignée et les débris autour de moi ; j’y trouve un épais tuyaux métallique ; l’araignée approche à toute vitesse ; j’abats dans un cri de rage cette arme du pauvre contre l’immonde créature, de toutes mes forces ; celle-ci part valdinguer dans les détritus dans un fracas sonore, mais se relèvent rapidement et reprend sa course ; j’entame une course autour des décombres pour prendre de la distance et préparer un nouveau coup ; j’effectue un saut inouï, tandis que la créature, trop rapide m’attrape à la jambe.
Mon corps ne veut plus répondre, et est pris d’insoutenables soubresauts, tendu à se rompre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 731
Points de Complot : 187
Fiche : C'est qui Mona?
Date d'inscription : 24/02/2017
Lieu : Rekhjavik Islande
Occupation : Pigiste dans une boite de sécurité

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 17:41

Un instant je remercie la providence qui a mis le feu au corps suspendu! Ça allait peut être être suffisant pour faire diversion un petit moment le temps que toute notre petite troupe puisse s’organiser un peu et envisager de mettre ces bestioles au tapis. Je ne peux me résoudre à envisager de la les laisser nous déchiqueter et comme aucune issue n'est en vue...

Malheureusement, l'installation diabolique est bien conçu et ce n'est qu'un feu de paille. Malgré moi les cris de la créature en flamme le serre le cœur mais la suit'e ne me permet pas de m’apitoyer, d'autant que ce n'est pas mon fort... En même temps l'autre taré, je suis sûr qu'il est branque apostrophe Nathan. Au fur et à mesure de son discours, j'essaie de comprendre de quoi elle parle. Je ne comprends rien mais en moi la certitude que Nathan est du bon côté mais ce n'est pas le moment de s'excuser de l'avoir soupçonné. En tout cas c'esrt sûr, il doit être une pièce maîtresse de tout ce cirque

La fin ne laisse pas de doute sur ce qui va se passer. Je cherche désespérément une solution, encore une fois tout y passe, même envisager une cage de Faraday avec les lits et leurs sommiers. Evidemment je sais pertinemment que nous n'avons pas le temps de mettre ça à exécution, mais ma cervelle tourne à vide. Je ne crois pas avoir ressenti un jour plus d'impuissance que ça hormis lorsque l'autre salopard venait à la maison!

Déjà la première araignée n'a fait ni une ni deux avec le flic braillard. Et je regarde Atéa se démener pour lui échapper ensuite tandis que le cliquetis de la seconde se rapproche de nous. Bon sang! Elle se défend bien, mais c'est peine perdue. Je ne comprends pas pourquoi la deuxième n'est pas encore sur nous. Plus pondérée? Comme si ce tas de ferraille pouvait avoir une personnalité. Je n'ai pas vu qu'elle se soit occupée des autres. Je ne sais pas où sont Yoko et la gamine. Peut-être... Dans l'état où je suis je me vois mal supporter la décharge qui semble inéluctable. Alors j'opte pour l'idée de la dernière chance, mais la bestiole est déjà sur nous. J'ai juste le temps de murmurer à la Dame de Glace et au docteur:

"Semblant"

Puis, je m'écroule face contre terre comme un pantin sans vie.

Ma mascarade à peu de chance de fonctionner mais s'il n'y en a qu'une petite je dois la tenter. J'essaie de me détendre le plus possible pour rendre mon corps déjà secoué par les efforts que la journée aussi flasque que possible en même temps que j'essaie de me préparer à recevoir la décharge qui me dira que je ne suis pas si maligne que ça même si ma position est sensée dissimuler mes mouvements oculaires involontaires et le plus possible ma respiration. Le temps semble s'étirer alors que j'essaie de reconstituer les événements en écoutant les cliquetis et les crépitements électriques, les courses et les cris des autres. Tout est confus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 441
Points de Complot : 475
Fiche : Boop ♡
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Spreenhagen, Allemagne
Occupation : NEET

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Mer 3 Jan - 23:35

C’est presque injuste.

Non, en fait, c’est très injuste. Parce que j’avais vraiment l’impression qu’on allait y arriver. On pouvait apercevoir le bout de la rangée de corps qui marquait la gauche de notre piste, et une espèce de barricades de lit, où se cachaient probablement d’autres personnes, se découvrait droit devant nous. Il nous restait quoi… une dizaine de mètres à parcourir ? Quinze au maximum. Je n’ai jamais été championne de course mais ça me paraissait tout à fait réalisable.
Le fracas soudain du métal contre le métal s’est bien vite chargé d’effacer le morceau tremblant de sourire qui s’était réfugié sur mes lèvres.
La grosse bestiole atterrit derrière nous, à cheval entre le mur et le sol, et pendant quelques secondes c’est très dur de savoir distinguer le haut du bas dans le fatras mécanique de ses pattes qui fourmille et tricotte dans tous les sens. La nausée oppressante qui m’alourdissait l’estomac explose et se met à irradier dans tout mon corps. C’est foutu.

Je me demande même pourquoi j’ai essayé, l’espace d’une seconde, et puis je sens Tizzie qui trébuche contre moi, mes bras la relevant instinctivement sur ses pieds avant qu’elle ne perde l’équilibre. Là, je me souviens pourquoi.

Mes yeux s’arrachent de l’énorme araignée, et je tente de donner un peu plus d’énergie à ma course. La discrétion n’a plus aucune importance à ce stade. Je ne dois plus regarder derrière. Derrière il y a l’imminence d’une abominable catastrophe – de la mort, peut-être – et je sens que si j’y pense ne serait-ce qu’une seconde de plus, je vais m’effondrer par terre pour me rouler en boule et pleurer comme un bébé. Et je peux pas faire ça.

Je peux pas.

A la place, mon regard accroche celui d’une des filles, à l’abri – relatif – de leur petit fort de lits. J’ignore son nom. Je ne sais pas ce qu’elle pourra faire de plus que moi, à cet instant, mais à l’intérieur de ma tête, tout au fond, là où il fait noir et où il n’y a que les choses auxquelles on ne veut pas penser volontairement qui vont se terrer, il y a quelque chose qui me dit que je suis arrivé au bout de ce que je peux faire. Il faudra bien qu’elle fasse mieux, elle, et s’il y a la moindre chance que ça arrive, alors mon job à moi, c’est de passer le relai.

Sans réfléchir un instant de plus, je pousse Tizzie en avant de toutes mes forces. Pas comme on renverse une pile de livres, plus comme on lance une boule de Bowling. Avec l’intention de faire glisser, pas tomber.

Et puis après ça, tout mon champ de vision s’effrite en petits pixels. Ça brille, ça clignote, d’une couleur ou de l’autre, et je ne comprends pas vraiment ce que je vois. J’ai mal aussi.
Je ne me sens pas tomber par terre, mais peut-être bien que c’est ce qui se passe. Je ne me sens plus tenir debout non plus.

Je ne sens plus grand-chose, en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Messages : 168
Points de Complot : 72
Fiche : Ici
Date d'inscription : 25/02/2017
Lieu : Seoul, SK
Occupation : Médecin neurologue

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Jeu 4 Jan - 1:56

'Qu'est-ce que fout Nathan, BORDEL ?!'

Erynn se pose encore la question en observant avec horreur, tapie derrière leur abri. Bien sûr elle lui est fort reconnaissante du temps précieux, mais d'un autre côté pourquoi faut-il toujours qu'il joue les héros ? Il peut pas ramener son cul ici, comme tout le monde ? Non il fallait qu'il parlemente avec dieu sait qui, comme s'il pouvait lui faire entendre raison. Elle a encore tant à lui dire...
Impatiente, elle se fait des nœuds au cerveau afin de réfléchir à comment intervenir pour renverser la vapeur à son tour. Elle regarde ses mains impuissantes, le cœur battant. Saisir une arme pour bloquer ces choses, les attaquer ? Mais qu'est-ce qui pourrait les arrêter, si les armes à feu échouaient ? Et puis même s'ils les détruisaient, où iraient-ils de toute façon ?

Se tenant la poitrine pour calmer la douleur, la neurologue essaie d’apercevoir les autres entre les rangées de copies, sans succès. Nathan est loin et trop occupé à péter son câble, le redneck est trop lourd et se fait rapidement attraper en foutant le feu à un corps qui pousse des hurlements déchirants. Le son lui resterait longtemps en mémoire... tout comme le 'bzzzt' violacé secouant Yoko, qui dans un dernier élan de courage avait fait glisser Tizzie en sa direction. Même pas le temps de crier que c'était fini... les uns après les autres ils tombent comme des mouches.
S’avançant brièvement à découvert pour réceptionner l'enfant, Erynn la serre fort dans ses bras pour l’empêcher de voir ce qui se passe. Elle l'emmène plus loin pour l'écarter du danger, et des coups de feu assourdissants qui retentissent. La rouquine échange un regard avec Hua, avec la ferme impression que ce serait le dernier. Ce fut bref et fort, chargé d'un respect qu'elle ne pouvait verbaliser. Ils vont mourir.

« Viens. »

Tirant Tizzie par la main, elle s'allonge à une paire de mètres de Mona en entraînant la petite dans son élan. La berçant doucement elle se force à lui sourire, mais tout son corps tremble. Si ça ne tenait qu'à elle, si seule sa sécurité était en jeu, Erynn aurait préféré passer son dernier moment à regarder la mort en face quitte à y passer en premier. Seulement voilà, la vie est ainsi faite et on ne choisit pas sa fin. Et puis quelle importance ?
Elle pose son menton sur le haut du crâne de la fillette, et lui murmure en espérant qu'elle fasse lumière de son mauvais français. Cette dernière a vu ce que fait Mona, avec un peu de chance elle comprendrait.

« Pas bouger... à cause... méchants. » Erynn se mord la lèvre jusqu'au sang afin de s'empêcher de bouger ou de pleurer. Son cœur continue de battre comme un tambour mais sa respiration se calme. Ses yeux sont grand ouverts, figés sur le vide qu'elle ne voit pas vraiment. C'est la fin. « Dors, petit ange. »
HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Messages : 67
Points de Complot : 417
Date d'inscription : 25/11/2017
Lieu : France.
Occupation : Ecolière.

MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   Jeu 4 Jan - 7:39

Je ne comprends rien. Je ne veux pas comprendre ce qui se passe. Le feu, les crépitements, les éclairs tout se passe si vite et notre course est si lente malgré nos efforts. Je suis certaine que je ralentis Yoko. Ca va être de ma faute! Au dessus de nous ça crisse et ça vibre. J'ai peur. Je crois que c'est tout ce que je comprends. Est-ce qu'on peut avoir plus peur que ça?

Mon regard intercepte malgré moi la chute d'Atéa. Je voudrais crier son nom mais Yoko m'entraine plus loin et mon souffle ne peut plus sortir de ma poitrine. Je ne sais pas ce qui me fait encore courir. Et puis Yoko me pousse en avant. Que fait-elle? Je me retourne. En même temps que je croise son regard où se mêle douceur et désespoir je sais que j'ai fait une bêtise. A cause de moi elle va mourir. Mes jambes se croisent et je comme au ralentis, je tombe. C'est mon épaules et le haut de mon dos qui rencontrent le sol et je glisse sur une infinie distance alors qu'un éclair m'aveugle. Je ne peux que hurler:

"YOOOOOKOOOOOOO!"

Je n'ai pas mal mais mes yeux se brouillent de larmes. Qu'est-ce que j'ai fait? Sans moi elle s'en serait sortie! Elle serait encore vivante! J'ai envie de retourner la voir mais une main me saisit et me voilà contre le docteur. Est-ce qu'elle va mourir aussi de vouloir le protéger? Je me débats, mais cette femme est résolue. Perdue entres ses bras j'éclate en sanglots. De loin j'entends ses mots de réconforts et ses injonctions. Il ne faut pas qu'elle meure aussi, je dois ecouter ce qu'elle dit alors je me laisse aller contre elle, les yeux dans la nuit de son épaule. Je n'ai aucun espoir. L'araignée n'est pas loin. Derrère le visage de Yoko s'allument celui de papa, de maman, de maîtresse, de Nolan et de maîtresse Véronique qui me sourie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: [RP] - Terminus   

Revenir en haut Aller en bas
 

[RP] - Terminus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Terminus Ludi
» Eldrina [Terminus]
» Sveinn • Si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes du pouvoir à tes doutes [Terminus]
» ₪ C0DIE ₪ [ Terminus ! ]
» "L'opposé du jeu n'est pas le sérieux, mais la réalité" (Freud) - Rafaela T. D. Variola (Terminus)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La théorie du complot :: 
 :: HIVER 2017
-