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 [RP] - Préambule

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MessageSujet: [RP] - Préambule   Sam 9 Déc - 22:19

Que faisiez-vous juste avant de vous retrouver à bord du Train ? C'est ici que vous pouvez en faire le récit.

Un seul post par personne mais pas de limite de longueur. Il n'est pas obligatoire de participer à ce sujet, mais c'est toujours plus sympa du point de vue de la narration.

Bon jeu à toutes et à tous !
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 14:47

Suite d'ICI
J’ai fini par m’endormir assise dans un coin de la chambre en regardant les forment sur le plafond et la tapisserie.
Papi m’avait ramenée à la maison après une nième rouste de maman. J’exagère. J’avais bien anticipé le truc et je m’en était pas trop mal tirée.
C’était pas la bonne heure pour s’endormir parce que ça allait être l’heure du repas et qu’il fallait pas compter qu’on s’inquiète de mon absence à table. Et après l’heure, c’est plus l’heure.

Hum:
 
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 14:50

Les derniers événements m’avaient complètement cassée. Ça me fout les boules de l’admettre mais je n’étais plus qu’une loque.
Après ma séance photomaton j’avais réussi à avoir tout de même des tirages potables et j’étais retournée à l’hôtel le plus vite possible. Non seulement parce que cela valait mieux malgré mon accoutrement, mais aussi parce que la migraine avait décidé de jouer les prolongations et que le mieux que j’avais à faire était de pioncer.
Et puis j’avais passé des minutes interminables à me demander comment j’allais me coucher, quelles précautions devaient prendre le dessus. J’en aurais pleuré. Si les crises de nerfs existent vraiment, je crois bien que j’étais au bord, mais comme personne n’était là pour m’entendre hurler… Je me sentais à la merci du premier événement qui allait me tomber sur le coin de la gueule. Et si l’effet Davis ? Et si Nathan ou des complices débarquaient ? Garder ce truc sur moi ? La cacher ? Finalement j’essayais de prendre des décisions qui ménagent la chèvre et le chou. J’ai repris ma tenue habituelle au cas où l’effet Davis. Le reste de mes affaires s’est retrouvé soigneusement plié dans mon grand sac qui a lui-même rejoint l’étagère du placard où on empile les oreillers et les couvertures supplémentaires, histoire qu’il faille au moins les chercher pour les trouver. Pas la peine d’éventer une nouvelle identité à peine créée. Je me souviens que j’ai cru que la tête allait tomber de ma nuque au moment ou j’ai remis le dernier oreiller sur sa pile.
Quand-au truc après l’avoir fait tourner des centaines de fois entre mes doigts je l’ai fourré dans le réservoir de la chasse d’eau des chiotes, bien calé pour éviter les bruits suspects.
Je pensais que j’allais avoir toutes les peines du monde à m’endormir mais non. Sans doute l’épuisement de devoir résister à la douleur seconde après seconde. Je me suis écroulée à peine couchée.
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 15:02

Je vole du bois dans un coin tranquille. Un peu loin de chez moi, parce que le garde chasse est devenu soupçonneux. La région est très peu peuplée, mais je reste aux aguets. J'ai un petit calibre à la hanche, perdu sous mon anorak, parce qu'on sait jamais quand le roi d'Angleterre pourrait vouloir nous coloniser. C'est dans la Constitution. Tous ces hippies, est ce qu'ils pensent à Georges III quand ils veulent interdire la vente d'arme ? Hein ? Petits cons. En plus je suis un ancien flic et je chasse depuis que je suis petit, tu peux pas t'imaginer comme je me sentirais cul nu sans.

Très rarement, je vois des phares de voiture passer au loin sur la nationale, à travers les arbres. Personne viendra sur cette route au milieu de la nuit, alors qu'il neige. Il faut être un cinglé du coin pour faire ça. Un cinglé qui arrive pas à isoler chez lui. J'ai remis des boudins de truc polystyrène expansé sur les portes et les fenêtres mais ça sert à rien. Parce que les murs et le toit tiennent pas le choc de l'hiver non plus. Et j'avais du coup plus de thunes pour le ramonage du poêle. La conséquence de tout ça c'est que je vole du bois dans la forêt en serrant les fesses pour ne pas mourir d'une intoxication au monoxyde de carbone. Région de merde.

Donc je transbahute du bois dans mon coffre au milieu de la nuit et sous la neige. Heureusement que j'ai chargé la mule avec un truc de type opiacé avant de venir. Sinon j'aurais froid et je serais fatigué. Là j'enchaîne tout avec bonne humeur et dynamisme. On m'a vendu ça comme de l'oxycontin réduit en poudre, mais je crois que c'était de la bête héroïne coupée au lactose. Du coup je l'ai payé un peu trop cher. Ça fait quand même le café.
Une fois que j'ai bourré la voiture j'ai envie de roupiller. C'est normal. J'ai pas envie de me prendre un putain d'élan dans la carrosserie ou de piquer du nez, alors que je décide de finir ma nuit dans une couverture de survie, place conducteur. Ça sera pas plus chaud ou plus confortable dans mon lit de toute façon.

Comme dîner je me fais une flasque de Whisky et un sachet de pépito à mes enfants qui traînaient dans la portière passager. Le mélanger alcool/opiacé, c'est bien sûr l'association santé pour une vie longue et enrichissante. Je m'endors comme une merde, avec mes vêtements mouillés, mes godasses pleines de neige et mes gants encore aux mains.
Ça a été un peu le bordel après.
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 15:50

Je suis crever, j’ai pas bien comprit pourquoi mais en ce moment il y a des gens dans la montagne, et des couillons en plus, sérieusement y’a des limites à la bêtise humaine non ? Et bien à première vue non, les premières chutes de neige en plaine on fait de tout un chacun un champion de l’alpinisme et c’est le troisième groupe que je récupère, je suis en plus la plus part du temps obliger de les laisser une nuit dans le refuge, les trucs sont si défoncer que pas moyen de les faire redescendre à coup de pied dans le derrière. Pourtant j’en ai besoin, besoin d’être seule en ce moment, entre ça et le reste, le monde tourne de moins en moins rond et ce même monde semble vouloir me lier les mains, du temps, je voudrais du temps.
Coup de bol l’effet Davis est pas venu me chopper de son gros coup de pelle derrière la nuque depuis un moment et chez moi est redevenu chez moi, ce qui a un coté agréable dirons nous …

C’est le visage plein de cette neige collante que je rentre dans le chalet, le feu n’est pas encore mort alors je remets une buche et je sors de quoi faire manger les chiens, en vrai je sort bien plus mais j’ai la flemme et quelque chose me dit que je vais bien dormir alors si j’en laisse plus il le mangerons demain. Et puis avec le froid qu’il fait, si ça pourrit les bactérie auront bien gagner le droit de manger ça.

Ma dernière pensé lorsque je m’endors ? C’est que part ce temps c’est le bon moment pour brasser une blonde fruité avec de la neige fondu comme eau principale remis de l’eau de la source qui coule en cors un peut en dessus, cette source crayeuse apportera juste ce qu’il faut. Demain j’irais chercher deux sacs de pils en bas. Je suis sur qu’il doit leur en rester …
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 15:51

Il existe une magie, dans les voyages en train, que peu d’autres moyens de transports ne parviennent à égaler. Quand ils ne sont pas paralysés par les retards et les grèves, bien entendu. Ou bien par quelques flocons de neige, comme aujourd’hui…

Heureusement, contrairement à beaucoup de monde, moi je n’ai rien contre les voyages en bus. Ils peuvent être magiques aussi, les voyages en bus.

En fait, c'est surtout qu'il y a quelque chose de vraiment très paisible dans le fait de se laisser emporter jusqu’à sa destination sans avoir à se soucier de rien. Quelque chose de très régressif, rassurant, qui me fait remonter à l’époque où mes parents me trimballaient un peu partout dans leur vieille Volkswagen. Je n’ai pas peur de me perdre, ou de tomber en panne au milieu de nulle part. Je n’ai pas à suivre une carte, où tenir fébrilement le volant de la camionnette des voisins, comme je devais le faire pour aller faire les courses à la ville pour ma grand-mère, parfois. Je n’ai pas à redouter un contrôle de police pendant lequel mon… pouvoir ferait des siennes sans prévenir.
Ici, quelqu’un d’autre avait pris en charge tout le stress du voyage et il ne me restait plus qu’à m’effondrer dans un siège et à me laisser porter.

Il n’y a pas plus confortable sensation.

Enfin, en réalité, le voyage pourrait probablement être un peu plus confortable, mais d’un point de vue purement ergonomique, j’entends. Dans les sièges de bus, on ne sait jamais vraiment très bien comment se mettre, et je n’échappe pas à cette règle universelle. Si je remonte mes jambes sur le siège, celui de devant est trop loin pour que je puisse les caler, et elles tombent au moindre virage. Si je pose ma tête contre la vitre, le premier petit caillou sur la route s’empressera de me réveiller d’un bon coup sur la tempe.

Non, la seule façon d’être bien installé, dans un bus, c’est de faire le sagouin et de prendre deux sièges pour soi. D’ordinaire, je ne me l’autorise pas, parce que c'est malpoli et que je déteste qu'on me fasse les gros yeux, mais aujourd’hui …

Aujourd’hui il est si tôt que le soleil d’hiver ne s’est pas encore levé, là dehors, et le premier bus pour Berlin est pratiquement vide. Moi, je manque cruellement de sommeil, et personne ici ne viendra me juger si je m’allonge sur deux sièges pour dormir, en laissant mes pieds pendouiller dans l'allée centrale. En tout cas, surtout pas la vieille dame noire qui somnole à l’avant, avec tous ses sacs. Elle doit prendre quatre sièges au moins avec ses bagages, alors ça m’étonnerait qu’elle me dénonce.

Je baille longuement. Dehors, il neige à gros flocon, contre la vitre de l’autobus. On roule prudemment, et le ronronnement du moteur est particulièrement agréable. Bien calée contre mon sac, la tête posée sur le côté qui contient mes vêtements, pour éviter d’écraser les biscuits que j’avais fait avec mamie - des Spitzbuben à la framboise, en plus ! - je sens que je suis bien partie pour prolonger encore un peu ma nuit. Mes yeux se ferment, et je me laisse bercer, paisible. Avec un peu de chance, les risques de verglas rallongeront le trajet et ma sieste d’une bonne petite heure…

De toute façon, je n’ai pas très envie de le voir, ce nouveau demi-petit frère… Il pourra bien m'attendre une heure avant de commencer à me brailler dans les oreilles.
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 16:46

Quoi que veuillent bien en penser les bonnes familles rassemblées autour du feu sous l’ombre bienveillante d’un arbre de Noël, il n’y a sans doute pas de saison plus sordide que l’hiver. C’est vrai en particulier dans un monde où il existera toujours des gens qui se soucieront moins du décompte du calendrier de l’avent que de la meilleure façon de ne pas succomber de faim ou de froid en plongeant le nez droit dans le caniveau.
Néanmoins, restons à l’abri de toute forme de moralisme inutile : on ne devrait certainement pas trouver à s’en plaindre lorsqu’on a pour nom Nathan Weathers, qu’on est avocat aux États-Unis et qu’on a pignon sur rue à Market Street, Philadelphie.

D’ailleurs, Nathan ne s’en plaignait pas. En revanche, comme chaque année, son portefeuille faisait vache maigre – ou disons qu’à ce stade-là, cela devenait moins un portefeuille qu’un genre particulier de panier percé. Il ne faisait pas cinquante mètres dans la rue sans déverser sa monnaie dans les chapeaux et les gobelets des sans-abris et finir par s’excuser d’un air gêné en expliquant qu’il avait déjà tout donné à la pauvre mère de famille qui faisait la manche là-bas avec ses mômes devant la boulangerie. Il était à peu près convaincu qu’on le prenait pour un sucré, un hypocrite, une sorte de combinaison entre le faux jeton et le rapiat, et sur le moment – non, franchement – c’était quand même très embarrassant. Au bout de mille grimaces, refus impuissants et « désolé » murmurés du bout des lèvres, il se carapatait toujours honteusement jusqu’au prochain clochard grelottant qui le regarderait d’un œil humide et la mine basse.
En fait, on peut éprouver un sentiment subtilement pervers quand il arrive de se promener au marché de Noël, absorbé par une liste de cadeaux longue comme on a de relations, slalomant entre les stands de marrons chauds et les résidus discrets de misère sociale, couvés sous les lumières triomphantes des chapiteaux et des grappes de guirlandes multicolores. Pour peu qu’on y prenne garde, les réjouissances prenaient un arrière-goût amer.

C’est pourquoi Noël ne remportait qu’un sentiment très mitigé dans le cœur de Nathan. Et puis c’était l’époque des sempiternels repas de famille, qui s’éternisaient jusqu’au glas de la messe de minuit – et il est impensable d’y déroger quand on est un bon chrétien, voyez-vous. Il n’était plus très fort à ce jeu-là. Cependant, il fallait faire bonne figure devant sa mère et surtout face au cercle délicieusement puritain qui rassemblait les proches de son oncle, sa tante et son futur sénateur de cousin.
De toute façon, on aurait bien assez de sujets de dispute à se mettre sous la dent. Comme par exemple, ça a l’air d’aller péniblement, les affaires en ce moment, Nathan… On attend toujours que tu nous présentes une gentille jeune femme, à près de trente ans, c’est le moment de penser à fonder une famille ! Dis voir, je suis passé à ton appartement la dernière fois, c’était noir de monde, combien de temps tu comptes encore laisser tous ces cas sociaux vivre à tes crochets ? – et autres jacasseries politiques de bon ton.

Néanmoins, en attendant la date fatidique des célébrations, Nathan savourait toujours très secrètement la joie de partir flâner aux aurores dans les rues fraîches et cotonneuses de Philadelphie. La neige est croquante sous ses semelles de cuir. Sur le chemin du cabinet, emmitouflé dans son écharpe écossaise et dans son nouveau caban noir, il observait les oiseaux frissonner entre les branches humides des arbres, sur les lignes de haute-tension, et un sourire de gosse lui gobait la moitié de la figure. La ville n’étouffe pas encore ces silencieux instants dans son vacarme et l’hiver, pour une fois laissé à lui-même, à l’écart des promesses mielleuses dont on l’attifait, lui laisse une impression paisible.
La journée est studieuse et la soirée davantage encore, alors qu’il rapatrie ses dossiers au local du réseau d’entraide, The Door Opener. Par cette saison, il y filait chaque fois qu’il trouvait quelques heures vacantes dans son emploi du temps – autant dire qu’avec la gestion de l’association qu’il avait fondée récemment avec Aline, ses journées n’en finissaient plus. Un bénévole lui laisse sa place à l’accueil et il s’installe au bureau un peu miteux avec son attaché-case pour continuer de travailler, entre deux visites de personnes sans-abris à qui il faut indiquer l’adresse des volontaires qui mettent à leur disposition une chambre pour la nuit.

Vers vingt-deux heures, il cède son sandwich et le reste de son repas à deux jeunes filles en parka troué venues mendier des clopinettes. Elles refusent catégoriquement le logement à proximité qu’il leur propose, glapissent quelques mots en arabe et déguerpissent avec leur butin sous le regard dépité du jeune homme. Le chauffage électrique ne marche pas fort et lui carbure au cappuccino en gribouillant frénétiquement sur un dossier en suspens depuis le Redémarrage, qui lui faisait plus de nœuds au cerveau qu’un casse-tête chinois.
La nuit avance. Bientôt son col roulé noir, très joliment moulant, même couplé à son élégante veste en velours – couleur prune, brodée à l’épaule d’oiseaux dorés – devient très insuffisant pour lutter contre le froid, et il renfile mollement son écharpe et son manteau. Peu à peu, les lignes de son rapport s’emmêlent devant ses lunettes avec les reflets scintillants que jette une guirlande de Noël, accrochée au sapin, à l’entrée. Il s’accoude sur le bureau et baille à s’en décrocher la mâchoire. Après tout, ça ne coûtait pas grand-chose de fermer les yeux rien qu’une minuscule petite minute...

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But you don’t get a win unless you play in the game.
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 17:50

Il y a des endroits plus charmants que d'autre afin de passer Noël, mais s'il fallait établir une liste des endroits les moins accueillant pour cela, Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, serait sans doute parmi les lieux les plus dangereux du monde. Certes, de loin, la ville pouvait sembler tout a fait accueillante, voire impressionnante, suivant les doctrines de construction du Stalinisme, sa reconstruction ayant été assuré après la fin de la Guerre de Corée par une assistance de l'URSS, mais il s'agissait d'un endroit ou il était impossible d'être seul : le régime avait des yeux et des oreilles partout, prenant aussi bien la forme de caméra et de micro de surveillance que des citoyens eux-mêmes, qui n'hésiterait pas une seule seconde a dénoncer un étranger pour le bien de leurs leaders. Celui qui s'était attiré a l'international le sobriquet de « Rocket Man » poursuivait dans le chemin de la provocation, déterminer a devenir une puissance atomique afin de pouvoir assurer son existence face a la menace de la Corée du Sud et des trente milles hommes de troupes de l'US Army se trouvant sur le territoire des cousins capitalistes honni. Le comité central du Parti Communiste Chinois avait très longtemps soutenu la Corée du Nord et comptait toujours le faire pour tenter d'arracher le départ des troupes américaines, toutefois, Diao Chan n'avait pas été envoyée a Pyongyang pour une simple visite de courtoisie.

Car l'un des derniers sites de test nucléaire choisit par l'état-major de la Corée du Nord s'était trouvé bien trop proche de la Chine : il avait provoqué un tremblement de terre et le voyage d'un nuage radioactif dont les effets n'étaient pas encore totalement connu et qui serait sans doute dissimulé au grand public. Diao Chan elle-même n'aurait sans doute pas accès a l'intégralité des rapports a ce sujet, ils seraient jalousement conserver par les services chargé de la sécurité intérieure. Toutefois, le président Xinping n'avait que très modérément apprécier le choix de la cible et tenait a faire savoir a ses alliés Nord Coréens qu'il ne tolérerait pas un nouvel essai aussi proche de sa frontière. L'idée était donc de rencontrer les généraux Nord Coréen afin de leurs mettre la pression. Tenter de raisonner Rocket Man ne semblait pas la bonne approche : l'homme ne vivait que dans l'outrage et la provocation, mais en revanche, il était peut-être possible de tenter d'influencer son entourage. Dans le pire des cas, Kim ne serait pas content et ferait passer ses contradicteur sous le feu d'un canon de défense anti-aérienne, mais il s'agissait d'un incident mineure négligeable, l'essentiel était le message de l'Empire du Milieu soit bien reçu.

Pour être prise au sérieux par les membres de la délégation de Pyongyang, Diao Chan n'avait eue d'autre choix que de revêtir son uniforme officiel, chose qu'elle ne faisait pratiquement jamais, les agents du Ministère de la Sécurité de l’État travaillant plutôt en civil. Son état d'esprit général était plutôt a l'irritation, et bien qu'elle n'en laissait rien paraître, elle était passablement irritée d'avoir était choisie pour cette mission : c'était certes une marque de confiance, ou une sorte de récompense dans une opération considérée comme simple et sans risque, mais son enquête sur les derniers événements récents n'était toujours pas bouclé et elle aurait appréciée pouvoir y passer davantage de temps. De plus, le conditionnement idéologique qu'elle avait reçu durant son adolescence était toujours présent et elle ne pouvait s'empêcher de penser que les Coréens n'étaient rien d'autre que des « sous-citoyens » qui devait retourner sous le giron de la Chine, qu'ils soient du Nord ou du Sud n'avait pas vraiment d'importance a ses yeux. Alors faire des courbettes a ce qu'elle considérait comme des êtres inférieurs n'avait rien de plaisant, mais elle jouait son rôle, car la vie d'un agent secret restait une grande scène de cinéma ou seul les meilleurs comédiens obtenait le droit de survivre.

Cette première journée fut en grande partie consacrée a une visite de Pyongyang, ou il fallait sans cesse s'incliner devant toutes les représentations des différents leaders communistes du pays et ou elle était baladée de monuments en monuments, sans doute destiner a tenter de l'impressionner et la déstabiliser. Malgré tout, Diao Chan recevait une certaine forme de respect : les Nord Coréens n'étaient pas idiot et s'ils avaient conscience que la Chine ne les abandonneraient pas pour un incident comme celui-ci, ils savaient également qu'il était préférable de ne pas provoquer le Dragon, car les « malheureux accidents » étaient vite arrivé et il était presque de notoriété publique que le président Xinping se contenterait très bien d'une personnalité bien moins dangereuse que « Rocket Man » pour un dirigeant plus mesuré a l'heure ou l'Armée Populaire tentait de s'installer en Afrique afin de pouvoir un rôle international plus important et pouvoir défendre les intérêts de l'Empire du Milieu partout sur le globe, y compris avec les armes si cela s'avérait nécessaire. D'ailleurs, les négociations avec l'état-major Nord Coréen ne se déroulerait pas dans un bâtiment officiel du régime, mais a l'ambassade de la République Populaire de Chine, ce qui était plus prudent.

Le premier round des négociations s'étala une bonne partie de la journée ainsi que du début de la soirée : les Chinois présent faisant valoir que leurs populations n'avaient pas a être la victime du jeu de harcèlement scolaire entre « Rocket Man » et le « Vieux Sénile » tandis que les Nord Coréens insistait sur le fait qu'ils étaient le seul rempart entre les trente milles GI's et la frontière Chinoise et que le président Xinping ferait donc mieux de continuer a les soutenir. Désireux de soigner son image a l'ONU, le président Chinois avait en effet fait des concessions, cessant l'importation de certaine denrée dans le pays et les Nord Coréens ne l'avaient pas très bien digéré. Sachant que rester dans un registre guerrier ne serait pas très efficace, Diao Chan pris sur elle afin de faire preuve de diplomatie : s'ils ne parvenaient pas a s'entendre et se quereller, le grand gagnant serait le Capitalisme International qui n'attendait que la faiblesse des derniers régimes socialistes pour passer a l'offensive. Une incantation très idéologique, mais qui fit mouche sur les Coréens. Toutefois, si elle parvint a ramener le calme dans les débats, elle n'obtint pas pour autant d'accord et les deux parties se séparèrent pour une reprise des négociations le lendemain.

Epuisée par cette journée, l'agent secret se retira directement dans les quartiers de l'ambassade mis a sa disposition par l'ambassadeur de Chine. Consciente que le lieu était sans doute truffé de caméra et de micro, elle ne prononça aucun mot et préféra se coucher sans même se changer, conservant de ce fait son pistolet de service sur elle, dissimulé dans sa veste. Le QSZ-92 restait une arme fiable et discrète qu'elle pouvait emmener partout pour son autodéfense et comme elle se trouvait a l'ambassade Chinoise, les Coréens ne pouvaient pas exiger qu'elle s'en sépare. Elle trouva rapidement le sommeil, habituée a dormir sur commande, mais sans savoir qu'elle n'allait pas se réveiller au même endroit...
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MessageSujet: Re: [RP] - Préambule   Dim 10 Déc - 23:22

Erynn roule des hanches pour ajuster sa prise sur la pile de boîtes qu'elle portait sur les bras, le tout en essayant de ne pas faire tomber les nombreux sacs de courses en plein milieu de l'ascenseur vide. Soupirant sous sa montagne d'achats de Noël, elle fait voler une touffe de cheveux roux afin d'y voir quelque chose. Dans un effort de tension elle tend le doigt et appuie sur le bouton qui mène vers le sixième étage et respire enfin de soulagement lorsque la porte se ferme silencieusement. Les chiffres lumineux se mettent alors à défiler lentement, dans cette musique d'ambiance tellement banale, pendant que la jeune femme s'efforce de rester immobile afin de ne rien faire tomber.
L'enthousiasme avait fini par vraiment l'emporter à l’idée de passer les fêtes avec ses parents, après tant de temps sans les voir. Étant donné son travail, Erynn ne pouvait pas voyager alors ils avaient accepté de venir depuis l'autre bout du monde. À cela s'ajoutait le fait que même sa grand-mère avait fini par céder et exceptionnellement accepté de quitter sa chère île... et cela donnait une bonne illustration de son état d'esprit. Excitée comme une enfant presque hyperactive, Erynn a elle aussi rompu ses habitudes et passé l'après-midi à sillonner les rues bondées du quartier de Apgujeong afin de faire ses courses de Noël en avance. Toutes les étoiles semblaient s'être alignées pour rendre cela possible : le temps libre s'était enfin présenté, la motivation de braver le froid et le courage de quitter le confort de son petit cocon. Un petit cocon qu'elle se ferait un plaisir de retrouver dans à peine quelques minutes.

Cling. L'ascenseur s'arrête. Un sourire bête danse sur ses lèvres tandis qu'elle regarde par dessus l'Himalaya du shopping afin de ne renverser personne dans le couloir. Tout était calme, merveilleux. Appuyant les boites contre le mur, la rousse jongle du mieux qu'elle peut afin de fouiller dans son sac et retrouver ses clés. Enfin après une paire de minutes de recherche acharnée, elle ouvre la porte, la referme d'un léger coup de pied, puis inspire profondément l'odeur familière de thé dans l'air. Ses clés finissent jetées sur le meuble à l'entrée le temps qu'elle ait les mains libres.

« Je suis rentrée ! »

Posant prudemment les sacs en premier, elle agite la tête afin de repousser quelques mèches rebelles qui lui retombent sur les yeux. Depuis l'entrée du salon elle aperçoit une silhouette blanche poser son royal arrière train pour l'observer de loin, approuvant silencieusement son retour. Peu surprise de cet accueil, elle se retourne et regarde ses paquets avec hésitation. Ça allait être difficile de tout poser sans rien casser, toute emmitouflée qu'elle était dans son attirail de guerre hivernale...

« Bon autant commencer par enlever mon déguisement de bonhomme de neige en premier... »

Dodelinant de la tête Erynn roule des épaules dans sa grâce légendaire et réussit à miraculeusement tout tenir dune main le temps de retirer une manche. Néanmoins Tei, tout droit sorti de sa sieste ne trouve pas meilleur moment que pour se précipiter sur sa maîtresse à toute allure. Elle a tout juste le temps de voir une boule de poil caramel lui foncer dessus, déraper sur le parquet et finir par lui rentrer dedans. Un léger cri de surprise quitte ses lèvres  avant que tout ne s'écroule comme un château de cartes. Ses bras s'agitent, ses jambes basculent... et puis... le noir l'engloutit.
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