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 Ogawa Yoko (Terminée)

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Messages : 238
Points de Complot : 302
Fiche : Boop ♡
Date d'inscription : 13/11/2016
Lieu : Spreenhagen, Allemagne
Occupation : NEET

MessageSujet: Ogawa Yoko (Terminée)   Ven 18 Nov - 14:58





Nom : Ogawa
Prénom : Yoko
Pseudo : DokoYoko sur Youtube et Skype.
Âge : 23 ans (Anniversaire le 8 mars)
Genre : Femme cisgenre
Pouvoir: Oui, Inné (Apparition à l'adolescence)
Lieu d'habitation : Berlin, Allemagne
Métier/Occupation : Grosse NEET
Langues parlées : Japonais (Langue maternelle), Allemand, et Anglais (elle se débrouille, mais est plus à l'aise à l'écrit)



description

Yoko est le fruit d'un drôle de non-métissage, entre enfants de l'immigration. Akiji Ogawa, son père, est né en Allemagne, de parents nés au Japon, et a abandonné sa nationalité japonaise. Chizue Ikeda, sa mère, était japonaise de souche, et ne voyageait que dans le cadre de sa profession. Les racines, somme toute, étaient les mêmes, et, bien que leurs lignées aient fait des choix un peu différents, tout le monde était ravi de les voir se rejoindre lorsqu'ils se marièrent, et mirent au monde leur unique enfant ;

Yoko.

Yoko a les yeux noirs de son père, et les traits délicats de sa mère. Sa peau est douce, de la même couleur que la coquille des œufs, légèrement plus sombre que celle que voudraient lui vendre les magazines. Ses cheveux, longs et noirs, sont semblables à ceux de ses ancêtres, et font sa plus grande fierté. De sa grand-mère, elle a hérité la voix douce, et la stature frêle, d'apparence presque fragile. Comme si un coup de vent pouvait l'emporter à tout instant.

« Tu pourrais même être très jolie si tu prenais un peu mieux soin de tout ça », c’est ce que lui dis encore régulièrement la vieille femme.

De son grand père, elle a hérité son japonais maternel, qu'elle parle bien, et avec élégance, puisque c'est lui qui insista, quand il vivait encore, pour qu'on n'emploie que lui sous son toit.

"Un homme, peu importe où ses pas le mènent, n'est orphelin que le jour où il abandonne le langage qui est celui des siens", répétait-il, à chaque fois qu'on lui posait la question.

Mais lui qui avait reçu le don d'apprendre et de parler les langues avec facilité, était loin de comprendre la difficulté qu'il imposerait à son fils, et à sa petite fille, en les obligeant à prioriser ainsi la langue de leurs ancêtres sur celle de leur terre d'accueil.
On s'étonne encore régulièrement d'entendre Yoko, née et élevée à Spreenhagen, buter sur cet Allemand si sec et crochu, alors que le Japonais, dont elle n'a jamais vu la terre natale une seule fois, lui vient comme la nage viendrait à un poisson.



réactions

- Face à l'agressivité : Le conflit, s’il devient trop proche ou trop virulent, lui fait peur. Si elle en a l’occasion, elle prendra toujours la fuite, physiquement, où par les mots. Elle maîtrise assez bien les arts de l’évitement et du changement de sujet, à l’oral, et court assez vite – quoique pas très longtemps.
- Face à une célébrité qu'il/elle adore : D'une manière générale, si la rencontre se fait 'IRL', elle se contentera d'observer de loin en ruminant des regrets par millier. Elle préfèrera toujours stalker ses idoles par le biais d'un écran que de se confronter à elles dans l'environnement hostile de la vraie vie.
- Face à l'échec : Elle réagit très mal à l’échec, c’est pour ça qu’elle s’efforce très fort de se placer dans des situations où elle y sera confronté le moins possible. Qui n’essaie pas ne rate pas. Souvent, les plus gros la plongent dans de longues périodes d’apathie, et son sommeil ainsi que son appétit déjà fragile en pâtissent.
- Face à un événement surnaturel : La note principale sera probablement la curiosité. Ayant plus ou moins baigné dans le sujet depuis son adolescence, elle a toujours été avide de trouver d’autres gens ‘comme elle’ pour échanger sur le sujet. Le merveilleux monde d’internet a été pour elle le nid de bien des trouvailles – et aussi des déceptions – en la matière, et dans la vraie vie, il faudra sans doute quelque chose d’assez conséquent pour lui faire véritablement peur.
- Face à un(e) parfait(e) inconnu(e) : Là encore, cela dépend de la rencontre. Derrière l’anonymat d’un écran, elle est le plus accueillant et le plus sociable des êtres. Dans la réalité, elle restera probablement muette, si on ne la force pas à parler, et fuira à la première occasion, si on ne la force pas à rester.
- Si on lui propose une grande somme d'argent sans rien demander en retour : Elle hésiterait très longtemps, ça c’est sûr. Pour l’instant, elle vit aux crochets de sa grand-mère, et sa situation financière ne l’inquiètent pas trop, mais une somme suffisamment élevée pourrait mettre un terme définitif à ses angoisses existentielles de survie dans ce monde où le travail est une chose obligatoire et terrifiante.
- Face à une invitation à se rencontrer IRL : C’est la panique la plus totale. Sorti du confort de sa petite bulle, que ce soirt dans le cottage de sa grand-mère ou l’espace sécuritaire de ses allées et venues en ligne, la pauvre n’a plus aucun repère. Pour lui faire accepter une chose pareille, il faudrait une sacrée, sacrée bonne raison.
- Face à des propositions déplacées : S’il y a une chose qu’elle ne supporte absolument pas, c’est la drague grossière, le harcèlement, et autres avances obscènes du même acabit. Que ce soit IRL ou en ligne, ça la fait entrer dans une colère noire. Et même si elle n’ira pas nécessairement chercher le conflit ouvertement et frontalement, dans ses situations, elle saura trouver un moyen de provoquer un juste retour de bâton à l’importun. Elle ne maîtrise pas assez l’informatique pour faire quoi que ce soit de trop méchant à ses ennemis, mais elle connait des gens qui peuvent le faire, et qui l’ont déjà fait.




votre passé


RESUME ET CHRONOLOGIE (pour les feignants♥ )

1993 : Naissance de Yoko
1994-2002 : Enfance dans le village de Spreenhagen, en Allemagne, dans la maison de son grand-père paternel, où elle vit avec son père, sa mère, sa grand-mère et son grand père.
2002 : Mort d'Eimi Ogawa, pianiste de renomée internationale, et la mère de Yoko, d'un cancer de l'estomac très agressif.
2002-2006 : Deuil de son père, qui se laisse tomber dans le chômage, délaisse sa passion pour la cuisine, et se dispute de plus en plus souvent avec son père.
2006 : Remariage de son père avec une jeune berlinoise: Janet Strauss, qui l'a aidé à remonter la pente, et convaincu d'ouvrir son propre restaurant à Berlin. Grosse dispute avec le grand père de Yoko, qui met tout le monde à la porte. Yoko, son père, et Janet partent pour Berlin, malgré le déchirement de la petite fille, qui vit très mal la séparation avec ses grands parents, ainsi que la perte de son petit monde rural et confortable
2008 - 2012 : Scolarité de Yoko au Humboldt-Gymnasium, un collège du centre de Berlin, qui l'étouffe de part son immensité, et dans lequel elle a beaucoup de mal à s'intégrer. Elle a des difficultés scolaires, et sociales, mais finit par nouer une amitié avec un jeune garçon surdoué du nom de Stephen Shultz. Ils traverseront ensemble le lycée et il aidera Yoko à obtenir son diplôme malgré sa tendance à l'absentéismes et ses difficultés d'apprentissage. C'est aussi à peu près à cette période qu'elle commence à se construire une identité 'en ligne', où elle peut échanger avec d'autres gens qui la comprennent sans avoir à se confronter aux difficultés du face à face.
2010 : Premières manifestations du "Pouvoir" de Yoko, toujours extrèmement passif et incontrôlable. Elles se multiplieront particulièrement lors de sa dernière année de lycée, et deviendront parfaitement handicappantes, surtout d'un point de vue moral, lors de ses tentatives d'intégration de l'école hôtelière de Berlin. Ses deux principaux refuges restant Stephen, et les amis qu'elle se fait en ligne, dont une jeune Danoise, Aminata Diakité, qu'elle rencontre sur un forum dédié à la sorcellerie et au paranormal.
2013 - 2014 : Yoko redouble deux fois sa première année à l'Ecole Hôtelière, et connaît une grosse dispute avec Stephen qui la poussent dans des retranchements mentaux pas très sympathiques. Elle prend la décision de quitter Berlin, et ses parents, pour retourner à Spreenhagen.
2015 : Elle trouve refuge chez sa grand-mère, à qui elle annonce qu'elle veut devenir écrivain. En réalité, elle démare une période de grosse introspection, dans laquelle elle nage encore, mais qui l'aide énormément à retrouver confiance en elle, et décider d'une voix à suivre, pour l'avenir.
Début 2016 : Démare une sorte de journal vidéo en plus de son journal écrit, qu'elle met en ligne sur sa chaîne Youtube, YokoDoko.



HISTOIRE COMPLETE


Spreenhagen, Allemagne (2000)
« C’est vrai que t’es née au Japon, maman ?
- Oui mon ange.
- Pourquoi t’es partie ? »
Chizue laisse échapper un long soupir, rempli d’une nostalgie douce et légère, tandis que dans ses yeux passent l’ombre intrigante d’un souvenir. Elle glisse sa main dans les cheveux de sa fille, et repose, sur ses genoux, le livre qu’elle était en train de lire. Yoko, confortablement blottie dans les couvertures de son lit, l’observe, l’œil brillant de curiosité, et se met à glousser, de sa petite voix d’enfant, alors que sa mère se penche pour embrasser son front.
« Parce qu’un jour, je suis venue ici, et j’ai rencontré ton père…
- Pour jouer de la musique ?
- Oui, c’est ça. Les gens aiment beaucoup ma musique, alors parfois j’allais dans des pays très loin pour la faire écouter. Et un jour… Un jour un homme est venu m’apporter des fleurs, à la fin d’un de mes récitals, tout près d’ici, à Berlin. Il m’a dit… Il m’a dit qu’il était venu à toutes mes représentations, cette semaine-là. Et j’avais fait… beaucoup de représentations. Il m’a dit qu’il… était tombé amoureux de ma musique. Et que si je lui en laissais l’occasion, il pourrait bien tomber amoureux de moi.
- C’était papa ?
- Oui, c’était ton père. Et… Il a tenu parole. J’ai prolongé un peu mon séjour… et il est tombé amoureux. Moi aussi.
- Vous avez fait des bisous ?
- Oh, oui. Plein. »
Chizue se met à rire, très doucement, de sa voix si grave et délicate, et sa fille esquisse une petite moue écœurée.
« Après ça j’ai du rentrer au japon. Puis repartir jouer ma musique ailleurs dans le monde. Mais ton père a continué à m’écrire des lettres. Beaucoup de lettres. C’était… vraiment très romantique…
- C’est quoi romantique ?
- C’est ce qui fait qu’on tombe amoureux.
- Oh… Et alors t’es revenue le voir à cause des lettres ?
- Je suis revenue parce que c’était trop dur d’être loin de lui. On s’est marié, j’ai demandé un poste au conservatoire, et… » Elle pose son doigt au bout du nez de sa fille, qui éclate de rire à son tour. « Ensuite tu es arrivée.
- Wah... Et… et alors, papi aussi il est parti du Japon parce qu’il était amoureux ? »
La jeune femme réfléchit un instant, regardant l’heure, à son poignet, avant de remonter la couette jusqu’au menton de sa fille, qui en avait profité pour s’agiter au fond de son lit.
« Non, pas tout à fait. Papi est parti pour son travail.
- Les livres ?
- Oui, pour écrire ses livres. Des gens au Japon n’étaient pas très content qu’il les écrive. Mais… ça ce sera une histoire pour une autre nuit, mon ange, d’accord ? Maintenant c’est l’heure de dormir…
- Mmmh… » La petite se renfrogne, mais se laisse border sans faire de caprice. « Une dernière chanson alors… »

Spreenhagen, Allemagne (2002)

Elle s'est assise sur la banquette du piano, à sa place, sur le côté droit, et s'est serrée contre le bord comme pour attendre que sa mère vienne prendre place à côté d'elle. Sous le regard sombre et inquiet de ses grands-parents, qui la guettent depuis la cuisine, elle attend. Comme elle l'avait toujours fait, depuis qu'elle était en âge de tenir assise. Elle s'asseyait là, quand elle était triste, et sa mère venait inlassablement lui jouer un air, pour la réconforter. C'était leur rituel, leur secret. Leur magie rien qu'à elles...

Mais ce soir, la magie n'est pas là.

Ce soir, personne n'ose venir annoncer à cette fillette de neuf ans, qui attend silencieusement le retour de sa mère, que cette dernière ne viendra plus jamais s'asseoir à côté d'elle. Que le cancer de l'estomac qui l'a emporté a été fulgurant, et impitoyable, et que plus jamais la musique de ce piano ne pourra résonner dans leur maison, sans qu'elle n'apporte avec elle la tristesse de son souvenir.



Spreenhagen, Allemagne (2004)

Le petit ventilateur métallique fait un drôle de bruit, à chacun de ses passages, soulevant d’une petite bourrasque crachotante les pages de son cahier de vacances. Yoko a les deux coudes sur la table, un crayon de papier complètement mâchonné entre les dents, et elle essaie très fort de se concentrer sur son problème de math, malgré les cris étouffés qu’on peut entendre résonner à l’étage. Sa grand-mère est penchée sur son épaule, un sourire bienveillant, quoiqu’un peu forcé, au bord des lèvres. Celui-ci, et Yoko le remarque bien, quand elle relève de temps à autre les yeux vers sa mamie, se teinte d’amertume à chaque fois que la voix de son fils, ou celle de son mari, s’emportent un peu trop, dans leur énième dispute. Après de longues minutes de silence relatif, passées à plisser les yeux sur son problème, comme si ça avait pu faire apparaître la solution entre les lignes, la fillette repose son crayon sur la table.
« Mamie… J’y arrive pas, celui-là.
- Alors essaie le suivant, ce n’est pas grave, mon poussin.
- J’ai… J’ai plus envie de faire des maths… »
La vieille femme pose un regard plein de patience, et de tendresse, sur sa petite fille et sa mine déconfite, avant de le laisser glisser vers le cahier de vacance, plus orné de gribouillis dans les coins que de véritables réponses apportées aux problèmes. Elle étire un petit sourire de compassion, sur ses lèvres ridées, et se penche sur la fillette pour lui ébouriffer les cheveux, avant de refermer son cahier.
« Bon, alors viens, laisse ça. C’est pas grave. On va faire des dorayakis pour le goûter, et tu finiras ce soir avec ton père... »


A12, direction Berlin Est, Allemagne (2006)

« Comment vous avez pu faire ça ! J'ai même pas pu dire au revoir à mamie ! »

Elle tempête, sur la banquette arrière de la vieille Audi de son père, les joues pleines de larmes. Yoko a treize ans, un pyjama décoré de fleurs de tournesols, et de la colère plein les poumons,
Ils ont attendu qu’elle dorme, et puis ils l’ont mise dans la voiture pour partir en douce. Ils n’avaient pas le droit. Pas le droit ! Elle ne voulait pas partir avec eux. Elle voulait rester avec son grand père, et sa grand-mère, et ses amis. Elle ne voulait pas voir Berlin, et ses rues bruyantes, ou même son stupide, stupide collège de péteux avec un milliards d’élèves dedans. Pourquoi est-ce que son père ne pensait jamais qu’à lui ?

Animée d’un mélange de rage et de dépit, elle replie ses jambes contre elle, et donne un violent coup de pied dans le dossier du siège de sa belle-mère. Janet pousse un petit cri, de surprise, ou peut-être de douleur – elle se surprend même à l’espérer, depuis le fond de sa rancune – et son père se retourne pour se mettre à crier à son tour, sa grosse voix envahissant tout l’habitacle.

« MAINTENANT ÇA SUFFIT ! »

Il a parlé en japonais, et rien que ça, ça suffit à faire taire Yoko, qui se pétrifie dans son siège.

« On en a déjà parlé mille fois, et je ne reviendrais pas sur ma décision. Je vais ouvrir mon restaurant. Epouser Janet, et puisque ton grand père n’est pas capable de comprendre ça, nous allons vivre à Berlin. Si tu as des doléances, c’est à lui qu’il faudra les adresser. » Il revient coller ses yeux à la route, alors que ses mains burinées blanchissent sur le bord du volant. Un large soupir s’échappe de ses narines, le faisant ressembler à un taureau furieux, puis il reprend, d’une voix un peu plus calme, mais parfaitement inflexible. « Tu reverras tes grands parents pour les vacances scolaires si tu le veux. Mais tu es ma fille, et tu vivras sous mon toit. Alors maintenant tu vas te calmer, et je ne veux plus rien entendre ! »

Croisant les bras d’un geste rageur, Yoko s’enfonce dans son siège, remontant ses jambes contre elle, et, face à ce qui lui semble être la plus grande injustice de ce monde depuis la mort de sa mère, elle pleure, encore et encore, et ne dit plus un mot jusqu’à la fin du trajet.




Berlin, Allemagne (2008)

« Le collège, c’est horrible. »

Yoko est allongé sur son lit, au milieu d’un joyeux bordel de vêtements sales, de paquet de chips presque vides, et de feuilles de cours. Elle a posé le combiné du téléphone sur la couverture, tout près de son oreille, pour y entendre grésiller les questions timides de sa grand-mère, qui prend de ses nouvelles.

« Cette année, ils m’ont mis dans la quatrième F. C’est là où ils mettent tous les nullos qui ont redoublé. C’est Ludwig qui me l’a dit… Non… Non c’est un sale con, Ludwig. Mais j’crois qu’il a raison en vrai. J’suis une nullos dans une classe de nullos. Non. Même, c’est pire, parce que même les nullos ils veulent pas être mes amis… »

Elle ne l’appelle plus tous les jours, à présent. Seulement le samedi soir. Et parfois le mercredi, quand son père n’est pas à la maison, et qu’elle est vraiment triste. A chaque fois, la vieille dame fait preuve d’une patiente empathie, écoutant la jeune adolescente lui déverser son flot de misères quotidienne.

« Janet elle dit que ça va venir, mais moi j’la crois pas. Ils se moquent tous de mon accent. Et ils m’appellent Mulan ! Mulan ! Elle est même pas japonaise, Mulan, c’est n’importe quoi ! Au moins chez vous j’connaissais tout le monde. Ils étaient gentils… »

Un soupir lourd comme le monde s’échappe de sa poitrine, et elle ferme les yeux un instant. Elle avait l’impression que sa tête allait exploser partout. Ça durait longtemps l’adolescence ? Parce que si la vie c’était comme ça pour toujours, elle pourrait jamais le supporter, c’était sûr. Tendant le bras pour attraper le manche de son ukulélé, posé sur sa table de nuit, elle vient le presser contre son cœur, et laisse ses doigts glisser entre les cordes dans une recherche à demi consciente de réconfort.

« Hé, mamie… J’ai appris à faire une nouvelle chanson, avec le ukulélé que Janet m’a acheté. Tu veux l’écouter… ? C’est en anglais… »



Berlin, Allemagne (2010)

« Hé, Yoko, il est vraiment chouette, ton T-shirt, aujourd’hui ! »

L’adolescente se fige, une main sur son casier, l’autre serrée autour de la bretelle du sac qu’elle s’apprêtait à y ranger pour aller déjeuner. Ses yeux s’écarquillent légèrement, alors qu’elle reconnaît la voix de Susan Beckers, et, prenant une longue respiration, elle se remet en mouvement. Elle jette son sac à l’intérieur de son casier avec un bruit sourd, et vient jeter un œil sur le groupe de jeunes filles, qui marchent dans sa direction, quittant le couvert de la porte métallique.
« Qu’est-ce que tu veux, Susan… ?
- Bah… rien de particulier ? Je voulais juste te complimenter. C’est vrai, j’aime vraiment bien ton look aujourd’hui. » Autour d’elle, les trois adolescentes à l’allure plutôt soignée, acquiescent, des sourires bienveillants sur les lèvres. « Tu vas déjeuner ? »
Yoko reste complètement hébétée, devant le spectacle qui se joue devant elle, partagée entre son incrédulité, sa méfiance, et la peur de dire la mauvaise chose, et de faire s’écrouler le fragile semblant de trêve que l’univers semblait avoir jeté dans sa direction.
« Euh… oui
- Tu veux venir avec nous ? »
La question résonne dans l’esprit de la jeune asiatique, qui contemple ses pairs avec des yeux ronds comme deux billes. Elle reste silencieuse un moment, terrassée d’incrédulité par la bienveillance sincère qu’elle peut voir briller dans les yeux de Susan.
« C’est… une blague, ou un truc comme ça… ?
- Bah non, pourquoi on ferait un truc pareil ? » Nouvelle approbation silencieuse de la part de sa clique. « T’es une fille sympa !
- Mais Susan, tu me détestes… Tu t’en souviens pas… ?
- De quoi ? Mais absolument pas, qui a été te mettre cette idée en tête ?
- Bah c’est toi… »
Soudain, Susan s’immobilise, et Yoko retient sa respiration. La jeune pimbêche plisse légèrement des yeux, pour la dévisager, et pendant un court instant c’est comme si elle la voyait pour la première fois. Le phénomène semble se propager, d’une tête blonde à une autre, dans le petit groupe de filles qui s’était formé devant son casier, et bientôt tout le monde la regarde bizarrement.
Finalement, Susan reprend ses esprits, secouant doucement sa tête, puis, relevant un regard d’un bleu glacial en direction de la jeune asiatique, la bouscule d’une main, pour la renvoyer contre les casiers, et reprend sa route comme si rien ne s’était passé.

« Ugh. Barre toi de là, Yoko Tsuno ! J’ai autre chose à foutre que de te regarder baver. »

Les filles s’éloignent dans le couloir, laissant derrière elles une Yoko particulièrement déconcertée, qui appuie son dos, puis l’arrière de sa tête contre le métal froid des casiers, en se demandant ce qui avait bien pu fondre momentanément dans la petite cervelle de Susan Beckers pour qu’elle se mette en tête que ce genre de petites mises en scène étaient un tant soit peu drôles.




Extrait de conversation Skype entre Yoko Ogawa et Stephen Aschenbrenner (2012)

DokoYoko (23:17) : Non, sérieux, Stephen. J’vais pas y arriver.
Kraftwerk70 (23:17) : Arrête ton char, tête de cul. T’es prête. Tu l’sais.
DokoYoko (23:17) : D’où j’suis prête ?
DokoYoko (23:17) : On parle de l’Abitur, là. Le vrai truc. Le diplôme
Kraftwerk70 (23:18) : Y’a plus de 80% de réussite, à l’Abitur. Calme ta face !
DokoYoko (23:18) : Oui et le 20% qui reste, c’est les quiches comme moi, oui !
Kraftwerk70 (23:19) : Le plus dur c’était d’avoir ton année, le reste c’est dans la poche !
DokoYoko (23:19) : N’importe quoi.
DokoYoko (23:19) : En plus on a deux épreuves à l’oral. J’fais quoi si ‘‘ça’’ s’produit en plein oral, hein ?
Kraftwerk70 (23:20) : ‘‘Ça’’ va pas s’produire.
DokoYoko (23:20) : T’en sais rien.
Kraftwerk70 (23:20) : J’sais que c’est dans ta tête, ces trucs-là. Et tu l’sais aussi.
DokoYoko (23:21) : …
Kraftwerk70 (23:21) : Il faut juste que tu te sorte ce truc de ta grosse caboche, c’est tout !
DokoYoko (23:21) : Mf.
DokoYoko (23:21) : Laisse tomber…
Kraftwerk70 (23:22) : Tu m’fais chier à la fin. J’te dis que t’es prête. C’est qui le responsable des travaux finis, dans cette amitié, hm ? C’est bibi. C’est moi qui t’ai fait réviser. Et je te l’dis : t’es. Prête. Maintenant arrête de m’casser les couilles.
DokoYoko (23:22) : …
DokoYoko (23:22) : Bon si tu l’dis.
Kraftwerk70 (23:23) : J’le dis.
DokoYoko (23:23) : T’es con, merde.
Kraftwerk70 (23:23) : C’est pour ça que tu m’aimes.
DokoYoko (23:24) : Gnagna…
DokoYoko (23:27) : Il va falloir que j’te laisse, par contre. J’dois aller aider à la plonge, ce soir, et j’veux pas finir trop tard.
Kraftwerk70 (23:28) : Je maintiens que c’est de l’esclavage, moi. Dis à ton père que faire travailler des enfants asiatiques gratuitement dans son restaurant, c’est très mal vu par tout un tas de conventions et de lois, tout ça.
Kraftwerk70 (23:28) : La veille de ton premier jour d’examen en plus…
DokoYoko (23:27) : Ouais, hein ? C’est vraiment tout naze. Mais Marius a la crève alors…
Kraftwerk70 (23:28) : Si Marius à la crève…
Kraftwerk70 (23:29) : Bon alors j’viendrais te chercher, demain, okay ?
Kraftwerk70 (23:29) : Au cas où t’as besoin qu’on te rappelle à quel point tu vas gérer pendant qu’on y va.
Kraftwerk70 (23:30) : Oublies pas de te lever, hein ? ;P
DokoYoko (23:32) : Oui, oui… ça va aller…
Kraftwerk70 (23:32) : Heh. On sait jamais, avec toi… T’en serais capable.
DokoYoko (23:33) : Ferme ta p’tite bouche, Steph.
Kraftwerk70 (23:35) : Héhéhé…
Kraftwerk70 (23:35) : Bon, à demain tête de cul.
DokoYoko (23:35) : Ouais, toi aussi, face de gland.



Bar « Le Fidèle Compagnon », Berlin, 2013

« Va-t’en Stephen. »

Yoko a les larmes aux yeux. Elle est appuyée à la porte des minuscules toilettes d’un bar pourri de Kreutzberg, elle est débraillée, à moitié terrifiée, et sa gorge est nouée d’une affreuse boule d’angoisse qui ne veut pas partir. De l’autre côté de la porte, il y a Stephen. Lui non plus ne veut pas partir. Pourtant ce n’est pas faute de le lui avoir demandé.
« Mais Yoko, explique-moi au moins ce qui se passe…
- Tu sais TRES BIEN ce qui se passe.
- Non, vraiment pas. Je sais vraiment pas. Alors explique moi, j’t’en prie… Qu’est-ce que j’ai fait ? J’comprends pas, on était bien, non… ? »
D’un geste rageur, elle essuie les larmes sur ses joues dans la manche de son pull. Elle peut entendre le ronronnement du bar, encore probablement bondé, derrière elle, de l’autre côté de Stephen et de cette foutue porte. Rien que l’idée de tout ce qu’il va lui falloir retraverser pour sortir d’ici lui donne le tournis. Ou peut-être que c’est l’alcool… non… Elle n’a même pas tant bu que ça ; Stephen ne lui en a pas laissé le temps.

Dire qu’ils étaient venus ici pour la consoler d’avoir foiré en beauté sa première année d’école d’hôtellerie…
« Non Stephen ! On n’était pas bien ! Je t’ai dit que j’étais pas bien, et que ça me mettait mal à l’aise, et t’as insisté. T’as… T’as insisté. Je t’ai dit non, et t’as quand même essayé de…
- Mais qu’est-ce que tu racontes, tu m’as jamais dit… T’étais souriante, et tu flirtais avec moi ! Tu…
- Non ! Non ! Arrête de mentir !
- Mais j’mens pas, arrête, c’est ce qui s’est passé. A aucun moment t’as eu l’air… »
La voix de Stephen déraille un peu, de l’autre côté de la porte, et le cœur de Yoko se serre violemment dans sa poitrine, alors qu’elle commence lentement à comprendre ce qui venait de se passer. Sans voix pendant de longues secondes, elle se laisse glisser le long de la porte, pour s’y rouler en boule, avant de reprendre, en se cachant le visage dans les mains.
« Putain Stephen… C’était pas moi… C’que t’as vu c’est… C’était "elle"… C’était "l’autre". C’est ça, dont j’te parlais.
- De quoi… ?
- Putain de merde, Stephen… C’était pas moi, c’que t’as vu. J’étais pas souriante. J’flirtais pas, moi. T’es un mec bien… j’crois. Mais j’t’ai jamais considéré comme autre chose qu’un ami, Steph…
- Mais… Mais non ? J’l’aurais su, si ça n’avait pas été toi. Raconte pas n’importe quoi ! "Ça", c’est…Toi et moi on sait très bien que c’est dans ta tête, toutes ces histoires ! Je sais c’que j’ai vu ! J’aurais jamais… j’aurais jamais… si… Non !
- Stephen…
- Tu t’fous de moi ! Tu t’fous de moi, hein ? J’t’ai pas… J’t’ai pas… T’as un gros problème, dans ta tête, Yoko. Et c’est pas la peine de tout balancer sur moi comme ça ! Moi j’ai toujours été là pour t’aider, et toi… Toi tu m’sors ça ? Merde, Yoko…
- Putain, Steph, t’es vraiment trop con…
- C’est pas d’ma faute si t’as raté ton année, Yoko…
- Mais ça n’a rien à voir, pourquoi tu mélanges tout, comme ça…
- C’est toi qui mélange tout ! Tu fais chier ! J’en ai marre de m’faire balader par tes problèmes. C’est toujours la même chose !
- Mais…
- C’est bon, j’en ai marre. T’as dépassé les bornes. J’ai pas besoin de ça…
- Stephen…
- Va voir un psy, ma vieille. Moi j’en ai marre de jouer à ça ! »
Elle entend ses pas résonner, un peu, dans le couloir, avant de se fondre totalement au brouhaha lointain du bar. Elle noue ses petits doigts dans la noirceur de ses cheveux, les yeux tout gonflé d’avoir trop pleuré, et le cœur déchiré en mille morceaux. C’est terminé. C’est terminé. Peut-être que ce soir, elle a perdu un de ses meilleures amis…

Tout ça à cause d’ "Elle"…




Répondeur téléphonique d’Aminata Diakité (2014)

« Hey… C’est moi. Désolé, il est… tard. Tu dois probablement dormir. Je sais pas qui d’autre appeler, je… J’ai besoin. De vider mon sac, tu vois ? Je… J’ai eu mes résultats, aujourd’hui… Enfin hier, maintenant… Et… Enfin c’était pas une grande surprise. Pour moi en tout cas. Mon père, lui, il a eu tellement l’air de tomber des nues… Je sais pas comment il a pu ne pas voir à quel point c’était couru d’avance. Je veux dire, j’ai vraiment essayé, cette fois, mais… »

Elle renifle, doucement, passant une main sur sa joue pour y essuyer une larme vagabonde, rappelée au front par les tremblements de sa voix.

« P’t’être que c’est juste pas fait pour moi. Que… C’était pas vraiment ce que je voulais. Je… J’me disais… J’peux pas tout mettre sur le dos de… ça, pas vrai ? Même si ce truc est une véritable plaie. J’crois… J’crois que c’est pas juste ça, sinon je m’en sortirai… J’crois que… j’crois que ça vient de moi. Que j’suis pas à ma place. » Elle marque une légère pause, se mordant méchamment la lèvre « Qu’est-ce que je suis allée faire là-dedans, de toute façon, pas vrai… ? Hm. Donc... J’ai pas ma deuxième première année. Si t’avais pas déjà deviné au son de ma voix. Et c’est hors de question que je la retente une troisième fois, alors… »

Elle a du mal à empêcher sa voix de vaciller, rattrapée par toutes les émotions qu’elle avait ignorées comme elle pouvait jusque-là. Serrant ses doigts autour de son téléphone, le dos appuyé contre le mur glacé du hall principal de la gare routière, elle prend quelques secondes pour écraser les sanglots au fond de sa gorge avant de reprendre.

« Je sais pas où j’en suis. Mon père comprend pas du tout. Janet… Janet je crois qu’elle serait bien contente que je disparaisse de leur vie. Elle fait comme si de rien n’était mais… J’crois qu’elle me voit juste comme un… un boulet. Ou une incapable. Elle m’a proposé de me former pour servir en salle. Un genre… d’apprentissage ? Mais t’aurais vu sa tête… Je… J’ai pas pu. Accepter. Mon père s’est énervé, moi aussi… J’te jure j’ai cru revivre leur dispute, avec Papi…  Sauf que j’étais mon père, et que lui… Bref. C’est la merde. J’peux plus rester là-bas. Je… Non. Je veux plus rester là-bas, ouais… » Un long soupire s’échappe de sa poitrine. « J’ai fait mon sac, et je me suis barré à la gare routière. Je… J’vais aller chez ma grand-mère, quelque temps. Faut que je fasse le point, je crois. Que je trouve une direction dans laquelle aller, parce que là… là j’ai juste l’impression de… Foncer dans le même mur, encore et encore. Voilà… »

Les yeux encore brûlants d’avoir pleuré, Yoko décolle un instant son portable de son oreille, pour regarder le nom d’Aminata, qui apparaît encore en grosse lettre sur l’écran, juste au-dessus du décompte de temps qui lui indique la longueur de son message vocal. Elle soupire. Il fallait qu’elle économise son crédit. Et sa batterie. Il lui restait encore quelques heures, avant le départ du premier bus, et l’idée de se retrouver parfaitement seule avec ses idées noires ne l’enchantait pas particulièrement.
Finalement, elle décide de terminer là son message, rapprochant le téléphone de ses lèvres pour conclure, la voix encore oppressée par les sanglots.

« Pardon encore une fois, je sais que tu travailles demain matin alors… Mais j’ai fait ton numéro par réflexe… Et… Si… si t’entend ce message, et que t’es réveillée, rappelle-moi ? Sinon… Sinon c’est pas grave. On se parlera demain. »



Spreenhagen, Allemagne, 2015
« Tu sais j’ai rencontré Madame Altman au marché ce matin.
- Ah oui ? Elle va bien ?
- Oh, elle va comme elle peut, tu sais, à son âge…
- Tu exagères, elle a quoi… à peine 70 ans ? Regarde, toi, t’en as cinq de plus et pourtant tu gambades comme un cabri !
- Mmh… » Sa grand-mère sourit doucement, une petite lueur de malice brillant dans le coin de ses petits yeux plissés. « Elle m’a demandé de tes nouvelles, en tout cas.
- Oh. Et qu’est-ce que tu as répondu ?
- Que tu allais comme tu pouvais. »
Yoko éclate de rire, refermant le livre qu’elle tenait pour le poser sur son ventre, et replie vers elle les jambes qu’elle avait étendu sur le canapé, pour permettre à sa grand-mère de s’asseoir.
« Oui, c’est vrai qu’à mon âge…
- C’est mal de se moquer de la vieillesse, petite puce.
- Mais je n’me moques pas… »
La main de la vieille femme vient lui ébouriffer les cheveux, et elle pouffe, encore, doucement, se tortillant pour venir s’asseoir normalement à côté d’elle. Ses doigts, eux, se sont mis à lisser nerveusement la tranche de son livre, dont le titre attire les yeux de sa grand-mère.
« C’est un livre de…
- De grand-père, oui. Je l’ai trouvé dans le bureau. Je… je cherchais l’inspiration.
- Hmm… Oui, ça fait bien longtemps que je n’ai pas été faire le ménage, là-bas. Il y a encore beaucoup de désordre…
- Ça ne fait rien. C’est normal. Elle est… pleine de lui, cette pièce.
- Parfois, certaines nuits, j’ai l’impression d’entendre encore sa chaise faire grincer le parquet. Mais ce n’est que la maison qui respire.
- Il me manque beaucoup…
- A moi aussi, ma puce. A moi aussi… »
Un silence étrange, passe, dans la pièce, alors que les deux femmes, jeune et vieille, contemplent ensemble la poussière danser dans la lumière de la fenêtre.
« Tu sais, on pourrait… y mettre un peu d’ordre. Tu aurais un endroit où travailler…
- Oh, mamie, je ne sais pas si je pourrais…
- Un écrivain a besoin d’un bon espace, tu sais ? En restant à travailler dans ta chambre d’enfant… Ce n’est pas comme ça que tu nous écriras un chef d’œuvre, pas vrai ? Et puis tu vas te faire mal au dos.
- Tu exagères…
- Non, vraiment. Puisque tu restes, alors il te faut un bureau. Et ça fera du bien à cette pièce, d’être habitée à nouveau, de toute façon, tu sais… ?
- Hm… Bon. Si tu le penses vraiment… Je t’aiderai à faire le ménage demain matin, dans ce cas… »





« À propos » de la chaîne youtube YokoDoko, les Internets (2016)

« Il y a beaucoup de choses que j'ignore, dans cette vie.

Par exemple : Je ne sais pas qui tu es, ou pourquoi tu es là. Si je t'intrigue, ou si je t'insupporte, ou même si tu es quelqu'un de ma famille, curieux de savoir ce que je fais de ma vie.

Je ne sais pas ce que je fais de ma vie. Ma grand-mère me pense écrivaine. Comme mon grand père. J'écris, un peu, mais je ne crois pas que j'aie un véritable talent pour la chose. Je préfère raconter. Montrer. Bricoler...

Je sais pas trop où j'en suis, où je vais... A vrai dire je ne saurais pas bien vous décrire cette chaîne non plus. Elle existe, et j'y met des trucs. Des trucs que je fais. De la musique, des réflexions, des vlogs, des choses que je trouve un peu intéressantes. Personnellement, je la vois un peu comme un genre de journal intime, pas vraiment intime. Tout ce que je sais c'est que j'ai besoin de laisser sortir tout ça, et d'en faire quelque chose de vaguement joli. Un récit de mes errances mentales, mais... Esthétique. Formaté. Peut-être qu'on pourrait appeler ça comme ça, en fin de compte ; un étrange journal vidéo.

J'aime la musique, la poésie, l'humour, la douceur, l'absurde, et... tout ce qui touche de près ou de loin au paranormal. Ma vie est un peu paranormale, quand on sait où regarder. Peut-être que ça peut vous donner une indication des choses que vous rencontrerez ici, si vous décidez d'errer ici avec moi...

Dans tous les cas, bienvenue… »




hors-jeu


+ Comment avez-vous découvert le Forum : J’ai supplié pour son existence et les Dieux m’ont entendus.

+ Avez-vous des conseils/des remarques le concernant : Juste beaucoup de bisoux...

+ Votre disponibilité (moyenne) : Hahahaha… haha… ha… hm.
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MessageSujet: Re: Ogawa Yoko (Terminée)   Ven 18 Nov - 16:08

Ouaiiiiiiiiiiiiiiis !!!!!

Quelqu'un d'autre !

♥♥♥
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MessageSujet: Re: Ogawa Yoko (Terminée)   Sam 19 Nov - 10:55

Eh bien, c'était long mais très agréable à lire. Toujours un plaisir de souhaiter la bienvenue à une si vieille **** connaissance. ^^

Le pouvoir, tel que discuté sur Skype, ça me va. Très bien amené dans la fiche, sans qu'on en sache trop.

Bon jeu à toi !
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Ogawa Yoko (Terminée)

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